Le Covid-19 : la plus vaste opération d’ingénierie sociale de l’histoire ? – Lucien Cerise répond aux questions de Rivarol

Rivarol : Pensez-vous que nous avons assisté avec le confinement mondial à la plus vaste opération d’ingénierie sociale de l’histoire ?

Lucien Cerise : Selon la définition que je propose sur la base des travaux de Karl Popper et Kevin Mitnick, l’ingénierie sociale est la transformation furtive d’un sujet social, individu ou groupe. Le caractère furtif, qui évoque la notion de piratage, au sens informatique, c’est-à-dire d’invisibilité et de camouflage, est plus ou moins marqué selon les cas. En l’occurrence, la furtivité est presque absente de cette opération mondiale, dont le confinement n’est qu’une partie, car tout est avoué, ou presque. Le pouvoir mondialiste dissimule à peine ses intentions et parle dans les médias d’une nouvelle réalité émergeant de la crise – car « plus rien ne sera comme avant » – en posant des questions orientées du genre « Que sera le monde après le Covid-19 ? », comme s’il y avait une raison pour que le monde change.
Dans le réel, l’épidémie est finie et le nombre de décès est resté dans la moyenne d’une grippe saisonnière. Cependant, Bill Gates, et d’autres, insistent encore et nous répètent : « Pas de retour à la normale sans vaccination et sans traçabilité numérique des populations ! »
Le programme originel de cette opération consistait en un confinement d’au moins 18 mois, jusqu’en 2022, voir les propos de Neil Ferguson ou Alain Bauer. Que cela se termine aussi vite dans le réel est donc un échec pour le pouvoir, mais il n’abandonne pas et essaye de pérenniser la crise malgré tout de manière virtuelle, dans les médias, en faisant planer la menace d’une deuxième vague et d’un reconfinement, et en exigeant encore le respect des gestes barrières et du port de masques, ce qui donne à voir le spectacle étrange d’une pantomime sociale théâtrale sans objet.
Il s’agit donc bien d’une tentative de transformation de la société, et dans des proportions effectivement inédites pour ce qui concerne l’usage de la fiction. En comparaison, les deux guerres mondiales, qui n’avaient aucune raison d’être déclenchées en dehors d’une propagande de guerre massive, furent déjà des opérations d’ingénierie sociale très réussies, c’est-à-dire des conflits triangulés à l’échelle planétaire, mais la part de fiction et de virtuel était moindre car de nombreux événements se déroulaient tout de même dans le réel. En revanche, le coronavirus ne produit rien d’extraordinaire par lui-même dans le réel, sa dangerosité exceptionnelle n’existe que dans la parole politico-médiatique, celle-ci devant générer par effet d’hypnose collective une sorte de réalité virtuelle hologrammatique dans laquelle un virus abominable menace l’humanité et risque de faire des millions de morts. Dans cette perspective, le principal problème à gérer pour le gouvernement français est la surface d’extension de l’hallucination collective. Comme on dit, il est possible de mentir à beaucoup de gens, mais on ne peut pas mentir à tout le monde.

Quels furent les mécanismes de la mise en place de cette opération ? Que révèlent les réactions des Français face à cela ?

Le neuro-piratage d’un individu ou d’un groupe a souvent besoin d’un alibi, un prétexte, dont le rôle est de faire accepter au sujet cible sa propre transformation par un acteur extérieur, selon le principe du pompier pyromane. Au prétexte d’un problème, plus ou moins réel ou fictif, on en profite pour transformer la société de façon définitive. Si Bill Gates et Jérôme Salomon nous avaient dit « Nous allons vous enfermer chez vous, puis vous serez vaccinés et pucés comme du bétail », tout le monde aurait dit « Non ». Pour fabriquer le consentement à ce traitement, il faut donc un prétexte, ici une « pandémie », que Bill Gates a baptisée Pandemic 1 dans un article (« The First Modern Pandemic »), afin de préparer les esprits à ce qu’il y en ait une deuxième, une troisième, etc. .
De nombreux Français ont grogné contre cette opération, j’en fais partie, mais globalement nous nous sommes soumis physiquement, moi comme tout le monde, parce que l’État et sa police contrôlent parfaitement la situation et qu’il n’y a aucune possibilité de leur échapper, sauf en imagination.
L’alternative est simple : soit vous contrôlez l’État et la police, soit ce sont eux qui vous contrôlent, point à la ligne.

