Une espèce à part (intégrale) | ARTE

L’Homme ( l’Humanité) se pense champion en tout, c’est faux. Il peut, cependant, avoir raison sur un combat : il vise à être l’espèce qui relèvera le défi de rester le moins longtemps sur terre ! En cela, il est sur le point de réussir ! S’il réussi, ce sera, véritablement, un vrai champion !

Une espèce à part (intégrale) | ARTE

De l’infiniment grand à l’infiniment petit, cette série d’animation observe l’humanité à la loupe et replace l’Homme dans un univers dont il n’a jamais été le centre. De l’univers aux gènes, des écosystèmes au corps humain, chaque épisode nous permet d’appréhender des grandeurs et concepts difficilement imaginables par notre cerveau. Prenez quelques minutes pour contempler l’univers de l’extérieur de notre nombril !

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Merci @alainmouetaux pour tous ces documents partagés, ici même ou par email !

Et pour celui-ci en particulier : de l’insignifiance de l’espèce humaine. Il est bon, parfois, de relativiser.

Merci Jérôme pour ton résumé saisissant de concision :

Tout est dit. Grâce à lui, je me peux me dispenser de regarder ce documentaire avec lequel je suis en radicale opposition en raison de la perspective naturaliste et, donc, réductrice du phénomène humain qui, à mes yeux, ne peut se réduire aux plates analogies que j’ai pu entendre avec l’échantillonage rapide auquel j’ai procédé.

C’est tout à fait ce à quoi la secte maçonnique entend éduquer l’humain : à une vision complètement horizontale et matérialiste de lui-même…

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Il est vrai que dans le discours répété par le documentaire « l’être humain est fantastique … oui mais … finalement, il est insignifiant », on en vient à relativiser les problèmes quotidiens et à se détacher, à laisser faire. C’est aussi le discours que pouvait tenir l’Église catholique en rabâchant « Vous êtes malheureux dans cette vie mais vous serez éternellement heureux au Paradis » ; ou encore l’école républicaine : « Vous êtes malheureux dans cette vie, mais si vous travaillez bien dans deux ou trois générations, vos descendants seront heureux ».

Dans tous ces cas de figure, on renonce à la résistance et à l’action. Ce qui profite bien évidemment aux personnes qui profite du pouvoir et du confort matériel aujourd’hui.

Tu écris

Pourtant, la secte maçonnique parle de l’Être Suprême et (même en inversion des valeurs) fait énormément de références à la tradition judéo-chrétienne. Vincent Peillon, ex-ministre de l’Education, et chercheur, lui-même franc-maçon et juif, parle de la « laïcité » comme une « religion républicaine » (historiquement,c 'était présenté ainsi).
Quant à l’horizontalité, je ne pense pas qu’on puisse l’associer à cette secte aux 33 degrés très verticaux.

Mais je peux me tromper, étant profane moi-même.

PS : J’ai tout de même eu l’info comme quoi Ronkozé était lu assidument par plusieurs « frères » qui pourtant ne communiquent/commentent pas.

Au 33e degré de la secte maçonnique, on découvre qu’elle est au service de Satan, le « prince de ce monde », donc le maître de… l’horizontale. Autrement dit les degrés maçons t’enferment dans l’horizontale, ils sont les cercles de l’enfer de Dante.
Ta vision de l’Eglise est celle que la franc-maçonnerie a fabriquée et entretenue depuis presque trois siècles. Elle est complètement fausse. Peillon était intéressant dans sa profession de foi maçonnique. On voyait bien que l’objectif a toujours été la décapitation de l’Eglise (après celle du roi !).

J’ai écouté, entre autres, Stéphane Blet qui a dû s’exiler en Turquie pour avoir parlé de ces choses-là. J’ai également lu des articles disant que « tous les francs-maçons ne sont pas satanistes mais que tous les satanistes sont francs-maçons ».
Pourtant, je ne vois pas d’horizontale là-dedans. Même dans la représentation de l’Enfer, il y a une hiérarchie; Satan au sommet.
Mais peut-être ne définit-on pas l’horizontalité de la même manière.
Je suis ouvert à de plus amples explications.

Effectivement, j’ai une mauvaise image de l’Église en tant qu’institution, mais que je distingue de la croyance personnelle des individus.
Je t’en prie, partage ta vision de l’Église puisque tu dis que la mienne est fausse. Je peux me tromper. Peut-être n’ai-je pas assez diversifié mes sources.
Cela m’est arrivé sur d’autres sujets, après tout.

