Le Nouveau Monde - tableau de la France néolibérale

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Une des grandes idées de l’ouvrage est que le projet néolibéral est porté par une classe
minoritaire, la bourgeoisie. Quelle proportion représente-t-elle ?

Si nous avons choisi de parler de « bourgeoisie », plutôt que des « élites », ou des « riches », c’est parce que c’est le mot qui, traditionnellement, sert à désigner ceux qui détiennent le capital. Selon le type de capital que l’on retient (économique, culturel, scolaire…), on parvient à des décomptes différents. Mais il est certain qu’il s’agit – par définition – de groupes minoritaires.

Si elle est minoritaire, comment la bourgeoisie impose-t-elle son projet néolibéral ?

Qu’un groupe minoritaire puisse satelliser ou agréger autour de lui, le temps d’une élection ou plus durablement, des groupes secondaires, n’est pas chose nouvelle. Ce qui est plus neuf, c’est qu’aujourd’hui la participation électorale est si faible, et l’offre politique si émiettée, que des candidats peuvent être élus par d’assez faibles minorités. Cette position de faiblesse structurelle du pouvoir explique sans doute le durcissement des politiques de contrôle et de répression, également analysé dans Le Nouveau Monde.

Selon vous la crise écologique modifie-t-elle le projet néolibéral ?

On voit émerger un néolibéralisme superficiellement verdi – on trouvera, dans notre livre, maints exemples de ce greenwashing. Mais, au fond, le compromis entre écologie et néolibéralisme paraît impossible : d’un côté, la nécessité de penser l’intérêt général, de planifier, d’imposer des limites ; de l’autre, le règne des intérêts particuliers, la liberté du marché, un imaginaire d’expansion et de maximisation continue…

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