Nous sommes sous hypnose : la preuve par le nucléaire !

Quand nous ne voyons pas l’évidence, c’est que nous sommes sous influence.

On attribue généralement à Alexandre Soljenitsyne, la citation ci-dessous largement partagée actuellement dans les cercles complotistes :

« Nous savons qu’ils mentent, ils savent qu’ils mentent, ils savent que nous savons qu’ils mentent, nous savons aussi qu’ils savent que nous savons qu’ils mentent, néanmoins ils continuent de mentir. »

Aussi évidente et vraie qu’elle puisse paraître, cette pensée est fausse, au moins en ce qui concerne l’Occident. Il est possible que dans ce monde réellement renversé que fut le communisme soviétique, tout le monde savait que la Pravda est « un moment du faux », [1] mais en Occident, en France en particulier, la plupart croient encore ce qu’impriment les journaux.

De sorte que jamais nos gouvernants ne s’inquiètent de savoir ce que nous pensons puisque les médias de leurs maîtres nous disent quoi penser et nous écoutons la voix de ces maîtres. Ils savent ainsi, par principe, que nous ne savons pas. Nous sommes sous hypnose. De sorte que même si une petite minorité arrive à connaître la vérité, même si celle-ci trouve à être publiée ici et là, la majorité continuera de penser comme les médias lui disent de le faire. Sans même qu’on ait besoin de le lui dire, la masse des hypnotisés se racontera qu’elle est dans le vrai, le beau, le bon, le bien, tous les dissidents n’étant que de misérables mécréants, qu’ils soient anti-nucléaire, antivax, anti-passe ou anti ce qu’on voudra. Les chiens aboient, la caravane passe. Bref, nos gouvernants peuvent faire ce qu’ils veulent, ils savent qu’on va tout gober, tout rond, sans rien mâcher. Comme disait Napoléon, l’Histoire est un tissu de mensonges auxquels tout le monde croit.

Probablement pensez-vous qu’il y a du vrai dans tout cela mais que c’est quand même exagéré. Alors, pour vous aider à voir la duplicité du pouvoir et la fragilité mentale d’un peuple qui cherche son confort dans la docilité, donc dans la consommation d’un prêt à penser médiatique, je vous invite à considérer le cas du nucléaire qui connaît actuellement un retour en grâce motivé par les préoccupations concernant le réchauffement climatique.

La possibilité de disposer d’une énergie abondante et décarbonée apparaît irrésistible tellement le CO2 est devenu le bouc émissaire de l’écologie politique. On se dit que le problème des déchets n’est, au fond, qu’un problème qui trouvera sa solution et, hop, le tour est joué, tout le monde n’y a vu que du feu. Chacun est convaincu qu’à l’ère du réchauffement climatique, le nucléaire a vraiment une carte à jouer car, encore une fois, par principe, il ne produit pas directement de CO2 [2].

Même s’il est parfaitement banal tant il est répété ici et là, il y a dans ce constat quelque chose d’effarant, de grotesque et même de terrifiant car avec lui nous pouvons mesurer la puissance du pouvoir qui tient la population sous hypnose.

Nous sommes sous hypnose, en effet, car a) chacun a suffisamment entendu, compris et accepté l’idée que le nucléaire produit une électricité (relativement) décarbonée propice à la lutte contre le réchauffement climatique et b) personne ne voit qu’il y a là une contradiction dans les termes, parce que personne ne se demande COMMENT cette électricité est produite. Comme l’hypnotisé à qui on a fait croire que la salle est vide et qui ne voit, ni n’entend les spectateurs qui rient, nous ne voyons pas ce qui est flagrant, et c’est ça l’hypnose.

En effet, contrairement aux panneaux solaires qui captent la lumière et en font directement de l’électricité, le nucléaire produit seulement de la chaleur, c’est-à-dire, ce qu’on cherche justement à éviter à tout prix ! Dès qu’on réfléchit une seconde, on sait, de manière sûre et certaine, que le nucléaire contribue directement et intégralement au réchauffement climatique. Il ne fait que ça : réchauffer l’eau de nos rivières, l’air que nous respirons et la Terre dans son ensemble. Ce n’est pas en grammes de CO2 produits qu’il faut juger de la pollution thermique des énergies mais en calories. Si on l’évalue en unités de chaleur produite, si on se donne le bon thermomètre, l’industrie nucléaire est morte, finie, kaput. Elle fait exactement l’inverse de ce qui est souhaité : produire énormément de chaleur au prix d’une technologie tellement dangereuse qu’elle rend le charbon et ses pluies acides sympathiques.

Conclusion : il nous faut sortir du nucléaire, vite ! Tout est mauvais, tout est à jeter. Mais il nous faut surtout admettre que cette arnaque, nous l’avons gobée, complètement, même les antinucléaires. Dans leur grande majorité, leurs critiques ne mentionnent pas cet argument pourtant rédhibitoire.