Comment la pandémie a-t-elle été utilisée pour renforcer l’appareil de surveillance des populations ? Quelles sont les mesures qui vous semblent les plus dangereuses pour l’avenir ?

Au niveau mondial, la crise a permis de renforcer la traçabilité numérique des populations.
En France, on voit aussi se dessiner un double standard du contrôle social. Par exemple, pendant le confinement, des mesures d’allègement de la surveillance ont été décrétées pour certaines catégories de la population et dans certains quartiers. Nous ne sommes qu’au début de ce processus.
La vraie nature du projet de surveillance n’est pas une surveillance uniforme mais discriminée, par application de la « discrimination positive » aux minorités, qui bénéficient de passe-droits et de dérogations, ce qui se traduit concrètement par une liberté de mouvement supérieure à celle de la majorité silencieuse. La Commission européenne travaille sur un passeport commun de vaccination pour les citoyens de l’Union européenne, ce qui permettra de les bloquer aux frontières s’ils n’ont pas été vaccinés. En revanche, les immigrés clandestins pourront continuer à franchir toutes les frontières sans être vaccinés.
L’horizon visé est la création d’une nouvelle hiérarchie et aristocratie de privilégiés au plan international et au sein des nations, avec un redécoupage territorial qui nécessitera des passeports intérieurs pour aller d’une région à l’autre, sauf pour certaines personnes et catégories de personnes.

Internet fut le vecteur de toutes les contestations contre les vérités officielles. Pensez-vous que les GAFA vont réduire cet espace de liberté ?

Les GAFA cherchent un moyen de couper les segments d’Internet permettant la réinformation et l’auto-organisation horizontale du peuple. Cela se fera au prétexte d’un virus informatique obligeant à ne conserver que des fonctions inoffensives du cyberespace : messageries professionnelles, médias conventionnels, etc. .
Le champ de bataille est l’esprit. La réinformation, la métapolitique et la dissidence sur Internet préparent la victoire des partis politiques populistes, ce qui inquiète le pouvoir suprême mondialiste. En soi, la contestation en ligne et virtuelle est impuissante, mais elle va inévitablement se convertir un jour dans le champ institutionnel, par des victoires électorales menant légalement à un changement de régime. L’accession au pouvoir par les urnes de Poutine après Eltsine, de Trump après Obama, de Victor Orbán ou des conservateurs polonais après les libéraux dans leurs pays respectifs, et même de Salvini bien que cela fut abrégé, toutes ces victoires électorales sont des avertissements, reçus 5/5 par les GAFA qui travaillent main dans la main avec les réseaux de George Soros. Même Jair Bolsonaro, le président du Brésil, a vu son compte Twitter censuré parce qu’il s’opposait au confinement de masse. Certaines forces estiment avoir une autorité supérieure à celle des représentants élus démocratiquement.

Que vous inspire la loi Avia ?

Un principe de base en psychologie est que la verbalisation des émotions permet de les apaiser. Verbaliser la colère, ce que certains appellent la « haine », permet de se défouler et de se calmer. Internet et les réseaux sociaux servent donc d’exutoires pour ce que le politiquement correct anglophone nomme le Hate Speech . Si l’on ne peut plus exprimer verbalement sa colère, celle-ci aura une forte tendance à s’exprimer physiquement par des passages à l’acte violents, contre autrui ou contre soi.
La loi Avia, qui a pour but officiel de lutter contre l’expression de la colère dans le virtuel, a donc en fait pour but officieux d’augmenter l’expression de la colère dans le réel, et d’amplifier ainsi les tensions et la fréquence des passages à l’acte de violence physique. Il est cependant très facile de contourner cette loi de deux façons : soit en utilisant des noms de code (les Inuits, les CPLF, etc. ), soit en partageant des contenus de médias acceptés par le pouvoir, mais qui disent la vérité malgré tout, ce qui constitue environ 10 % de la production totale des médias conventionnels. Si le pouvoir commence à censurer les contenus issus de Libération , du Figaro , du Monde , de BFM TV, etc. , il commence à se tirer une balle dans le pied. Il ne faut donc pas hésiter à le pousser dans cette direction en l’aidant à se frapper lui-même dans des boucles de rétroaction.
Un exemple récent de choc en retour de la loi Avia : des militants LGBT ont vu leurs comptes Facebook censurés parce qu’ils avaient utilisé le terme péjoratif de « pédé ». Ces phénomènes vont se multiplier d’eux-mêmes mais nous pouvons aussi les favoriser pour aider le système à s’effondrer sur lui-même.

