Pour une éthique du partage des informations

Suite du sujet Le Média D. Robert invite E. Chouard à se défendre :

Si je peux me permettre de soulever un autre point technique: les liens partagés ici devrait aussi etre suffisamment documentés pour pouvoir ouvrir un débat. Si l’auteur(e) de la vidéo ou de l’article partagé n’a pas pris la peine de sourcer ses informations, je propose que ce soit la personne qui partage le document ici qui s’astreigne à ce travail de recherche.

Cette dame par exemple énonce des “vérités” historiques sans citer aucune sources (la seule source qu’elle cite c’est un film, sans le nom de l’auteur…), ni les débats d’historien auquel ils ont donnés lieu. Sommes nous supposer la croire sur parole? Faire nous même les recherches? Non, c’est celui qui avance une thèse qui doit argumenter et avancer au moins des éléments de preuve.

Si on ne s’astreint pas à cette démarche, on est dans la croyance: on est certain de détenir la vérité , on a pas besoin d’expliquer les bases de son raisonnement et les arguments contradictoires ne nous intéresse pas. Ce qui est une position intellectuelle comme une autre, mais qui devrait rester dans la sphère privée et n’a à mon avis pas la place sur un forum de débat. (Je crois en effet à la licorne rose, mais comme je n’ai aucun argument rationnel pour justifier son existence, ça n’intéresse personne)

Partager un contenu dont on a pas pris la peine de vérifier la crédibilité, c’est contribuer à diffuser des rumeurs, ou pire de la propagande.

De plus cette petite dame utilise de grossières techniques de manipulation: essentialiser les personnes plutôt que d’étudier leurs arguments, mobiliser les émotions plus que la raison, sembler dévoiler des vérités cachées, attaques personnelles, etc…
Enfin, cette vidéo a été partagée deux fois sur Ronkozé, dans des sujets différents, ce qui est encore une technique de manipulation par la redondance.

Inutile de quitter facebook pour répéter les mêmes procédés ici, non? Qu’en pensez vous?

1 J'aime

Tu as raison.

En réalité, nous ne sommes plus de simples citoyens qui transmettent une opinion. Nous nous transformons, petit à petit, en de véritables petits journalistes-citoyens. Autant le faire avec rigueur, et du mieux qu’on peut afin de ne pas reproduire ce qu’on dénonce en citant les ‘merdias’.

Après c’est facile à dire, plus difficile à réaliser, mais pas impossible non plus. Avec suffisamment de bienveillance, de la délégation des compétences, l’intelligence collective peut aboutir à des merveilles.

Récemment, j’entendais l’idée qu’il nous faudrait, à l’instar de Wikipédia, créer un nouvel outil non plus à fin encyclopédique, mais à fin journalistique. Une sorte de Wiki-info.

Devant l’ampleur de la tâche, il m’est avis de se restreindre à une portée locale, régionale. Cela me semble plus faisable. Un Wiki-info la Réunion. Té sa in lidé lé gayar sa, non ? [je rêve à haute voix]

2 J'aimes

Ah ! Domie … Il semblerait que nos divergences soient systématiques. Mais ce n’est pas grave, je dirais même que cela peut être un aiguillon constructif puisque cela oblige à rester vigilant.

Je commence donc par un “oui” il faut vérifier les sources (dans la mesure du possible) , croiser ses sources (pour avoir une pluralité de points de vue), se questionner aussi sur les intentions d’un mensonge éventuel (“à qui profite le crime ?”) afin d’opiner (au sens de “se faire une opinion”) de la façon la plus éclairée possible.

A ce titre, je me méfie :

  • des partis politiques (surtout ceux qui sont au pouvoir ou qui servent le pouvoir en endossant faussement le rôle d’opposition ; je pense notamment à RN et LFI)
  • et des médias de masse (auxquels je n’accord plus aucun crédit depuis des années).