Nous avons gobé ça, alors qu’un seul pas de logique suffisait à voir le mensonge. Par conséquent, posons-nous la question de savoir qu’est-ce que nous gobons à présent, tous les jours ? Par exemple : qu’est-ce qui nous amène à trouver logique de confiner les non vaccinés afin de protéger les vaccinés ? Le vaccin n’est-il pas LE moyen de protection ? Si le vaccin est efficace, les vaccinés n’ont pas besoin d’être protégés des non vaccinés. Et si le vaccin n’est pas efficace, s’il ne protège pas de la contamination, alors à quoi sent-il ? Surtout, pour quelles raisons chercher à vacciner toute la population puisque, on le sait à présent, cela n’arrêtera pas la circulation du virus ?

Le mensonge est partout. Vous le savez à présent. Alors ouvrez les yeux. La séance est terminée.

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[[1]] Clin d’œil à Guy Debord dont je paraphrase la citation fameuse : « Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux ». Précisons qu’en russe Pravda veut dire « vérité ».

[[2]] Car il est clair que l’empreinte carbone de l’industrie nucléaire est énorme. Fabriquer les composants, construire les usines, rechercher et produire les combustibles, faire fonctionner l’usine, traiter les déchets, démanteler les vieilles usines et réparer les désastres écologiques et sanitaires en cas d’accident, tout cela engendre des mégatonnes et des mégatonnes de CO2.

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Wow, magnifique texte et raisonnement imparable.
:clap:

à partager massivement

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Merci @eccolulo pour ce partage.
Ajoutez à cela:

  • Le coût de démantèlement largement sous-estimé de nos centrales vieillissantes que nous commençons seulement à payer et qui va exploser.
  • La gestion des déchets désastreuses mais très optimiste :tada:.
  • L’incapacité à gérer ces « bombes » écologiques en cas de crises (catastrophes naturelles, économiques, militaires/terroristes).
  • Les promesses de Notre Merveilleux de faire pulluler des mini centrales dans un marché libéral où c’est la fête aux sous-traitants.
  • Les conditions de travail des « petites mains » sous menaces permanentes de contaminations, confidentialité, précarité, j’en ai fait l’expérience.
    Et il y aurait certainement beaucoup à rajouter.

Encore une fois une industrie impose sa vision obtus et intéressée du Progrès par l’intermédiaire d’un puissant lobbying corrompu/corrupteur, en ce sens la référence au vaccin covid est de circonstance, à ceci près que le secteur énergétique use de l’argument ‹ souveraineté nationale › tout en revendant ses technologies subventionnées à l’étranger.
Je pense, malgré ce constat, qu’il est nécessaire de financer de la recherche dans ce secteur mais comme pour le vaccin, tant que l’efficacité et la sûreté ne sont pas incontestable : on attend et on pousse l’investigation.

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j’ai rajouté la même image que celle sur AVox.

Bravo ça cartonne de commentaires par là-bas !
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nous-sommes-sous-hypnose-la-preuve-237657

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Merci @pvincent pour l’ajout. C’est vrai que c’est mieux comme ça !

Erratum : J’ai buggé, mon raisonnement est fallacieux. Je l’explique ci-dessous dans ce qui constitue le dernier message que j’ai publié à la fin du fil de commentaires de mon article sur Agoravox.

Merci aux différents contributeurs et, en particulier, à ceux qui, arguments à l’appui, m’ont montré que j’avais commis une erreur, d’autant plus intéressante qu’à l’insu de mon plein gré et, je dirais même, à mon corps défendant, j’ai « enduit d’erreur » (disait Coluche) ceux qui m’ont suivi dans mon raisonnement. Je ne citerai pas ces contradicteurs lucides individuellement, ils se reconnaîtront.

Comme je l’ai appris de quelques bons pédagogues, une erreur n’est pas une faute, ce qui est une faute c’est de ne pas reconnaître son erreur.

Alors, il est temps pour moi de clore ce fil en expliquant en quoi consiste exactement mon erreur. Ce sera l’occasion de préciser la notion d’hypnose, ce qui devrait aider à mieux comprendre celle utilisée par l’ingéniérie sociale actuelle qui, dans une multitude de domaines, tente de nous fait prendre des vessies pour des lanternes, c’est-à-dire, nous ment outrageusement et, donc, criminellement.

Tout est parti du répondeur de la Tête au carré dans lequel un auditeur soulignait l’entourloupe d’un nucléaire promu comme énergie décarbonée évitant les gaz à effet de serre alors qu’avant toute chose le nucléaire ça chauffe.

Il m’a semblé que cette remarque était pleine de bon sens, d’autant plus que je n’avais jamais entendu le nucléaire présenté sous cet angle : c’est un truc qui chauffe alors que le problème cardinal de la planète serait le réchauffement climatique.

Cette vision a polarisé toute mon attention et j’ai déployé mon argumentation à partir de là sans me demander comment comprendre que cet argument n’avait pas émergé jusqu’à présent.

Fatale erreur. Je me suis laissé porter par ma conviction et celle-ci a balayé par avance toutes objections possibles tant la logique mise en avant me semblait imparable. Le nucléaire chauffe alors qu’il s’agit de lutter contre le réchauffement. Que voulez-vous objecter à ça a priori ?

