Marre de la propagande

La télévision, la radio, les journaux sont des médias verticaux. Ce n’est pas interactif. Il y a ceux qui écrivent (les journalistes employés de ces médias), et ceux qui lisent. Le problème, c’est que presque tous les médias verticaux sont la propriété privée de milliardaires (banquiers et industriels) ce qui empêche toute pluralité de points de vue.

Heureusement, Internet existe. Le citoyen lambda peut enfin s’exprimer, écrire, diffuser des informations. Mais c’est aussi devenu une foire d’empoigne. Les médias traditionnels l’ont bien compris : il faut contrôler Internet pour pouvoir continuer à fabriquer le consentement.

Alors, des individus sont apparus : les « trolls ». Leur rôle est de pourrir toute conversation qui permet aux citoyens lambda de se construire une opinion divergente de celle que les milliardaires (propriétaires de la presse) veulent nous imposer. Ils sont là pour étendre la propagande nauséabonde jusque dans les forums d’Internet.

Personnellement, j’ai résilié mon abonnement télévisuel car la propagande me faisait vomir. Et j’en ai marre de lire cette même propagande jusqu’ici.

Alors, comme dans la démocratie athénienne où l’ostracisme permettait de se débarrasser des nuisibles, il est utile, sur Internet, de pouvoir exclure les « trolls ».

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Cette nouvelle catégorie est une expérimentation démocratique.
L’initiateur d’un cercle devient son modérateur principal, en l’occurence ici @jeronimo.sanchez et son groupe de modérateurs @CercleJeronimo.

On va voir à l’usage si cela permet d’apaiser les discussions et de limiter les trolls.

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De manière choisi et délibéré, les médias font en sorte de verrouiller les possibilités d’interaction (débats) et surtout de rendre nulle la réflexion et la formation de l’esprit critique… au sujet de la « globalisation ». LEUR choix est clairement de nous endormir par différents procédés, je l’ai mieux compris en écoutant Peter Watkins un réalisateur de films historiques (« La Commune de Paris » notamment) qui a probablement été censuré.

Comme tu dis il y a depuis quelques années déjà une bataille pour faire de la censure sur internet. On risque de déchanter avec Internet comme avec la télévision si ça continue.

Je me pose la question de savoir si ce forum était pro-mesures-sanitaires du gouvernement, et que la majorité de ses utilisateurs l’alimentaient en sujets renforçant ce point de vue, et que nous serions quelques uns minoritaires à essayer de démonter le point de vue majoritaire, comment nous serions perçus ? Troll ? Admettons au pire qu’il n’existerait même qu’une seule personne à avoir l’avis contraire à la majorité pro-mesures-sanitaire du gouvernement, et que cette personne soit @eccolulo. Comment se comporterait-il vis à vis des avis de la majorité sur les questions liées à la gestion covid ? Troll ?

Sur des questions chaudes, je pense que celui qui est accusé de Troll est dans l’erreur si il n’exerce pas un regard auto-critique sur sa façon de s’exprimer ou sa croyance personnelle, et si il n’admet pas qu’il puisse se tromper et être dans l’erreur, surtout quand le sujet est nouveau et que rien ne permet de prouver dans un sens ou dans l’autre avec certitude. Le postulat consistant à penser et à chercher à convaincre (presque/trop systématiquement) que l’opinion adverse est dans l’erreur, semble une erreur.

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Bon, c’est triste de devoir dire ça mais je pense que Didier Parobert est un noiseux. Il faudrait le virer pour avoir la paix. Je dis ça, je dis rien, je ne suis pas modérateur :wink:

Jérôme, ton message masqué est toujours visible pour qui veut le voir en cliquant sur l’invite officielle. Je suppose que c’était un test. A mes yeux il n’est pas complètement satisfaisant car du contenu illégal, diffamatoire ou autre devrait pouvoir être complètement effacé je crois non ?

Je viens de le dire dans un autre lieu mais je confirme ici qu’on peut complètement effacer un message noiseux ou trollesque. Il disparaît complètement pour ce que j’en vois et c’est sakifo.

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J’ai lu que pour refaire apparaître mon message (celui qui initie ce fil de discussion « test »), il fallait faire ceci :

Votre message a été signalé comme étant du spam : la communauté considère qu’il s’agit d’une publicité ou du contenu trop promotionnel au lieu d’être utile et pertinent au sujet.