La guerre déclarée à « l’argent liquide » est une priorité de l’oligarchie. Pourquoi ?

L’argent liquide permet le respect de la vie privée dans le champ économique. C’est très exactement ce qui fait horreur à l’oligarchie, qui rêve d’une gestion panoptique universelle omnisciente et omnipotente de la société. La vie privée crée des angles morts et des zones d’ombre dans le système. Le pouvoir lui mène donc fort logiquement une guerre totale afin d’éliminer toute incertitude et imprévisibilité dans le système.

Au final, croyez-vous que cet épisode aura permis une prise de conscience dans les masses ?

Pour déterminer s’il y a une prise de conscience des masses ou pas, il faut pouvoir quantifier cet éveil des masses. Nous verrons donc aux prochaines échéances électorales, sur la base de chiffres concrets, si les Français commencent à s’éveiller. Toute autre méthode intuitive est livrée à l’arbitraire subjectif et aux bavardages.
Une chose est certaine : si Emmanuel Macron est réélu en 2022, ce sera la preuve qu’il n’y a eu aucune prise de conscience. Pour déloger Macron de l’Élysée, nous devons gagner les élections contre lui. Les autres solutions sont utopiques car les « forces de l’ordre » s’interposeront.
L’hégémonie culturelle et la victoire des idées ne sont donc pas suffisantes, il faut aller jusqu’à la reconquête des institutions, afin de se faire obéir des forces de police au lieu de les subir. C’est ainsi que le peuple conscientisé et organisé en partis politiques pourra à nouveau « faire la loi », c’est-à-dire la rédiger et l’imposer à l’oligarchie mondialiste.

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Tu reproduis un texte provenant d’un blog relativement connu pour ses polémiques mais tu ne donnes pas ton propre point de vue critique. Est-ce un texte qui coïncide à 100% avec ta propre opinion ?

En règle générale, quand on cite une source, il est d’usage de rajouter un commentaire introductif permettant aux lecteurs de gagner du temps soit en disant je suis d’accord avec … je suis en désaccord avec … Ceci est mon interprétation ‹ relative › de la F.A.Q, rubrique Postez seulement vos propres trucs

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De même que désormais quand on tape le mot « racist » dans la recherche de Twitter, le premier compte sur lequel on tombe est celui de Donald Trump.

Maintenant, on ne peut pas nier que Trump est un cowboy et qu’il n’a pas grand chose à faire des étrangers. Cependant, par ces détournements d’outils de réseaux sociaux, les mondialistes essayent de se protéger sur leurs propres agissement.

Tout ça ne peut continuer longtemps sans qu’il y ait un retour de bâton pour les uns comme pour les autres.

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D’accord @pvincent.

Alors, je ne suis pas un aficionado du journal/blog Rivarol. J’ai juste entendu qu’il avait l’étiquette « extrême-droite ». Mais non seulement j’attache peu d’importance aux étiquettes mais en plus, je ne fais plus du tout confiance aux médias dominants (propriété privée de quelques milliardaires) qui distribuent les étiquettes.

Quand bien même Rivarol serait d’extrême-droite, les questions posées sont pertinentes.

La personne interrogée est Lucien Cerise, co-auteur d’un ouvrage que j’ai lu intitulé « Gouverner par le chaos ». Excellent livre. Cette personne est tout à fait appropriée pour répondre aux questions. J’ai déjà eu Lucien Cerise parmi mes contacts sur Facebook (avant que mon compte soit supprimé par la censure) et je l’ai à nouveau sur VK (le réseau social russe). Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit (nous avons dialogué en privé) mais sur ce sujet précis de l’ingénierie sociale, c’est une pointure, quelqu’un de référence.

Donc, je ne juge pas le blog/journal dans son ensemble, ni même le journaliste, ni même la personne interrogée.

Par contre, le contenu des réponses est extrêmement pertinent et c’est la raison pour laquelle j’ai partagé cet article sur Ronkozé. Pour sa pertinence, de mon point de vue subjectif. Je pense que j’ai aussi dû le partager sur mon blog.

