Séminaire requeer: Table ronde et Show Lip sync

LE PROGRAMME

Samedi 19/12/20 à La Box, 60 rue Auguste Lacaussade 97430, Le Tampon, La Réunion.
Parking salle des fêtes du 12ème.
(Sur inscription à contact.requeer@gmail.com)

  • 15h30 : Table ronde « Le retour LGBTQI+ », avec Brandon Gercara, Mathilde Lebon, Raya Martigny et Sheinara Tanjabi

  • 19h : Show Lip sync par Sheinara Tanjabi

Les mesures sanitaires sont de vigueur

Evènement Fcbk

DESCRIPTIF
TABLE RONDE : « Le retour LGBTQI+ », avec Brandon Gercara Mathilde Lebon, Raya Martigny et Sheinara Tanjabi, à la Box.

« La Réunion, île dont l’histoire s’efface au profit d’un récit colonial. Terre où l’on prône un discours du « vivre ensemble » pour sans doute effacer les expériences de celleux qui au quotidien vivent des situations de discriminations. Est-ce une réthorique touristique ?
Nous accueillons chez nous des individus qui refusent la diversité des genres et des sexualités. Et puis une grande majorité - celleux qui se nomment les « expatrié.e.s », ceux qui au bout de quelques jours à expérimenter notre terre, sèment le trouble dans nos émancipations, lissent les problématiques décoloniales et intersectionnelles, monopolisent et capitalisent nos questionnements.
Comment ne pas entendre nos paroles, nos expériences quand la majorité invisible crie ?
Aujourd’hui, j’invite mes sœurs, frères, adelphes qui à cause de leurs identités de genres et/ou sexuelles ont dû quitter leur maison - une contrainte qui n’est jamais posée chez les privilégié.e.s.
Nous sommes réuni·e.s par nos conditions similaires. Nous cherchons à fédérer un «nous». Ce nous existe déjà. Il est là prêt à fleurir, à militer pour la diversité. Il s’agit du nous KWIR, les queer créoles qui semblent être divisé.e.s par les discours assimilationnistes.
Une grande partie des personnes LGBTQIA+ réunionnaises font partie de la diaspora. Iels ont sauté la mer pour pouvoir s’émanciper encouragé.e.s par une politique de mobilité qui ne nous laisse pas sauvent d’autre choix que d’imaginer un avenir ailleurs, en France mais surtout pas chez nous. S’ajoute à cela, tout un contexte socio-économique et géographique qui ne favorise pas l’émancipation de la diversité des identités de genres, romantiques et sexuelles. Alors, quelle place pour les personnes LGBTQIA+ réunionnaises sur leur territoire. Comment envisager le retour des personnes LGBTQI+ à La Réunion et sortir du schéma « partir pour s’épanouir » ? »*

*Brandon Gercara

Les invité.e.s:

MATHILDE LEBON,
est réunionnaise, originaire de Saint-Benoît et vit à Paris, elle est en master 2 à Sciences Po Paris en politiques publiques urbaines, et militante féministe décoloniale queer. La construction et l’évolution de son positionnement militant s’est fait grâce à ses années d’activisme, ses études, ses voyages. En 2019, elle retourne pour un an à La Réunion. C’est pendant cette année qu’elle s’engage plus concrètement sur les questions décoloniales et s’interroge sur la place de son identité réunionnaise dans le mouvement féministe. Elle milite pour une déconstruction des mécanismes de domination et l’émergence d’une Réunion queer, un espace de possibilités et de contestations.

RAYA MARTIGNY,
est réunionnaise et vit à Paris. Elle est mannequin et engagée pour la visibilisation des personnes trans. Elle est actrice, entres autres le court-métrage de « De la terreur, mes sœurs ! » d’Alexis Langlois

SHEINARA TANJABI,
Ghazali Valy est un homme queer originaire du sud de l’île, vit à Paris. Né d’une mère Yab et d’un père Zarab.
Il pratique le drag et milite pour l’émancipation des LGBTQI+
Son personnage Sheinara Tanjabi aussi connu sous le nom de Shei Tan (le diable en arabe) est lié de très près à ses origines et son histoire : c’est un Djinn « démon dans la littérature arabe » qui est née au cœur du Piton de la fournaise et qui prend la forme d’être humain afin de séduire ses proies et parvenir à ses fins .

BRANDON GERCARA,
est artiste chercheur.e queer, homosexuel.le, non-binaire zoréole. Son travail de recherche plastique se concentre sur une étude critique de l’ensemble des dynamiques de dominations dans un contexte post-colonial. Il s’agit plus précisément de participer à l’émancipation de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres de personnes vivant à La Réunion.

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