Mais il y a aussi un “non” : la dame de la vidéo, de son pseudonyme “Keopi Cat”, n’appuie pas ses dires sur des “croyances”. Elle cite :

  • un film (cela ne vous a pas échappé @domie);
  • qui commente un livre (elle donne son titre, non ?, et son auteur : Faurisson);
  • elle met en lien le nom d’un document (contrat de transfert = Accord Haavara) dont elle résume la teneur;
  • donne des informations sur les conclusions du Procès de Nuremberg (qu’on peut trouver en annexe de la loi Gayssot, celle qui interdit aux historiens et à tous les citoyens de modifier:remettre en cause une seule virgule de cette histoire écrite par les vainqueurs);
  • fait référence à un discours contemporain ("C’est en octobre 2015 et non en 2019 que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré à la tribune du 37e congrès de l’Organisation sioniste mondiale qu’Hitler « ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, seulement les expulser » ");
  • fait une allusion à l’Union Européenne dont nous avons parlé des origines, avec moultes documents, dans un autre fil de discussion (“Comme le stipule Edwin Black dans son livre …ça sent le rapprochement avec la grande Europe dirigée par l’Allemagne aujourd’hui pour défendre des idéologies communes…non?”).

Etc.

Ensuite, elle enchaîne en parlant de trois personnalités françaises contemporaines qui apparaissent en boucle dans les médias de masse en rappelant :

  • leur pédophilie (avouée publiquement lors d’une émission de Bernard Pivot que j’ai jadis visionnée);
  • leur comportement de violeur notoire (en apportant un témoignage qui s’additionne à plusieurs autres sans oublier le procès à grand succès médiatique aux Etats-Unis qui a coûté 6 millions de $ à l’auteur de l’agression sexuelle pour que la victime lève sa plainte);
  • leur passé familial d’esclavagiste (elle aurait pu ajouter la fortune faite grâce à l’exploitation de bois exotique en Afrique), leur proximité avec le pouvoir (Sarkozy), leur influence pour déclencher des conflits (Lybie), etc.

Il y a donc incontestablement des références précises et des allusions (pour qui connaît les histoires de certains protagonistes) dans cette vidéo que j’ai partagée; certaines que j’ai pu vérifier moi-même et d’autres que la communauté dont vous faîtes partie, @domie, peut aller vérifier.

Et que d’émotion (à titre personnel) ! Quelle tristesse que cela ne vous touche pas … Pire : que vous associiez cela à de la manipulation.

Je termine par un ou deux conseils au risque d’être désagréable.

Ne soyez pas de mauvaise foi, Domie, parce qu’au delà des principes généraux que vous défendez à juste titre, votre “cécité” sélective devient … (hum) … “toxique” (la personne que je cite se reconnaîtra :wink: ).

Enfin, si mes publications vous insupportent tellement, et bien, arrêtez de les lire et de les commenter systématiquement. Car moi, je n’arrêterai pas de m’exprimer librement.

C’est bien vrai et ça me fait penser que comme tous les journalistes (ceux qui sont honnêtes et rigoureux), nous devons nous donner les moyens d’être au top pour une telle démarche.

Voici la charte de Munich qui défini les droits et les devoirs de tous les journalistes.
Le détail au format .pdf

Et un aperçu rapide des principaux points de cette charte :

  • Respecter la vérité
  • Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
  • Publier des informations sourcées et non altérées.
  • Refuser toute méthode déloyale pour obtenir des informations
  • S’obliger à respecter la vie privée des personnes.
  • Rectifier toute information qui se révèle inexacte.

Et pour finir, 4 règles très pratiques et universelles que pratiquaient le peuple Toltèque avec donc les accords Toltèques :

  1. Que ta parole soit impeccable
  2. Quoi qu’il arrive, n’en fais pas une affaire personnelle
  3. Ne fais pas de suppositions
  4. Fais toujours de ton mieux

Sa lé gayar, effectivement… Mais à construire avec patience et encore plus de rigueur journalistique car les contributeurs à une encyclopédie de ce genre détiennent un grand pouvoir qui celui de devenir une espèce de référence de l’information.