Plein de choses que, justement, je n’étais pas disposé à voir, notamment le fait que la production d’électricité avec les énergies fossiles se fait, elle aussi, en chauffant des chaudières remplie d’eau pour faire tourner des turbines. Il y a donc match nul pour ce qui est de la chaleur engendrée par la production d’électricité.

Et il est clair, on nous l’a assez répété, que ce processus de chauffage nucléaire se fait sans émission de CO2. Donc le nucléaire garde, apparemment, un avantage sous ce rapport. Cette apparence d’avantage « sur le papier », il me semble qu’on est bien obligé de l’admettre. Mais concéder un point, ce n’est pas perdre la partie car toute la rhétorique pro-nucléaire et réchauffiste qui peut-être attaquée pied à pied, mot à mot, et avec raison. Simplement, elle ne peut pas l’être avec l’argument que j’avais cru pouvoir mettre en avant.

Il ne m’apparaît utile de tenter de sauver les meubles en critiquant maintenant l’argumentation réchauffiste. D’autres le feront bien mieux que moi. Il me semble préférable de s’attarder sur le processus hypnotique qui a été à l’œuvre dans mon « erreur » car c’est tout de même ça le thème premier de cet article et nous avons maintenant un exemple pris sur le vif !

Pour faire simple, cet épisode d’auto-hypnose inopinée s’explique par la concentration de mon attention sur un seul point du tableau que je déploie ensuite en une représentation globale qui réorganise significativement ledit tableau et emporte la conviction. C’est très exactement cela que fait l’hypnose : une totale concentration sur un aspect particulier, quelqu’il soit, un point lumineux, un pendule en mouvement, une sensation corporelle, une voix, etc. Le consentement initial à se focaliser sur un point précis en oubliant le reste, c’est le b a ba de la manipulation. Celui qui obtient cela « accroche » le sujet et peut ensuite le tirer dans la direction souhaitée. Voilà, tout est là.

Désolé pour ceux qui ont à comprendre qu’ils ont été induits en erreur. Mais la prise de conscience de l’IMMENSE facilité avec laquelle nous pouvons consentir à des représentations biaisées, fausses ou mensongères est une leçon qui valait bien un fromage, n’est-ce pas ? Ne dit-on pas qu’un homme averti en vaut deux ? En tout cas, pour moi c’était une bonne leçon. Merci à tous.

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Pour info la plupart des centrales situées sur les cours d’eau rejettent de l’eau chaude qui perturbe fortement les écosystèmes à proximité, je suppose que c’est également le cas des centrales à charbon… Il y as au moins un réchauffement local😉

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On est bien d’accord. Les centrales nucléaires produisent de la chaleur, c’est incontestable, sauf qu’il en va de même pour les centrales à charbon ou pétrole.

Donc on ne peut tirer argument de ça contre le nucléaire même si toutes ses centrales chauffent l’air ou l’eau et que ça fait des dégats c’est sûr. Tous les arguments contre le nucléaire restent pertinents et je continue de les défendre. Je reconnais simplement que l’argument « production directe de chaleur » ne fait pas la différence avec les autres centrales à énergies fossiles.

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Bravo pour ton renversement de conviction.
Ce type de cheminement dans la réflexion ne peut être que bénéfique à long terme => se forger une opinion

Très juste.
:clap:


à propos du nucléaire

Du peu que j’ai compris sur le nucléaire, c’est que pour des raisons d’efficacité pratique, ce devrait être la solution à prôner si on veut lutter contre le réchauffement climatique, dixit Jancovici. Pour l’avoir un peu écouté, il a ébranlé mes premiers jugements et m’a semblé cohérent dans ses propos. Donc un point pour lui.

Néanmoins, il existe une autre critique (celle de Jeremy Rifkin) qui me parait encore plus pertinente. Le nucléaire, au delà de son efficacité énergétique, c’est juste super dangereux. Donc, augmenter la quantité de centrales nucléaires, c’est prendre encore plus de risques et ce, malgré quelques progrès technologiques qui pourraient encore mieux fiabiliser l’ensemble.

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Un peu comme un ballon dirigeable, ça parait une super bonne idée, mais ça peut vite prendre feu et être balloté par mauvais temps.

Selon moi, il est préférable de tout de suite expérimenter des sources d’énergie plus petites, plus fiables, qui favorisent l’autonomie des citoyens.

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Je ne dirais pas que j’ai changé de conviction. Je reconnais seulement que l’adversaire a un argument qui fait la différence avec les centrales à énergies fossiles.
Mais je reste foncièrement opposé aux centrales nucléaires, justement pour l’argument de Rifkin que tu mets en avant (il en a plein d’autres à ce que je vois !). Leur trop grande dangerosité.
L’idée de faire des mini-centrales est la réponse du lobby à ce risque : quand c’est tout petit, ça peut pas faire trop de dégâts.

Un jour la Réunion en aura une. Si ça déraille, ça salopera juste quatre ou cinq communes. On va pas se gêner pour ça n’est-ce pas ? Voilà l’argument que je sens venir. Il faudrait dire non par avance.

Il nous faut vraiment un conseil consultatif citoyen « vivant » !

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