Réparer l'identité, nettoyer son pays

la reparation.pdf (175,0 Ko)

Pour préparer la journée de formation sur le racisme du 8 août prochain.

Nous nous prononçons pour un musée itinérant qui mette en
valeur chaque site, raconte leur histoire, leur fonction, les per-
sonnes qui y ont habité, esclavisés et engagés

Bonne idée, améliorer à faire connaître l’histoire méconnu des dominés, des perdants. Rétablir un juste milieu.

Réparer c’est revoir toutes ces dénominations et établir un
équilibre dans les noms des rues, des places et des cités .

oui

Nous ne sommes pas pour l’effacement de l’histoire des es-
clavagistes, ce serait une erreur, ce serait faire comme s’ils
n’avaient jamais existé. Nous sommes pour qu’au-dessous
des noms de rue qui porte leurs noms il y ait une plaque ex-
plicative sur ce qu’ils ont fait, sur ce qu’ils ont été et en quoi
ils ont contribué à développer l’esclavage et la traite à la Ré-
union. Nous sommes pour que les Résistants aient leurs
propres statues et que leurs noms s’inscrivent dans nos
villes, nos ruelles, nos places et nos citées.

oui

C’est tout ce déni qui doit cesser.
Et c’est cela que nous appelons réparation.
Le prix du travail forcé et gratuit qui a servi aux propriétaires
et qui ont été indemnisés de leur perte doit être recalculé au-
jourd’hui et investir cette masse financière dans une vaste
politique de réparations publiques qui permettrait aux plan-
teurs sans terre de récupérer la terre qui leur a été volé, aux
travailleurs sans tâches de pouvoir vivre et travailler dans leur
pays.

la ça devient + violent, j’adhère moins. l’attaque au portefeuille des fortunes construites jadis. c’est dommage parce que ça commence apaisé et ça termine par un sentiment de vengeance, presque un appel au crime.

j’ai peur que ça ressemble à une vendetta sur un passé qui ne sera jamais réellement appréhendé dans sa totalité parce que déjà passé.

Nous ne sommes pas pour l’effacement de l’histoire des es-
clavagistes, ce serait une erreur, ce serait faire comme s’ils
n’avaient jamais existé. Nous sommes pour qu’au-dessous
des noms de rue qui porte leurs noms il y ait une plaque ex-
plicative sur ce qu’ils ont fait, sur ce qu’ils ont été et en quoi
ils ont contribué à développer l’esclavage et la traite à la Ré-
union. Nous sommes pour que les Résistants aient leurs
propres statues et que leurs noms s’inscrivent dans nos
villes, nos ruelles, nos places et nos citées.

L’Histoire est faite de luttes ouvertes (guerres civiles ou militaires) ou discrètes (complots). Il est équitable d’honorer la mémoire des vainqueurs et des vaincus.

C’est tout ce déni qui doit cesser.
Et c’est cela que nous appelons réparation.
Le prix du travail forcé et gratuit qui a servi aux propriétaires
et qui ont été indemnisés de leur perte doit être recalculé au-
jourd’hui et investir cette masse financière dans une vaste
politique de réparations publiques qui permettrait aux plan-
teurs sans terre de récupérer la terre qui leur a été volé, aux
travailleurs sans tâches de pouvoir vivre et travailler dans leur
pays.

J’ai enfin un éclairage sur la « réparation » maintes fois évoquée ! La répartition des terres agricoles mes semble une juste réparation. L’expropriation fait d’ailleurs partie de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. C’est dans le dernier article, celui qui présente la propriété comme le droit sacré au-dessus de tous les autres (signature des révolutionnaires bourgeois) :

Art . 17 . La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

La « nécessité publique », c’est l’agriculture vivrière. Si la Réunion est coupée du monde aujourd’hui, nous ne pourrons pas nous nourrir. La survie de la population « exige » que la Réunion atteigne l’autosuffisance alimentaire.

Quant à la « juste et préalable indemnité », elle a déjà été versée par la toute jeune République Française voici 170 ans aux riches propriétaires d’esclaves. Mais un calcul réactualisé serait de bonne augure, pour que personne ne se sente lésé.