Par ailleurs, je dirais qu’il y a deux choses bien distinctes :

  • L’information
  • La connaissance

Le premier point est ce que tout le monde a aujourd’hui en regardant le JT, simplement des suites d’infos qui sont plus ou moins exactes suivant l’importance qui se cache derrière.

Le deuxième point est ce que nous devrions tous avoir, soit par instinct, soit par transmission orale comme le faisaient les anciens.

3 J'aimes

La charte de Munich, très important, garant d’une éthique professionnelle.
Je rajoute en fichier joint. charte_munich1971_fr.pdf (27,7 Ko)

De manière générale, tous les citoyens devraient lire cette charte au moins une fois.

Ainsi lorsque vous aurez avoir à faire à de “vrais” journalistes (ceux qui ont une carte de presse), demandez-leur s’ils connaîssent cette charte. Je parie que vous serez surpris de la réponse :stuck_out_tongue:

2 J'aimes

Oui, et puis même, aussi par rapport à leur travail. Après analyse, on peut déterminer si tout ou partie de la charte a été respectée ou pas et le dire publiquement.

1 J'aime

D’après une enquête dont les résultats sont parus ces jours-ci (je n’ai pas la référence en tête mais j’ai vu apparaître l’article sur plusieurs fils de discussion et donc chacun-e pourra le retrouver facilement) à peine 24% des Français interrogés font encore confiance à la presse, aux médias de masse.

Sachant que c’est un journal national qui a publié cet article, on peut se douter que le pourcentage est sans doute encore inférieur à la réalité (effondrement de la confiance … d’où peut-être la nécessité pour le pouvoir d’endoctriner la nouvelle génération au plus tôt avec “l’école de la confiance”).

Cela me rassure sur mes concitoyen-nes car, du temps de l’Union Soviétique, au moins, les gens savaient qu’on leur mentait dans les organes officiels de presse alors qu’en Occident, jusqu’à encore récemment, la plupart des télespectateurs-trices croyaient “dur comme fer” ce qui avait été “vu à la télé”.

On évolue ! Chacun-e à notre rythme, mais on évolue.

Personnellement, ce fut assez tardif. Cela date de 2012. J’avais déjà 43 ans. C’est quand, après avoir lu tous les programmes des candidat-e-s aux élections présidentielles, et comparé avec ce qu’en disaient les journalistes, que j’ai compris brutalement combien les mensonges étaient énormes :

  • flatteurs (euphémisme) pour les puissants
  • et diffamatoires pour les “petits” ; surtout ceux qui proposaient des solutions monétaires aux problèmes sociaux et économiques; en fait, ceux qui mettaient potentiellement en péril le monopole de la création monétaire détenu par les banques privées.
2 J'aimes

source : Extrait baromètre CEVIPOF janvier 2019

2 J'aimes

Super @pvincent ! Voilà un “fact checking” (comme disent les gars de la chaîne Thinkerview) de qualité ! C’est l’exemple même du bon fonctionnement de la communauté.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, sur Thinkerview, après le passage de chaque personnalité, il est demandé à la communauté des internautes de vérifier les dires de l’invité.

A mon niveau, n’étant pas une communauté à moi tout seul, ni un journaliste d’investigation professionnel à plein temps (une espèce en voie de disparition), ni un historien indépendant, bref, n’étant qu’un neurone du cerveau collectif, quand je détecte un article ou une vidéo qui me semble intéressant-e, je partage. Libre aux membres de la communauté de vérifier chaque point et d’apporter les confirmations ou informations.

Si l’article ou la vidéo est intéressant-e, c’est souvent parce que j’y ai reconnu des informations que je connaissais précédemment (parce qu’elles corroborent des lectures antérieures) et que l’auteur ou le youtubeur complète avec les siennes.