C’est juste une manière de voir sur laquelle il faut s’accorder et sur laquelle j’aurais dû d’emblée être plus explicite.
La hiérarchie en ce bas monde, tu me l’accorderas, s’actualise à l’horizontale. C’est par la distance horizontale qu’on a obligation de respecter qu’on reconnaît le statut d’un personnage. C’est ça ce que je veux dire : comme Babel, la pyramide maçonnique la plus haute qui soit appartient INTEGRALEMENT à ce bas monde, elle appartient à l’horizontale, quelles que soient les gradations qu’on prétend y construire. Vu du Ciel tout ça est plat ou, pire, s’enfonce sous terre :wink:

Ma vision de l’Eglise est très simple : comme l’étymologie grecque l’indique, il s’agit de l’assemblée des hommes croyants qui, en tant qu’hommes ont tous les défauts qu’on voudra et peuvent faillir de mille manières de sorte que, oui, on pourra trouver mille défauts ou fautes dans l’Eglise MAIS ce qu’il importe de voir c’est que si nous sommes aussi polarisés sur ses défauts depuis quelques siècles et maintenant plus que jamais, c’est parce qu’elle est persécutée par ses ennemis de toujours qui, grâce au pouvoir de la finance, sont devenus non seulement conseillers des princes mais aussi, grâce à leur contrôle des médias, mais aussi des milieux académiques (tellement dépendants des financements) princes de la propagande anti-chrétienne, saisissant toutes les occasions d’avilir, condamner, diviser, vandaliser, piller et détruire… la chrétienté dans son ensemble (l’obstacle au Nouvel Ordre Mondial) et l’Eglise en premier chef.
En fait, pour faire très simple, ceux qui ont crucifié le Christ il y a deux mille ans, sont en train de crucifier son Eglise maintenant, la boucle est en train de se boucler, c’est pour ça que nous rentrons dans l’Apocalypse : les « choses cachées depuis la fondation du monde » (René Girard ;-)) se révèlent !

:face_vomiting:
Alors ça c’est de l’antijudaïsme décomplexé…

l’antijudaïsme – c’est-à-dire l’hostilité d’inspiration religieuse chrétienne à l’égard du « peuple déicide » (l’expression, apparue au xixe siècle, désigne le peuple juif comme « meurtrier de Dieu », lui imputant la condamnation et la crucifixion de Jésus-Christ) qui a caractérisé la période médiévale et moderne
https://www.reseau-canope.fr/fileadmin/user_upload/user_upload/notion_antisemitisme.pdf

Franchement, si ta notion de l’espèce humaine « éveillée », qui aspire à la « verticalité » passe par la haine ( des juifs, des franc-maçons), je me contente volontiers de la place d’une petite espèce insignifiante dans l’univers, horizontale et matérialiste.

Merci Domie pour ta réaction qui, peut-être ne l’as-tu pas vu, illustre parfaitement ce dont je parlais, à savoir, les réflexes antichrétiens instaurés par la République maçonnique depuis deux siècles.

Les esprits ont été inlassablement formatés afin de croire à ce que tu écris et, donc, à adopter constamment la posture accusatrice et mensongère dont je parlais vis-à-vis de l’Eglise.

L’accusation est mensongère car l’Eglise s’interdit absolument la « haine » contre qui que ce soit, y compris les juifs, cela va de soi. Elle n’est jamais revenue sur la position prise par le pape Grégoire 1er au 6e siècle et formalisée par la bulle « Sicut Judaeis » de Calixte II qui stipule que les juifs ont seulement à respecter la loi et qu’il ne doit leur être fait aucun mal par les chrétiens, notamment ils ne doivent pas être forcés d’adopter cette foi comme on peut le lire dans cet extrait :
" De même qu’il ne doit pas être permis aux juifs d’oser, dans les synagogues, outrepasser ce qui est permis par la loi, de même ne doivent-ils souffrir aucun tort dans ce qui leur a été concédé. C’est pourquoi, même s’ils préfèrent demeurer dans leur raideur plutôt que de comprendre les paroles cachées des prophètes et reconnaître la foi chrétienne et le Salut, parce que néanmoins ils demandent Notre défense et aide, attachés à la bonté de la piété chrétienne de Nos prédécesseurs d’heureuse mémoire, les pontifes romains Calixte et Eugène, Nous acceptons leurs pétitions et leur accordons le bouclier de Notre protection. Nous décidons donc qu’aucun chrétien ne les force à venir au baptême contre leur gré et leur volonté. Mais celui d’entre eux qui fuira vers les chrétiens pour cause de foi, après que sa volonté aura clairement été établie, qu’il soit fait chrétien sans aucune calomnie. On ne doit pas croire qu’il y a de vraie foi chrétienne pour celui qui n’est pas venu spontanément au baptême des chrétiens, mais dont il est connu qu’il y est arrivé contre son gré. Qu’aucun chrétien n’ose les blesser, les tuer, ou leur prendre aucun argent sans que cela résultât du jugement d’un magistrat des lieux, ou modifier les coutumes qu’ils avaient dans la région dans laquelle ils vivaient auparavant. Évidemment, que personne ne les bouscule avec des bâtons ou des pierres pendant la célébration de leurs fêtes, ni n’exige d’eux aucun service forcé si ce n’est ceux qu’ils effectuent habituellement depuis les temps passés. À ce propos, Nous opposant à la dépravation et à la débauche des mauvaises gens, Nous décidons que personne n’ose dégrader ou accaparer le cimetière des juifs ou exhumer des corps humains pour obtenir de l’argent. Mais si quelqu’un, ayant compris le sens de ce décret, osait, ce qu’à Dieu ne plaise, aller à son encontre, il souffrirait la perte de ses honneurs et offices ou serait frappé d’une sentence d’excommunication s’il ne corrigeait pas son comportement de manière digne et satisfaisante "3.