Ce message a été masqué suite à des signalements de la communauté. Veuillez donc réfléchir à la manière dont vous pourriez le réviser pour refléter leurs commentaires. Vous pouvez modifier votre message après 10 minutes et il sera visible à nouveau.

Je viens donc de changer une virgule … et on va voir ce qui se passe.

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Est-ce que cela fait également partie des tests des différentes fonctionnalités @pvincent Que suis-je censé faire, là ? Le bouton/icône « poubelle » n’apparait pas sous ce message, contrairement aux autres …

Dans le cadre du test, j’ai cliqué sur la fonction/icône « poubelle » pour supprimer le message de didier.parobert , @pvincent
Personnellement, je le vois encore sur fond rose.
Je vais rafraîchir l’écran pour voir s’il est encore là …

Il est désormais écrit « MESSAGE MASQUE » mais je peux le faire réapparaître à volonté. Toujours sur fond rose.
Est-ce que d’autres personnes le voient encore ?

Je ne le vois pas, la suppression ça marche bien on dirait.

J’imagine que le bouton poubelle n’apparaît plus car le message a déjà été supprimé par son auteur comme indiqué.
Comme tu le vois il s’agit là plutôt d’un signalement systématique par Discourse lorsqu’un auteur demande la suppression de son propre message.

Il y a un délai de 24h avant que « le signalement de suppression en cours » soit supprimé.

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Merci pour ces explications techniques :slightly_smiling_face:

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Puisqu’on parle des médias : La liberté de la presse plus que jamais en péril
L’édition 2021 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) démontre que le principal vaccin contre le virus de la désinformation, à savoir le journalisme, est totalement ou partiellement bloqué dans 73 % des pays évalués par RSF.

« Les journalistes sont confrontés à une ‹ fermeture des accès › au terrain comme aux sources d’information, du fait ou au prétexte de la crise sanitaire », explique l’ONG.

Pour la France, 34e sur 180 pays. Les principales violations des droits de la presse dans l’hexagone se sont principalement déroulées lors des manifestations contre le nouveau schéma national de maintien de l’ordre et le projet de loi de « sécurité globale », qui prévoient de limiter la diffusion d’images des membres des forces de l’ordre.

Face à de nombreux cas de violence policière, la couverture des manifestations est devenue une tâche compliquée pour les journalistes. Plusieurs d’entre eux ont été blessés par tirs de LBD (lanceurs de balles de défense), des matraques ou intoxiqués par du gaz lacrymogène. D’autres sont devenus la cible d’arrestations arbitraires ou se sont fait confisquer leurs matériels de reportage.

« Les journalistes d’investigation ne sont pas non plus à l’abri des pressions. Au cours de l’année 2020, au moins deux d’entre eux ont été convoqués par la police des polices (IGPN) dans le cadre d’enquêtes pour « recel de violation du secret professionnel », un recours qui peut menacer le secret des sources », explique l’association.

La question de l’indépendance éditoriale des médias est encore un sujet sensible. En cause, la concentration verticale des médias (leur intégration à des groupes ayant des intérêts dans d’autres secteurs de l’économie). Cette situation a amplifié les conflits d’intérêts et accru la méfiance.

Je ne sais pas si on mesure le pluralisme dans ce classement, qui pourtant est un critère absolument nécessaire pour éviter la manipulation des masse…pour ma part, je trouve qu’il n’y en a plus depuis les années 1970 et que les grands médias, qui font d’ailleurs l’objet d’une défiance de plus en plus forte, pour la majorité d’entre-eux, du fait, de leurs liens visiblement avérés avec le pouvoir politique.

Selon ACRIMED :

Pour peu qu’on ne confonde pas le pluralisme avec la multiplicité toujours souhaitable des médias et de leurs opérateurs, le pluralisme dans les médias, entendu de façon élargie et dans toutes ses dimensions, englobe ou devrait englober, en prenant soin de les distinguer, la pluralité des opinions, la diversité des informations, la variété des goûts et des cultures.

Le pluralisme ainsi compris doit s’exercer, pour être lui-même pleinement garanti, selon deux modalités : comme un pluralisme généralisé et comme un pluralisme particulier à chaque média.

  • Comme un pluralisme généralisé à l’ensemble de l’espace médiatique ou à un secteur de cet espace (presse, radio, télévision, internet).