J’adhère à ce qui est écrit, à savoir :

  • que les mondialistes ont cherché à imposer la vaccination mondiale
  • que cette vaccination devait s’accompagner d’un puçage électronique de toute l’humanité
  • mais que les mondialistes ont provisoirement échoué.

Parfait, merci pour cette réponse claire et argumentée.
C’était plutôt pour titiller sur la forme de ton commentaire.

Sur le fond, moi aussi, j’ai trouvé très pertinent cet article. Par rapport au dernier paragraphe, je retiens que si les gens réélisent un banquier-président, cela signifie que collectivement, nous sommes inconscients.

Pour en revenir au jeu de dupe politique local, avez-vous que pour la mairie de St Denis, il y a 2 partis en lice ?

  • celui de D.Robert, pro-Macron
  • celui de E.Bareigts, pro-Macron

Blanc-bonnet, bonnet-blanc, la peste, le choléra … ou l’abstention.

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Comme disait Coluche, « si l’élection servait à quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit. »

On peu toujours espérer qu’il y ait des exceptions (cela s’est déjà produit) mais c’est rare; comme toutes les exceptions.

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Je ne comprends pas pour quel parti est ce qu’il appelle à voter?

Il ne le précise pas dans l’article mais je sais que Lucien Cerise pense que seul parti capable de le faire est le Rassemblement National, mais pour lequel il voudrait que Marine Le Pen cède sa place à Thierry Mariani.

Je précise que ceci fait partie des choses avec lesquelles je suis en désaccord avec lui; alors que sur le strict contenu de l’article (ingénierie sociale, volonté manifeste et avouée de Bill Gates de vacciner l’humanité entière, avec un puçage électronique) je ne peux qu’être d’accord avec l’analyse.

L’analyse, oui, sa solution, non.

PS : Dans le prolongement de ce que j’écrivais à @pvincent, j’essaie ne pas juger une personne globalement mais de trouver ce qui est enrichissant. J’ai une anecdote en tête. Lors de la conférence qu’Etienne Chouard a donnée chez Rico Nourry l’année dernière, je discutais avec une jeune femme à propos de Pierre-Joseph Proudhon. Elle rejetait le personnage parce qu’il était misogyne. Je lui ai répondu « Oui, il était misogyne, mais comme tous les hommes de son époque. » Et d’ajouter « Ce n’est pas ce qu’il avait de commun avec les autres qui m’a intéressé chez lui mais ce qu’il avait de différent » (en l’occurrence des essais tels que « Qu’est-ce que la propriété ? »). Même chose pour Athènes de 600 à 400 avant J.-C. Aux critiques conspuent en affirmant que c’était une société esclavagiste, j’ai répondu « Oui, comme toutes les sociétés de l’époque, en Grèce ». Mais c’est ce qui la différenciait des autres qui était intéressant, pas ce qu’elle avait de commun. Chacun apporte ainsi une petite pierre à l’édifice. Comme un colibri qui apporte sa goutte d’eau pour éteindre un incendie, paraît-il.

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Cerise utilise en effet ouvertement la rhétorique de l’extrême droite en stigmatisant les minorités:

Lucien Cerise
La vraie nature du projet de surveillance n’est pas une surveillance uniforme mais discriminée, par application de la « discrimination positive » aux minorités, qui bénéficient de passe-droits et de dérogations, ce qui se traduit concrètement par une liberté de mouvement supérieure à celle de la majorité silencieuse.

Alimaj Tacsam dénonce lui aussi l’inégalité ethno-sociale face au coranavirus et au confinement. Loin d’avoir été privilégiées (comme l’insinue Cerise), les minorités en ont été les premières victimes:

A l’intérieur même du territoire dit métropolitain, on retrouve les mêmes « lignes de partage de la couleur » qui, tout en traçant des frontières sociales bien visibles, restent perméables aux « passages » de dizaines de milliers de travailleurs et travailleuses résidant en banlieue et se reversant quotidiennement sur la ville pour assurer la continuité de la vie de tous et de toutes : autant de peaux brunes en masques blancs jetables qui, sans être recensées par des statistiques ethniques, inexistantes en France, étaient encore plus visibles dans les transports bondés au petit matin et dans les rues désertes pendant le confinement. Ce sont ces mêmes personnes qui ont payé le prix le plus élevé de l’état d’urgence sanitaire, faisant face à une routine périlleuse de métro-boulot-contagion en même temps qu’à l’acharnement des forces de police qui ont profité de tous les moyens mis à leur disposition pour faire régner la peur, au nom du maintien de l’ordre public et de la protection de l’hygiène sociale, dans les périphéries franciliennes et d’ailleurs.