Le fait que, comme les sorcières, les juifs aient été persécutés par la populace et des tribunaux civils en terres chrétiennes ne rend pas l’Eglise responsable. Le fait est que le Vatican a toujours été un refuge pour les juifs qui ont été nombreux à y aller chercher abri siècles après siècles.

L’accusation de « haine » qu’on voit fleurir partout ne saurait viser la chrétienté en tant que telle, seulement des hommes particuliers qui peuvent s’y laisser aller quand… ils se sentent victimes. Car c’est cela le fait anthropologiques n°1 : les violences collectives sont toujours le fait de groupes de « victimes » agissant en « légitime défense » vis-à-vis de la personne ou du groupe de personnes jugées coupables de leurs troubles (toute l’oeuvre de René Girard sur les phénomènes de bouc émissaire et les lynchages en témoigne).
Bref, la haine est du côté des victimes et la chose devient actuellement de plus en plus claire pour qui a des oreilles pour entendre et des yeux pour voir.

Et, justement, sous le rapport de la haine, il importe de souligner que si elle est interdite au chrétien par sa religion, il n’en va pas de même dans le judaïsme talmudique (cad, le judaïsme de la loi orale concocté au début de notre ère dans le but de garder les sectes judaïques à l’écart des juifs ayant reconnu le Christ comme leur messie et surtout, à l’écart des non juifs, les goys, impurs s’il en est).

Le judaïsme du Talmud ou rabbinique entretient clairement, explicitement, la haine des chrétiens. C’est un DEVOIR. Et depuis 1500 ans, cela n’a perdu aucune actualité. Il suffit de lire ce qui peut s’écrire encore récemment, en toute impunité faut-il préciser (comme par exemple aussi le film Inglorious Bastards de Tarentino qui regorge de haine juive contre leurs adversaires), car quelle autre communauté pourrait se permettre cela sans tomber sous le coup de la loi ? :

Bref, si, comme c’est devenu de plus en plus le cas actuellement, la recherche de la vérité et la critique qui peut en découler se trouve qualifiées de haineuses puis interdites, alors il est très clair que nous renonçons à l’idéal démocratique pour nous abandonner à la loi du plus fort, l’argent, qui domine le monde au point de fixer ses valeurs morales, forcément inversées, puisque c’est le haineux qui persécute à bon droit au prétexte que l’autre est un monstre, cad, très exactement le mécanisme du lynchage qui a prévalu depuis la fondation du monde et que, selon Girard, le message évangélique a révélé dans toute sa violence avec, justement, la cruxifiction exigée par les pharisiens.

Voilà ce que je peux te répondre quant à ton accusation d’antijudaïsme. J’espère que tu sauras la nuancer à l’avenir mais, d’ores et déjà, je te remercie de m’avoir dispensé de celle, infâmante en diable, d’antisémitisme.

Il me faut préciser que nous avons cette conversation en raison d’une erreur de ma part car je me croyais en conversation privée avec Jérôme et, donc, je ne me suis pas embarrassé de précautions oratoires. Au final, je trouve ça heureux car ça m’a donné l’occasion de cette mise au point.

Enfin, concernant la satisfaction que tu trouves dans l’insignifiance et l’horizontalité du monde matérialiste de Mammon, je dirai seulement « chacun ses goûts… » :wink:

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Je comprends mieux. L’horizontalité est relative. Il existe bien une verticalité, une pyramide, comme par exemple dans cette illustration …

… mais vu « du ciel », le relief s’amoindrit et à terme disparaît de la vue.

Je distingue pour ma part les hommes croyants et la hiérarchie de l’Église (ceux qui ont du pouvoir, jadis des aristocrates qui, n’ayant pas bénéficié du droit d’aînesse, devaient soit devenir officier dans l’armée, soit entrer dans les ordres; non par conviction mais par désir d’un statut social).

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Point Godwin ! :wink:

C’est très utile de préciser la définition. Cela évite les incompréhensions et les polémiques diverses et variées.
L’antijudaïsme (hostilité vis-à-vis d’une religion et de ses membres) existe en effet mais existe d’autres formes de répulsions ou critiques. Par exemple contre le sionisme. C’était justement le thème de la vidéo que j’écoutais hier soir. Coïncidence ! Pierre Hillard présente son nouveau livre: « Sionisme et mondialisme, le sionisme, de ses origines au IIIè Reich, 1895-1941 », publié aux éditions « Nouvelle Terre » :

Je citerai également Jean Bricmont (disciple de Noam Chomsky) qui pose la question : « Déteste-t-on quelqu’un pour ce qu’il est ou pour ce qu’il fait ? »

Personnellement, je « hais » les dominants, ceux qui veulent imposer leur volonté aux autres, par la force ou par la manipulation. Peu m’importe la religion ou la race ou l’appartenance à telle ou telle société de l’individu dominant. Je réagis à sa malveillance.

Vraiment très intéressant ! J’ignorais complètement ceci ! Merci pour ce rappel historique @eccolulo !

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