  • Comme un pluralisme particulier à chaque média qui diffère selon qu’il s’agit de médias d’opinion qui assument une orientation éditoriale de parti-pris (voire partisane) ou de médias de consensus qui prétendent fédérer des publics ou des usagers indépendamment de leurs opinions.

Perso, je vois les médias publics pas pluralistes et contrôlés directement par l’État ! Ils sont la photocopie des médias mainstream privés reflétant la doxa néolibérale comme l’État lui-même.

Rapport RSF : La liberté de la presse plus que jamais en péril

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La raison pour laquelle les journalistes régurgitent le discours étatique néolibéral sans aucun pluralisme d’opinion, c’est parce qu’ils sont les employés/salariés, au même titre que les politiciens, des plus grandes fortunes du pays.

Le vainqueur d’une élection à grande échelle est celui qui a le plus gros budget (=plus gros soutien des banques) et la plus grosse diffusion médiatique (=plus gros soutien des propriétaires des médias de masse). Une fois élu, c’est à ses financeurs qu’il est redevable (s’il veut être encore aidé lors d’une prochaine élection … ou si ses financeurs ont des dossiers très compromettants à son sujet, genre réseaux pédocriminels). L’élu n’est pas redevable vis-à-vis de ses électeurs. L’article 27 de la Constitution (reporté de Constitution en Constitution depuis 1791) le dit bien : « le mandat impératif est nul ». L’élu n’est obligé en rien par ses mandants.

Quant à la définition des journalistes, l’expression « pute ou chômeur » est extrêmement lucide. Quand moins de 10 milliardaires possèdent quasiment toute la presse française (télévision, radio, journaux nationaux et régionaux), si on ne plie pas à la propagande, on est viré.
Et l’État rajoute une couche en 2020 : 666 millions de subventions à la presse (c’est-à-dire : dons aux milliardaires par l’employé-de-banque Emmanuel Macron avec l’argent des contribuables). A noter le choix du montant : 666. Les lecteurs de la Bible apprécieront.

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Attention toute fois à ne pas trop généraliser,

Le premier post de ce topic fait référence à une enquête d’ ACRIMED et du Monde Diplo!
La presse indépendante existe, et pour quelle ne dépende pas des milliardaires et de la pub il nous faut la financer et la promouvoir. Il pourrait être intéressant de lister et partager des médias indépendants et professionnels. Qu’en pensez-vous ?

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Des médias indépendants et professionnels, cad, ceux qui vivent de dons sur Internet c’est ça, (à part Rivarol bien sûr) ?

Oui, ceux qui sont financés par leurs lecteurs ,qui font du travail de fond/investigation et qui ne sont pas dans la réaction épidermique à la moindre polémique stérile.
Ma référence c’est le Monde diplomatique, le récent Blast-info à l’air prometteur, au niveau local je pense au Tangue et peut être se renseigner sur le Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (chose que je n’ai pas fait). Quand a Rivarol, j’ai un préjugé mais je n’ai jamais était voir…

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Bonjour @manu,

Bien d’accord avec toi, plutôt que de s’apitoyer sur la corruption des merdias par les millardaires, essayons de trouver une modèle alternatif qui pourrait fonctionner et cherchons des exemples autour de nous qui vont dans la bonne direction :

  • Mediapart
  • Le Média
  • Blast
  • QG
  • Le Canard Réfractaire

et localement, le tangue, même si je ne partage pas la ligne éditoriale

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Sur du long terme, il faudrait que les entreprises du secteur de la presse appartiennent à leurs employés et non à des investisseurs industriels ou bancaires. En synthèse : la presse aux journalistes (et non aux vendeurs d’armes, aux industriels de la télécommunication ou aux financiers)

Dans un premier temps, on ne verrait pas forcément de différence puisque tous les journalistes en place sont « conformes » à l’idéologie néolibérale ; ceux qui ne le sont pas sont au chômage. Mais petit à petit, des nuances d’analyse/des sensibilités politiques apparaîtraient d’un journal à l’autre, d’une radio à l’autre, d’une chaîne de télévision à l’autre. Pas superficielles mais bien sincères.

Plus généralement encore, cette propriété collectives des entreprises par les travailleurs eux-mêmes, et non par des investisseurs extérieurs, est synonyme de la fin du capitalisme, ou, comme le dit Bernard Friot : de la propriété privée lucrative (qu’il distingue de la propriété privée d’usage).