Psychologie des foules sentimentales et des médiamenteurs

Le titre est un brin ambitieux, je le reconnais. Le texte qui suit est juste un billet d’humeur.

Afin d’éviter toute équivoque, je précise que nous sommes d’accord sur le fait que la guerre est toujours une abomination, elle engendre des souffrances sans nom, là n’est pas la question.

La question c’est de savoir quand les médias vont arrêter de nous prendre pour des pigeons manipulables à volonté à coup de pathos distillé jour après jour quel que soit le sujet concerné d’ailleurs.

En effet plus ça change dans l’actualité, plus c’est la même chose dans le traitement médiatique. Que l’on parle covid ou ukraine, c’est toujours neu-neu dans l’information réduite au strict minimum et bisounours larmoyant au possible dans le narratif. C’est la nausée garantie à chaque fois qu’on écoute les infos ou qu’on lit les nouvelles.

Ainsi Google Actualités affiche-t-il des articles sur les pleurs que Léa Salamé ou Mathieu Kassowitz versent sur les enfants ukrainiens. J’ai le plus grand respect pour ceux qui pleurent mais là, quand même, je m’étonne : pourquoi ne les ai-je pas vus pleurer avant sur les enfants palestiniens, les enfants afghans, les enfants irakiens, les enfants libyens , les enfants syriens, etc. bref, tous les enfants qui ont eu à souffrir depuis deux décennies des guerres menées par l’Empire USraélien ? N’y a-t-il pas à présent quelque hypocrisie à venir pleurer en direct à la télé ou à la radio ? Ou disons un deux poids deux mesures ?

Toute cette émotion qui envahit les canaux de l’information n’est pas destinée à notre bien mais celui du pouvoir qui, grâce à la tourmente émotionnelle que suscitent ses médias aux ordres, il peut nous amener à consentir à n’importe quoi, fussent, un beau jour, la guerre.

Il en a été ainsi depuis la nuit des temps et rien n’a changé avec la modernité ou la postmodernité, bien au contraire. Les curseurs du mensonge et de la propagande sont poussés au maximum depuis quelques décennies déjà et « ils » ne vont pas se gêner pour en rajouter puisque personne ne réagit ou presque. Avez-vous noté que sur l’Ukraine le consensus est quasi unanime ? Avez-vous noté qu’en dépit du fait que le pathos n’est plus mis sur le covid, l’information n’est toujours pas au rendez-vous ? On voit ainsi Véran éluder les questions du Sénat sur le cabinet conseil McKinsey (où siège le fils Fabius) ou bien le patron de Moderna être évasif sur le code nucléique qu’il a breveté et que l’on retrouve dans le SARS-Cov2. On ne saura rien. Circulez, y a rien à (sa)voir, contentez-vous d’être émus et disponibles pour les nudges gouvernementaux.

Comme toujours les rares dissidents de l’info, ceux qui oeuvrent à la réinformation du grand public seront traités de complotistes et l’affaire sera vite réglée. On ne va se prendre la tête pour des « cerveaux malades » n’est-ce pas ?

Alors, allons-y dans le panurgisme émotionnel téléguidé par l’Empire qui a bien compris que, comme disait Tallleyrand, « il faut agiter le peuple avant de s’en servir » !

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