Je recommande un ouvrage de synthèse pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Il s’intitule “La guerre des monnaies”, écrit par le Chinois Hongbing Song. Wikipédia a bien essayé de l’étiqueter “antisémite” mais a dû reconnaître que (je cite) “l’antisémitisme n’existait pas historiquement en Chine”. Il va falloir trouver autre chose.:slight_smile:

2 J'aimes

Le scepticisme croissant à l’égard des médias de masse est en effet une bonne nouvelle. Personnellement, c’est bien cette méfiance entre les versions officielles, que ce soient celles des médias ou des historiens qui m’ont amenés à développer un certain nombre d’outils critiques permettant de trier la fiabilité des informations. ce sont d’ailleurs ces mêmes outils que j’applique aux informations de sources dites “alternatives”.
Je pense en effet qu’on sera tous d’accord pour admettre que la crédibilité du canal de l’information n’est pas suffisant pour déterminer la vérité l’information. Constater que les médias dominants véhiculent des informations fausses ou biaisées, ne signifie pas que toutes les informations proposées par ces médias soient fausses. Et inversement , toutes les informations des médias alternatifs ne sont pas automatiquement vraies. Apprendre à définir des critères de vérification, à repérer des sophismes et des raisonnements biaisés, est utile quelle que soit la source de l’information.

Après cette réflexion d’ordre général, je vais répondre à deux personnes dont les arguments m’ont interpellé.

@steve

Je me méfie personnellement de ce que tu appelles la connaissance. D’abord cela supposerai qu’il existe une connaissance supérieure devant laquelle tous devraient s’incliner, un peu comme les révélations religieuses.

A mon avis l’argument de l’instinct appliqué à l’homme est peu pertinent, car il balaie tout ce qu’on connaît sur les influences sociales (se référer par exemple aux études sur l’instinct maternel). L’instinct ou l’intuition ne fait souvent que corroborer nos propres a-prioris. La psychologie sociale a d’ailleurs fait de nombreuses études pour comprendre les biais cognitifs qui nous amènent à de fausses conclusions dans le traitement d’une information (Un récapitulatif de ces biais cognitifs ). Le plus courant de ces biais est le biais de confirmation qui nous conduit à ne sélectionner que les informations qui vont dans le sens de nos a-prioris.
De plus, dire que l’instinct serait LA source de la connaissance c’est admettre l’idée d’une sagesse inhérente à la nature, ce qui reste à prouver.

L’autre source de connaissance que tu propose est la transmission d’une tradition ( transmission orale des anciens). Là encore, les traditions sont diverses et souvent contradictoires, elles contiennent des choses vraies bien sur, mais aussi des erreurs. Il est donc à mon avis dangereux d’accepter une connaissance en bloc, sous prétexte qu’elle serait issue des anciens.

@jeronimo.sanchez

Je suis désolée que vous ayez pris mes arguments contradictoires comme des attaques personnelles. Je comprends votre réaction car c’est effectivement surtout (mais pas exclusivement) au sujet de vos posts que je suis intervenue ici. Je vous demande de m’en excuser, je serai dorénavant plus vigilante à varier mes réactions.

Je n’ai bien entendu jamais souhaité que vous cessiez de publier ici et c’est, bien au contraire, parce que les thèmes que vous abordez m’ intéressement (en particulier tout ce qui touche à l’histoire et à ses interprétations) que j’y réponds. J’ai essayé de rester vigilante pour ne remettre en cause que vos arguments et jamais vous en tant que personne. Apparemment cela n’a pas été suffisant et je répète donc que je ne cherche pas à vous décrédibiliser. Vous publiez en effet des choses intéressantes avec lesquelles je suis en accord, mais auxquelles je ne réagit pas, ce qui peut donner l’impression d’un acharnement de ma part.