Pour approfondir:

Ta critique pourrait être qualifiée d’« ad hominem ».

En effet, si se peut tout à fait que Lucien Cerise dise des « conneries » sur plein de sujets. Mais peu importe ! Cela ne remet absolument pas en défaut son analyse dans cet article précis.
En effet, là, sur l’ingénierie sociale, c’est une pointure. Même l’excellente Valérie Bugault fait référence à Lucien Cerise sur ce thème précis.

C’est exactement ce que j’écrivais dans le PS: à propos de Pierre-Joseph Proudhon. Ce n’est pas parce qu’il était misogyne que son essai « Qu’est-ce que la propriété ? » n’est pas un chef-d’œuvre de l’anticapitalisme.

Je ne comprends pas ta posture visant à essayer de décrédibiliser systématiquement les dissidents. On dirait, comme l’a d’ailleurs déjà écrit @pvincent, que tu te fais automatiquement « l’avocat du diable ».

Quel intérêt as-tu à tenter de « descendre » tous ceux qui contribuent à dénoncer les malversations des dominants ?
Il se peut que ce soit simplement pour donner à réfléchir, c’est-à-dire pour titiller l’esprit critique même vis-à-vis de ceux qui sont bienveillants pour le peuple, mais avoue que cela laisse aussi planer le doute que tu puisses « travailler » (consciemment ou inconsciemment) pour le pouvoir en place.

Je t’invite pacifiquement à y réfléchir.

La citation que j’ai donnée est tirée de l’article que tu as partagé (Réponse à la question Comment la pandémie a-t-elle été utilisée pour renforcer l’appareil de surveillance des populations ?). Je ne vois pas en quoi ma critique serait « ad hominem », car je ne fais que commenter l’analyse que tu as partagé. A aucun moment, je ne critique autre chose que les arguments que Cerise et je ne pense pas que discuter du ben fondé de ses arguments puisse être assimilé à de la décrédibilisation.

Je réponds donc publiquement à des attaques personnelles qui devraient plutôt être réglées en message privé.

Tu partages une interview, c’est bien pour qu’on en discute ensemble non? Le but d’un forum, c’est bien de s’enrichir de la vision des autres, non? Je ne comprends pas la violence de ta réaction face à la critique. J’avance des contre arguments sur une partie du discours de Cerise et toi tu ne réponds pas aux arguments, mais tu lances des accusations personnelles contre moi. Tu réagis comme si en remettant en cause les affirmations de Cerise, je devenais ton ennemie! Comme si parce que je ne partage pas ta vision du monde, je serai forcement contre le peuple et pour les puissants…

D’autre part, je ne critique pas " tous ceux qui contribuent à dénoncer les malversations des dominants", seulement ceux qui le font sur des arguments qui ne me convainquent pas. Les deux articles que j’ai partagé plus haut (celui de Alimaj Tacsam et ceux de De Facto) sont par exemple clairement dénonciateurs de malversations, le rapport des Amis de la Terre au sujet du lobbying également.

Je ne souhaite cependant pas prolonger d’avantage la polémique. Je t’invite dorénavant à répondre à mes arguments sur le forum et à m’adresser les commentaires éventuels sur ma personne en message privé.

Au temps pour moi ! Désolé ! J’ai perdu une bonne occasion de me taire. :wink:

Mais pour le coup, j’avais une compréhension différente du paragraphe d’où tu as extrait ces lignes et répondu avec la citation d’Alimaj Tacsam

Partant d’une simple observation (deux poids deux mesures entre les amendes distribuées dans certains quartiers et la liberté de circuler en toute impunité dans d’autres), Lucien Cerise a développé son analyse en comparant le sort réservé à tous les citoyens union-européens (quelle que soit leur origine ethnique me semble-t-il) avec celui des travailleurs pauvres venus d’ailleurs (c’est ainsi que je le comprends).

La Commission européenne travaille sur un passeport commun de vaccination pour les citoyens de l’Union européenne, ce qui permettra de les bloquer aux frontières s’ils n’ont pas été vaccinés. En revanche, les immigrés clandestins pourront continuer à franchir toutes les frontières sans être vaccinés.

