WIKI Manifeste Santé-Environnement

Projet de Manifeste Santé-Environnement

Convergences / QG Zazalé

Nous sommes porteurs d’un projet pour La Réunion qui défend une agriculture ancestrale, comme dann tan lontan, 100 % biologique, locale et paysanne, renforcée par les connaissances scientifiques actuelles du vivant, et non une agriculture industrialisée qui tue le vivant et les emplois.

Nous voulons une agriculture résiliente face aux défis du changement climatique déjà perceptibles et à venir, une agriculture porteuse d’intégration sociale, avec des agriculteurs mieux considérés et mieux rémunérés pour un avenir respectueux de notre environnement. L’alimentation est à la fois notre survie et notre santé, elle participe à notre bien-être. La nature est notre foyer.

Pour l’autonomie alimentaire durable à La Réunion

Nous voulons agir pour :

  1. L’établissement d’un Plan stratégique global : Soutenir la mise en place d’un Plan stratégique global pour atteindre l’autonomie alimentaire durable et pour mobiliser les citoyennes à participer au soutien à une agriculture 100% biologique, locale et paysanne pour tous et au juste prix.Ce plan devrait être débattu lors d’une table ronde en novembre-décembre 2020avec les élus, les institutions qui ont tous répondu favorablement pour leur participation à ce rendez-vous dans le cadre d’un questionnaire qui leur a été envoyé par Oasis Réunion, et, avec la population (Assemblée citoyenne proposée)

  2. Le respect strict de la Loi Egalim pour une restauration collective en produits locaux et bio
    Faire appliquer la Loi Egalim à La Réunion dans la restauration collective sur la base des chiffres inscrits dans la loi, sans restriction locale, soit 50%en produits locaux dont 20%en bio d’ici 2022, et atteindre les 15% de surfaces agricoles utiles cultivés en bio requises par la loi.

  3. L’établissement de Régies communales agricoles
    Inciter les municipalités à créer des régies communales pour la transition écologique qui peuvent s’inspirer d’exemples existants qui ont fait leur preuve avec des innovations et des adaptations locales.

  4. La libération du foncier agricole
    Débloquer des terrains pour permettre la mise en œuvre de l’autonomie alimentaire durable (objectif quantitatif et qualitatif) en priorisant la culture vivrière diversifiée.

  5. La priorité aux besoins locaux et à une agriculture paysanne
    Substituer une économie de comptoir sur la base de subventions aux exportations et productivisme par une production répondant aux besoins locaux par des exploitations paysannes et bio.

  6. Le développement de l’emploi local dans la filière agricole
    Développer l’emploi local par ce nouveau mode de production agricole.

  7. Le développement des circuits courts du producteur au consom’acteur
    Faire le choix de la distribution par les circuits courts type AMAP et autres ventes directes.

  8. Le changement des modes alimentaires
    Influer sur les modes alimentaires pour une meilleure prise en compte des produits locaux et ancestraux.

  9. Le développement de la plantation de riz
    Agir pour le développement de plantations de riz autant que faire se peut parallèlement à la perspective de l’évolution des modes alimentaires

  10. « Planté pou manzé »
    Planter partout où c’est possible (sur les espaces publics …) et développer l’accès à la terre pour tous ceux qui ne sont pas agriculteurs et qui n’ont pas de terrains personnels sur le principe des jardins partagés. Pour une politique agricole locale volontariste permettant à chacun de s’engager vers la production et la consommation bio.


Ces dix points nécessitent la mise en œuvre d’une politique agricole locale volontariste ayant pour objectif une agriculture 100% bio, locale et paysanne pour une alimentation saine et durable et doit permettre à chacun de s’engager.

Concrètement, cette politique doit se traduire dans un premier temps par :

  • la libération de fonciers suffisants à un coût accessible permettant l’essor de l’agriculture bio

  • la mise en place de projets de fermes en polycultures et élevage, de préférence collectives pour mutualiser les forces, les savoirs, les équipements … afin de produire de façon biologique en quantité suffisante

  • la mise en place de régies agricoles communales(par la volonté politique des communes) pour alimenter les cantines scolaires avec notre propre agriculture et respecter entièrement la loi EGALIM.

  • le développement de la production de légumes et fruits traditionnels, ou localement adaptés, et de la culture du riz.

  • une évolution de nos habitudes alimentaires.Ce projet en faveur d’une autre agriculture pour une alimentation saine et durable ne peut se mettre en place sans un objectif affirmé d’égalité sociale, le bio ne doit plus être réservé à une minorité qui en a les moyens. L’accroissement sensible de production agricole bio, la généralisation des circuits courts, la restauration collective doivent permettre de populariser les produits bio par un accès au juste prix pour les consommateurs et producteurs.

Pour un programme de santé publique respectueux de notre environnement

La Réunion possède un savoir-faire ancestral au niveau des plantes médicinales.L’autre politique agricole que nous portons pour La Réunion doit l’inclure et le développer. La mise en valeur de cette médecine par les plantes permettra une meilleure prise en charge de chacun face à son bien-être et à la maladie, et face à la médecine conventionnelle peu orientée vers la prévention et la prise en compte du patient dans sa globalité. L’emprise de l’industrie pharmaceutique pourra ainsi également en être diminuée.Ce choix peut être aussi une source de développement économique et de création d’emplois.

Pour une eau préservée et de meilleure qualité

Le réseau d’approvisionnement en eau de La Réunion est souvent mal entretenu et des pertes sont fréquentes du captage au lieu de consommation. Les régies communales pour l’eau sont à généraliser pour éviter que les profits financiers des transnationales de l’eau prennent le pas sur l’intérêt général concernant le tarif de l’eau et la préservation de la ressource.La distribution de l’eau à usage d’arrosage et à usage domestique doit être distinguée pour éviter les gaspillages en matière de traitement.La qualité de traitement de l’eau doit être améliorée.

Les modes d’actions

  • Sensibiliser et montrer qu’une autre façon de concevoir l’agriculture et l’implication de la population avec la production agricole est possible, heureuse et nécessaire.

  • Dénoncer l’hypocrisie et les défaillances de notre système économique et politique, les monopoles et l’enrichissement des uns au détriment des autres et de notre environnement

  • Faire pression et accompagner les changements à tous les niveaux

  • Créer de la solidarité et aider les agriculteurs et distributeurs par circuits courts à relever le défi.

À tous les zazalé-ens qui ont participé à l’élaboration à cette ébauche de manifeste pour la santé et l’environnement, merci de continuer à le modifier, de l’amender, de le compléter pour finaliser ce document …

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ps: pour ma part, je le trouve presque déjà finalisé. Sa lecture est agréable et elle révèle à un instant t ce que des citoyens réunionnais souhaitent pour le meilleur de leur île. Si tel est le cas, un bouton de Vote peut permettre « d’acter » le document et le basculer en état final.