Si, au sujet de la vidéo de “Keopi Cat”, mes arguments et ma réponse aux votre vous intéressent, je vous proposer d’ouvrir un nouveau sujet pour discuter autour de cet exemple des notions de sources et de preuves. Si ce type de débat ne vous intéresse pas, pas de soucis, on économisera de l’énergie tous les deux :wink: .

Je me permettrai cependant de continuer à signaler des informations dont la fiabilité me parait douteuse pour deux raisons:

  1. créer une espèce d’alerte pour tous: “attention, information controversée”
  2. j’espère toujours qu’en me confrontant à des choses que j’estime peu crédibles, on arrive à me faire découvrir de nouvelles pistes de recherche.

très bon la référence aux biais cognitifs, cela mérite un nouveau sujet à lui-seul :speech_balloon:

Je vous propose de ne pas rester dans les généralités (principes que je partage avec vous sur la nécessité de réfléchir, comparer, etc.) mais d’être chaque fois plus concrète/pratique.

Je vous donne un exemple.
J’ai dit : “Les médias de masse ne sont plus reconnus comme crédibles que par 24% de la population.” @pvincent est allé vérifier mon affirmation et a publié sa vérification. J’avais exagéré ; la réponse était 23%.

A l’avenir, @domie, pour que je ne prenne pas pour des attaques personnelles le rejet en bloc (j’insiste : “en bloc”) d’un document que je publie, je vous suggère d’infirmer ou de confirmer ne serait-ce qu’un des éléments de la vidéo ou du document qui vous apparaîtrait comme controversé.

A mon niveau, j’ai réagi à la vidéo que vous avez partagée et présentée comme étant à elle seule suffisante pour démontrer que la construction européenne n’était pas de conception nazie (puis récupérée par les États-Unis).
J’ai d’abord trouvé (rapidement) deux ou trois vidéos qui répondaient à Aude Favre en montrant là où elle avait caché des informations, et en en proposant des pages et des pages d’autres…
Puis, plus généralement, j’ai fait une brève recherche sur la chaîne d’Aude Favre. J’ai rapidement pu constater qu’elle a commencé sa “carrière” pendant la campagne électorale pro-Macron 2017, puis qu’elle a été officielle subventionnée par France Télévision, et qu’aujourd’hui elle ne traite que des sujets politiquement corrects, ne s’attaquant qu’à ce qui gêne le pouvoir en place.
Compte tenu de son usage abusif du vocabulaire de la novlangue (le titre même de sa chaîne contient l’expression “Fake News”), pour moi, c’est une infiltrée, une “troll” du gouvernement dans le milieu (très hétérogène) des internautes.

En résumé, plutôt que de vous contenter de signaler “la fiabilité me paraît douteuse” ou “attention information controversée”, je vous propose de vérifier vous-même (comme l’a fait @pvincent) et de proposer des informations précises pour infirmer ou confirmer.

De mon côté, je signalerai de temps en temps les titres des bouquins de ma bibliothèque personnelle qui peuvent confirmer ou compléter les dires des youtubeurs; ou je présenterai d’autres liens pour montrer que d’autres sources affirment la même chose.

Et j’invite toute la communauté à adopter une attitude de méfiance prudente vis-à-vis des informations car il ne faut pas oublier qu’elles contribuent à la fabrication du consentement, c’est-à-dire à la domination des gouvernements sur les masses.

A ce sujet, il faut lire le bouquin “Propaganda” ou visionner le documentaire éponyme réalisé par Arte (de 50mn environ s’il n’a pas encore été retiré d’Internet) :

PS : J’ai le bouquin d’Edward Bernays au format numérique. @pvincent où et comment puis-je le partager ?

On peut de plein de choses, y compris du bien fondé de l’instinc mais il vaut mieux éviter d’enterrer les choses à tout jamais car plus on avance dans la connaissance scientifique et plus on découvre (ou redécouvre) des choses qui nous font reconsidérer le fonctionnement de plein de domaines.