Cette procédure permet en même temps à l’État d’assigner à résidence ses propres « citoyens » tout en important des travailleurs acceptant des salaires de misère. L’État empêche ainsi son gagne-pain de sortir (les consommateurs-contribuables) et les propriétaires des moyens de productions (ceux qui délocalisent habituellement) font entrer le tiers-monde à l’intérieur des frontières union-européennes (pour minimiser les coûts de productions et maximiser les profits des actionnaires).

Voilà l’intégralité du passage où Cerise évoque la question des minorités et des migrants

La vraie nature du projet de surveillance n’est pas une surveillance uniforme mais discriminée, par application de la « discrimination positive » aux minorités, qui bénéficient de passe-droits et de dérogations, ce qui se traduit concrètement par une liberté de mouvement supérieure à celle de la majorité silencieuse. La Commission européenne travaille sur un passeport commun de vaccination pour les citoyens de l’Union européenne, ce qui permettra de les bloquer aux frontières s’ils n’ont pas été vaccinés. En revanche, les immigrés clandestins pourront continuer à franchir toutes les frontières sans être vaccinés.
L’horizon visé est la création d’une nouvelle hiérarchie et aristocratie de privilégiés au plan international et au sein des nations, avec un redécoupage territorial qui nécessitera des passeports intérieurs pour aller d’une région à l’autre, sauf pour certaines personnes et catégories de personnes.

Les minorités auraient une « liberté de mouvement supérieure à celle de la majorité silencieuse »? De quels " passe-droits et de dérogations" auraient elles bénéficié? Cerise lance des accusations sans les appuyer par des preuves. Le dossier de De Facto montre au contraire comment les minorités ont été les premières victimes des mesures de contrôle policier. Elles ont été contraintes de circuler car elles occupent surtout des postes de travail qui n’ont pas été interrompu par le confinement.

Les migrants pourront « continuer à franchir toutes les frontières sans être vaccinés » car une élite bénéficierai ainsi d’une main d’œuvre à peu de coût?

S’il existe un complot des puissants pour favoriser l’arrivée des migrants en Europe, ses « puissants » manquent singulièrement d’organisation et d’efficacité. La traversée de la méditerranée se fait dans des conditions plus que précaires qui ne servent pas vraiment les intérêts des actionnaires. Au niveau mondial, d’ailleurs c’est plutôt un mouvement contraire qui semble s’amorcer de nombreux migrant/travailleurs pauvres ont perdu leur emploi et tentent de regagner leur pays d’origine:
http://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200506-inde-gouvernement-prévoit-rapatrier-citoyens-bloqués-étranger
http://www.rfi.fr/fr/économie/20200624-coronavirus-le-sort-travailleurs-migrants-inquiète-l-oit

Mais au delà des accusations gratuites, ce qui me dérange profondément dans le discours de Cerise c’est la volonté de stigmatiser des groupes sociaux (les minorités et les élites) et de les opposer à « la majorité silencieuse ». Pour moi, c’est d’abord un discours électoraliste qui vise à rassembler derrière un parti, en entretenant l’illusion que désigner des boucs émissaires permettrait de régler les inégalités sociales et économiques.

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C’est possible que Lucien Cerise souhaite favoriser le parti Rassemblement National (qu’il ne cite pas explicitement) contre « l’extrême-banque » LREM, en effet. Mais lui-même (à ma connaissance) n’ambitionne pas de poste électoral particulier. J’ai quand même été très surpris qu’un ancien anarchiste ait choisi de soutenir un parti politique donné, et en plus ce parti que je considère personnellement comme de l’opposition contrôlée, un « épouvantail » toujours bon à faire gagner l’autre, et que les médias de masse favorisent toujours jusqu’à un certain seuil (depuis 1981) pour permettre au plus capitaliste-bourgeois-bancaire des candidats de gagner « contre » le méchant-candidat-d’extrême-droite.

Sur les contrôles, pendant la « crise covid-19 », j’ai entendu qu’il y avait eu en France des centaines de milliers d’amendes/contraventions. J’ai également vu des images de différentes villes et quartiers. J’ai remarqué que dans les quartiers populaires des grandes villes (à Barbès notamment mais c’était la même chose à la Réunion, dans le quartier populaire où j’habite), les gens circulaient masqués ou pas, sans être importunés par des verbalisations (alors que, il est vrai, la police les ennuie tellement souvent pour « délit de faciès » en temps normal). A l’inverse, les beaux-quartiers des grandes villes (mais j’ai constaté ça aussi lors d’une sortie à Saint-Pierre) étaient quasiment déserts et avec des policiers cachés prêts à sauter sur le chaland. Le comble, c’était des hélicoptères déployés pour traquer les promeneurs solitaires ou les plagistes isolés.
Donc, cela me semble factuel même si je n’ai pas les statistiques officielles par zone géographique, il y a eu un traitement différent des actions policières ou de gendarmerie pour la distribution de contraventions.

Sur l’immigration illégale, si elle est tolérée, c’est parce qu’elle sert des intérêts économiques. On retrouve beaucoup de tels travailleurs dans le BTP et je me souviens d’un article de TF1 qui défendait ces « pauvres sans-papiers » en omettant d’avouer que TF1 appartient au groupe Bouygues et qu’il est (d’après les infos que j’ai eu) un des gros employeurs de travailleurs à la limite de la légalité. Le groupe lui-même est d’ailleurs à la limite de la légalité (cf. toutes les péripéties au début du chantier de la NRL).

L’exploitation de la misère humaine se fait aussi lors de la traversée de la Méditerranée. Il y a des passeurs très bien organisés qui entassent des Africains comme des sardines dans de grands zodiacs, avec leurs gilets de sauvetages oranges. Ils les amènent ensuite à 20km des côtes africaines et lancent un appel à l’aide. Sur ce, accourent des bateaux « humanitaires » financés par telle ou telle ONG de George Soros, le « milliardaire philanthrope » (oxymore). Je crois que c’est dans une des émissions d’Alexis Cossette-Trudel, que j’avais vu le ballet des bateaux en question sur une carte de géolocalisation. C’était flagrant. Avec cette organisation, on a largement dépassé la dimension artisanale du trafic de travailleurs pauvres.

Mais les « maîtres du monde » ont décidé de passer à la vitesse supérieure fin 2018 en signant le Traité de Marrakech. La crise des « gilets jaunes » (graphiquement annoncée par The Economist un ou deux ans avant), artificiellement lancée par Jacline Mouraud (clairement LREM depuis) avait servi à occuper l’espace médiatique le temps de la signature. Mais on sait tous que ce mouvement qui ne devait durer que 3 ou 4 semaines maximum a échappé au pouvoir et qu’ils ont mis du temps à réprimer puis à diviser les « gilets jaunes » authentiques.

Il ne faut pas sous-estimer la puissance des comploteurs (encore que, ils se cachent de moins en moins, donc ce sera de plus en plus erroné de les traiter de comploteurs) qui nous dirigent car ils ont quand même réussi à assigner à résidence trois milliards de personnes pour une épidémie qui a fait moins de victimes qu’une simple grippe saisonnière. Et ils nous préparent le pire lors du tout prochain Forum Économique Mondial (en ce moment même , juin 2020) : le « Big Reset », la Grande Réinitialisation. Mais c’est un autre sujet; ou alors le prolongement de cette vaste opération d’ingénierie sociale.

Voici une vidéo qui évoque ce prolongement préparé depuis belle lurette (au moins 10 ans compte tenu de la publication du rapport de la fondation Rockefeller en 2010 qui annonçait déjà une pandémie et ses conséquences économiques et financières) :

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ô combien d’accord. Les étiquettes n’ont plus aucun sens depuis qu’elles sont interchangeables.
Par exemple, peut-on faire plus facho que les antifas ? :wink:

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C’est d’abord l’immigration légale qui est encouragée parce qu’elle sert des intérêts non seulement économiques mais aussi des intérêts mondialistes d’emprise sur les nations occidentales par la destruction de leur identité et la fabrication d’ensemble de populations d’individus éparpillés sur ce qui n’est plus que des « territoires » dont l’histoire est releguée aux musées.
L’immigration illégale est tolérée pour les mêmes raisons.

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Je crois qu’il y a là un constat imparable. Une rigueur incroyable pour les citoyens français et une tolérance elle aussi incroyable au niveau des migrants sans papiers, comme pour l’entre-deux nébuleux des banlieux.
On peut s’apitoyer autant qu’on veut sur le sort difficile des migrants économiques, il n’en reste pas moins que le deux poids deux mesures ne devrait pas être la norme !