Ensuite, si on essaye d’appliquer une logique à tout ça, partons du fait que l’être humain est une espèce animale qui a évolué de manière à acquérir la connaissance de sa propre existence.

Ca veut dire que nous avons été et sommes toujours dans le flux de l’évolution qui régit tout le vivant.

Nous aurions donc les mêmes bases de fonctionnement (qui ont évolué différemment suivant chaque espèce) que toutes les autres espèces animales.

Tout ça me m’amène à me demander par exemple pourquoi un chien est capable de se mettre devant la porte d’entrée en attendant son maître une demie heure que celui-ci arrive et qu’en plus, ce n’est pas son heure habituelle d’arrivée ? On peut appeler ça de l’instinct.

Pourquoi les sauterelles quand elles pondent leurs oeufs (même lors de leur toute première ponte), savent exactement à quelle profondeur elles doivent enterrer ces derniers ? Ces oeufs ont besoin d’une température très précise pour éclore et s’ils étaient placés à une mauvaise profondeur, ça jouerait sur la température ambiante.

Les exemples pour définir l’instinct animal sont légion et en tant qu’espèce vivant dans un certain confort, nous avons perdu énormément de cette faculté mais on peut encore retrouver des traces, j’en suis sûr.

Nul besoin de se référer à la religion. Faisons confiance à la science qui progresse de plus en plus et qui fait des découvertes étonnantes chaque jour.

C’est pour ça que les gens qui recherchent une certaine vérité se doivent d’être motivés jusqu’au bout pour retrouver ce qui touche l’essence même des choses.

1 J'aime

Au lieu de l’instinct, pour l’être humain, certains parlent de mémoire génétique ou de réincarnation.
Mais l’espèce humaine fait partie du vivant de notre planète et partage 99,9% de ses gènes avec les chimpanzés et les bonobos, 94% avec les rats et même 65% avec les bananiers. [1] Je pense que nous sommes donc en grande partie animés par des réflexes ataviques, instinctifs, … mais pas que.

[1] Je laisse aux curieux le soin de vérifier les pourcentages.

1 J'aime

Je pense que nous sommes donc en grande partie animés par des réflexes ataviques, instinctifs, … mais pas que.

Voilà. Ayant beaucoup plus de choses en commun avec les autres espèces, il me semble logique que l’on explore (tout en restant méfiants, intellectuellement honnêtes et rigoureux, je l’accorde) les éventuelles capacités qui en découleraient chez l’être humain.

Mais en attendant, comme ces pensées sont loin de faire consensus, je propose qu’on revienne au thème premier de ce sujet.

1 J'aime

Et puisque qu’on parle de véracité de l’information dans ce sujet et qu’on parle aussi de Wikipedia, j’en profite pour rappeler que Google a déjà fait don de 2 millions de dollars à Wikimedia qui est une branche de Wikipedia. (voir les sources ici et ici)

Je recommande également la lecture du livre intitulé Croyez-moi, je vous ment. Ci-dessous, le trailer qui présente le bouquin :

Et donc, la connexion entre ce livre et Wikipedia se trouve dans le fait qu’il dit avoir vu une page Wikipedia concernant un épisode de la guerre en Irak dont le contenu a été changé (si je me souviens bien, à vérifier) plus de 8000 fois en peu de temps.

Par ailleurs, l’auteur affirme que pas mal de journalistes actuels ne font plus le travail d’investigation nécessaire pour étayer leurs sujets car ils trouvent leurs infos presque uniquement sur Wikipedia. Wikipedia était une excellente initiative open-source mais le fait même que tout le monde peut ajouter ce qu’il veut dans les pages et que les journalistes ne font plus le job devient très dangereux.

Il va même plus loin (mais ici, il ne s’agit plus de Wikipedia) en dénonçant l’existence d’un site web américain s’appelant helpareporter.com qui met en relation des journalistes et des experts de divers domaines pour les aider à documenter leurs sujets. Le problème vient du fait que le système d’inscription à ce site est très perméable dû au fait de la simplicité enfantine qu’il faut pour devenir membre et commencer à donner des infos parfois importantes à des reporter qui finiront par les diffuser massivement.