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Je voudrais bien savoir sur quelle norme intellectuelle tu t’appuies pour croire que tu peux faire argument du simple fait d’étiquetter une rhétorique comme étant d’extrême-droite. Ces catégories politiques sont ineptes, désuètes, résultant d’une propagande séculaire et, elles ne sont donc AUCUNEMENT recevable a priori.

Si tu veux critiquer Lucien Cerise, il faut mettre les mains dans le cambouis et montrer qu’ici, ici et là, ce qu’il dit est sans fondement.
On pourrait trouver de la pensée gauchiste ou anarchiste chez Lucien Cerise et ça changerait quoi ? Rien.
Ce qui importe, c’est de savoir si ce qu’il dit est vrai ou pas.

La même peut être dite de la « critique des minorités ».

Cette forme de bienpensance qui répète à l’envi (souvent implicitement ou tacitement tellement cela a été martelé dans les esprits par les médias du pouvoir) que la dictature des minorités doit remplacer la dictature de la majorité (et c’est à peu près réalisé déjà actuellement) n’a aucune légitimité a priori au regard des principes démocratiques.
Elle en constitue une insupportable inversion et donc une perversion qui explique l’état de délitement affreux du tissu social où, comme dans les pires anticipations de Hobbes, chacun est en lutte avec tous pour la défense de ses intérêts.
Cette pensée de défense a priori de la minorité (ou de l’individu) contre la majorité ou la collectivité est cela même qui engendré l’Hégémon monstrueux que constituent les Etats-Unis.
C’est au nom de ce principe que les puissants ont pu exercer leur emprise sans aucune limites, celles que la majorité est normalement en position d’imposer.
C’est pourquoi il y a une connivence naturelle entre les hyperiches comme Soros et les luttes minoritaires qui servent au délitement de lien social et qui amène les nations à s’évanouir derrière des législations toujours plus favorables aux minorités et aux… entreprises.

Bref, peu importe la pertinence des catégories qu’on aura envie de projetter sur Lucien Cerise. Ce n’est pas ça qui nous aidera à penser la justesse ou la fausseté de ce qu’il affirme.
Pour ma part, je le trouve intéressant, avec un bon flair qui l’amène à produire des conjectures très plausibles (car il faut voir que nous en sommes là : à faire des conjectures. Il ne faut pas compter sur des preuves et rejouer l’épisode de la Chloroquine).
Je vois aussi beaucoup de limites conceptuelles chez Lucien Cerise. Pour autant je respecte. L’important est que chacun apporte sa perspective et à nous de faire le travail de recoupement pour combler avec les uns ce qui manque aux autres.

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Tout à fait. Les preuves, si on en trouve, ne sortiront des placards « classifiés » que dans 50 ou 60 ans. Ce sont les historiens qui les trouveront (comme ce fut le cas en 2000 à propos de la construction union-européenne, par exemple). D’ici là, on peut éventuellement s’appuyer sur de courageux lanceurs d’alerte (certains finissant « suicidés » ou « emportés par une maladie foudroyante ») ou quelques rares journalistes d’investigation (il paraît que ça existe encore) mais ils seront systématiquement diffamés et leurs informations discréditées par des tonnes de propagandistes qui produiront des « fake news » plus vraies que nature.

Nous sommes bel et bien en train d’assister à une tentative de « coup d’État » mondial de la part des mondialistes contre les États-nations. Plus les nations seront affaiblies (populations sans identité homogène, États découpés en régions autonomes) et plus les partisans du Nouvel Ordre Mondial pourront imposer leur gouvernance.

Au risque de me répéter, je recommande la lecture de l’essai « Comprendre l’Empire - Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ? » d’Alain Soral.

PS : En anticipant les éventuelles remarques négatives sur l’auteur, je préviens que cette personnalité tant décriée n’est pas caricaturalement « d’extrême droite » comme le répètent à l’envi ses détracteurs mais qu’il essaie au contraire de réconcilier ce qu’il appelle « la gauche du travail et la droite des valeurs », une sorte de combinaison improbable entre communisme et catholicisme.
En tout cas, l’identité de l’auteur ne doit pas décourager les lecteurs potentiels. Cet essai « Comprendre l’Empire » est excellent ! Le meilleur qu’il m’ait été donné de lire, personnellement (un avis subjectif, j’en conviens, mais faites vous votre propre opinion).

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