1 J'aime

Je viens tout juste de visionner Lost In Information, une vidéo concernant le pouvoir des médias sur l’être humain. Extrêmement intéressant.


Il s’agit d’une web-série à financement participatif. Du coup, comme il est dit à la fin de cette vidéo, nous pouvons financer librement son auteur pour le coût de sa vidéo et pour encourager des reportages supplémentaires.

1 J'aime

Wikipédia n’est pas fiable concernant la politique contemporaine. J’ai pu le vérifier moi-même au sujet de certaines personnalités françaises (Chouard, Asselineau, etc.) mais aussi des dissidents d’autres pays dont un, copies d’écran à l’appui, montrait qu’une personne (ou une équipe de personnes) modifiait depuis la même adresse IP son profil 24h sur 24. A une époque, il y a même une adresse IP qui avait été bloquée par Wikipédia (pour formulations agressives, etc.) et il se trouve qu’elle correspondait au Ministère de l’Intérieur. Un Ministère (je crois que c’est celui des Affaires Extérieures ; à vérifier) de l’Etat d’Israël a même une section spécialement destinée à la surveillance de tout ce qui touche à la communication pour ou contre sa politique. Les contributions à Wikipédia sont réalisées par cette section. On imagine aisément la “neutralité” des informations que les agents de cette section peuvent mettre sur Wikipédia.

Souvent, en Histoire, il est recommandé d’attendre 50-60 ans pour avoir suffisamment de recul. La CIA, par exemple, a déclassifié nombre de documents en l’an 2000 qui allaient jusqu’à l’année 1950. On a ainsi appris leur corruption d’agents comme Jean Monnet et Robert Schuman (même chose du côté des Allemands) pour la construction de l’Union Européenne, etc.

Rares sont les sources fiables pour l’actualité. Wikileaks est une exception. Julian Assange sera très bientôt torturé et assassiné pour cela, par les gouvernants du chef de file du “monde libre”. Hillary Clinton pourra trinquer au champagne …

1 J'aime

A la réflexion, je préfère invoquer le principe de “l’esprit critique”, c’est-à-dire de considérer toutes les informations comme sujet à questionnement, à controverse.

Étiqueter l’une et pas l’autre me rappelle trop “Décodex” du journal Le Monde (journal propriété de la banque Pigasse et du milliardaire Xavier Niel, et pourtant subventionné à hauteur de 18 millions d’euros par an avec l’argent des contribuables), ou (en exagérant bien sûr) l’Index de l’Inquisition catholique romaine.

En résumé tout doit être soumis à notre sens critique, individuellement, et aussi collectivement. Je sais pouvoir compter sur la communauté pour rester vigilante.

1 J'aime

Tout à fait en accord avec toi, il vaut mieux cultiver l’esprit critique… mais pour l’avenir, une chose m’inquiète beaucoup plus que les robots, c’est la possibilité d’injecter une puce dans un corps humain pour des satisfaire les délires de puissance et d’immortalité des hommes qui, comme Attali, se prennent pour des dieux créateurs… Avec cette technique ils seront susceptibles de piller les cerveaux d’autres êtres Humains… Je crois que c’est, en autre chose, ce qu’ils appellent l’Homme augmenté.

Je pense que ces apprentis sorciers savent qu’ils ne pourront jamais construire un robot possédant tout le potentiel de développement cérébral de l’Homme. Leur rêve est de transformer l’Homme en robot afin de l’asservir plus facilement. Ils le pourront le faire lorsqu’ils parviendront à situer le siège organique à circonscrire et à décrire comment et par quel processus se crée la volonté…

On ne parlera pas alors seulement du partage d’informations mais aussi du comment éviter de se faire piller. J’espère que je me trompe!