L'antisémitisme

Dans le fil de discussion « La famille Attali, parlons-en », le mot « antisémitisme » a été utilisé.

J’ai commenté en disant que ce thème méritait un fil de discussion à lui seul.

Je lance donc ici le sujet avec quelques informations en ma possession (à vérifier éventuellement).

Le terme « antisémitisme » apparaît en France à l’époque du procès Dreyfus (fin XIXème siècle) pour remplacer « antijudaïsme ». Ce changement a lieu dans un contexte racialiste, pseudo-scientifique, où la « race » vient remplacer la « religion » pour catégoriser une population donnée.

Après 1945 et la recommandation de l’ONU de proscrire le terme « race » pour le remplacer par « ethnie », la persistance du terme « antisémite » implique une analyse étymologique, c’est-à-dire du point de vue ethnique, culturel.
On ne peut en effet pas considérer que les Ashkénazes d’Europe, les Séfarades d’Afrique du Nord et les Éthiopiens juifs font partie de la même « race ». En effet, bien qu’ils partagent clairement un héritage culturel commun, leurs phénotypes et leur génétique sont visiblement différents.

Qui donc est Sémite parmi ces trois branches ? Seulement les Séfarades, à mon avis, mais pas les Européens ni les Éthiopiens de confession juive.

A l’inverse, est-ce que Arabes en général (et les Palestiniens en particulier) sont des Sémites, c’est-à-dire des peuples de langue sémitique ? C’est là où le bas blesse (géopolitiquement) car la réponse est évidemment oui. Ce qui implique que le pays le plus antisémite au monde (celui qui maltraite le plus les Arabes) est … Israël !

Vérifiez. Tapez « sémite » sur le moteur de recherche Google (ou prenez un dictionnaire) et vous trouverez :

  • sémite : nom commun
  1. Personne appartenant à un groupe ethnique originaire d’Asie occidentale (de langues apparentées sémitique).

  2. abusivement : Juif.

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Il est communément admis que le terme « antisémite » désigne la haine anti-juifs et ce dès son origine (en tout cas très tôt).

Il peut arriver qu’un mot contemporain diffère de son analyse étymologique.
Pour plus d’info sur le terme:

Pourtant le mot « antijudaïsme » (contemporain lui aussi) existe pour désigner la haine anti-juifs.

De plus, les Ashkénazes (Juifs européens), notamment ceux d’origine allemande (avec des patronymes en -berg, -stein …), ne sont pas des Sémites.

Pourquoi les médias de masse entretiennent-ils la confusion lexicale ?

Et pourquoi d’autres individus utilisent-ils le terme « antisioniste » plutôt que « antisémitisme » ou « antijudaïsme » ?

PS : En 2015, je suis tombé sur un article signé Alban Dousset qui m’a donné à réfléchir (Juste mon opinion: Chronique d’un éveil citoyen – Épisode 2 : De Dieudonné jusqu’au sionisme). Je le partage ici car il contient plusieurs liens et éléments de réflexion qui me semblent pertinents.

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Le terme « antisioniste » est plus d’ordre politique, il est plutôt utilisé pour désigner les mouvement anti-Israël et sa politique expansionniste (sans mauvais jeux de mots), le terme reste cependant ambiguë, de plus il y as des mouvements juifs antisioniste (d’ailleurs à l’origine du mot).

Pour ma part je pense que le mot « antisémitisme » est plus utilisé que le mot « antijudaïsme » car issu d’une période ou le racisme était plus à la mode que l’ anti-religion… à creuser.

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Oui, le sionisme est politique.

C’est probablement exact mais comme il n’y a pas de « race juive » et que même les généticiens préfèrent prudemment parler de « populations génétiques » plutôt que de « races humaines », le terme antisémite me semble inapproprié.

Pourtant, comme les médias de masse sont payés pour fabriquer l’opinion, je cherche à comprendre leur choix de ce terme. Car ce ne peut être un hasard. Cela ne peut pas être une vulgaire erreur.

PS : Je précise que je me suis posé la même question pour le choix sémantique entre « démocratie » et « république ». Nous sommes en république mais nous ne sommes pas en démocratie; et pourtant les médias de masse nous parlent de « démocratie » pour désigner le régime politique que nous subissons.

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Peut être suis je naïf, mais il me semble que c’est plus un mésusage qui c’est installé par habitude et avant l’apparition des « médias de masses »(qu’il faudrait définir), comme on parle de frigo pour un réfrigérateur, l’essentiel étant le consensus sur la signification. Pour ce qui est de la démocratie, nous sommes en démocratie représentative (qui certes n’ est pas la forme de démocratie la plus démocratique) pour ma part j’entends plus souvent parler de république (valeurs républicaines, président de la république, ordre républicain…) que de démocratie dans les médias.
Le mot république reste stable dans la littérature mais inférieur au mot démocratie qui lui est en décroissance, je n’est pas trouvé de chiffre pour les médias.



L’ avis d’un linguiste pourrait être intéressant.

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Je pense que nous ne pouvons espérer résoudre la question de savoir ce qu’est l’antisémitisme si nous raisonnons en philologue, linguiste ou politologue.

On va dire, non sans raison, que je plaide pour ma paroisse mais, selon moi, le terme antisémite est, avant tout, psychosocial car c’est une accusation.

En effet, mis à part l’inventeur du terme qui se revendiquait tel, ainsi qu’on avait encore la liberté de le faire au XIXe siècle, son usage a, part la suite, exclusivement consisté en une accusation d’hostilité latente ou patente envers les juifs.

L’antisémite est celui qui les juifs identifient comme leur étant « adverse » de toutes les manières possibles, ce qui peut inclure actuellement la simple critique de faits et gestes de personnes d’origine juive alors qu’elles ne devraient aucunement être au-delà de toute critique.
Mais dès lors que cette critique apparaît consistante et endurante, une attitude antisémite est alors inférée et l’accusation est portée de la manière la plus légère et gratuite qui soit.
Elle est pourtant passible de poursuites et, d’ailleurs, les associations de défense juives multiplient les procédures contre ceux qui persévèrent dans une attitude « adverse ».

Le problème devrait être qu’antisémitisme n’a pas actuellement de définition juridiquement valable et c’est pour ça qu’on assiste à des grandes manoeuvres au niveau de l’Europe afin de valider une conception nébuleuse sans queue ni tête qui permettra d’accuser n’importe qui de n’importe quoi.

Mais tout est déjà laissé à l’appréciation des juges et c’est peu de dire que les juges sont « sous influence » du zeitgeist victimaire de sorte que, il faut y insister, quasiment n’importe quoi peut passer pour expression d’une forme de haine antisémite.

Ces dernières années, c’est l’opposition à Israël qu’on s’efforce de faire passer pour de l’antisémitisme mais c’est tout à fait abusif puisqu’historiquement, le judaïsme est longtemps resté hostile au sionisme et il y a encore de nombreux juifs qui s’affichent comme antisionistes. Les traiter d’antisémites est, bien sûr, une ineptie mais cela n’arrête pas les groupes de pression juifs qui ont toutes les audaces sémantiques (dont la fameuse « haine de soi »).

Quoi qu’il en soit, depuis que je me penche sur la question, je n’ai jamais rien trouvé d’aussi éclairant que le déjà vieil adage selon lequel…

« avant, un antisémite était quelqu’un qui n’aime pas les juifs, maintenant c’est quelqu’un que les sionistes n’aiment pas ».

:wink:

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Je ne pense pas que ce soit un mésusage. Je vois ce terme comme un outil. Au même titre que le terme « démocratie » ; j’y reviendrai plus tard.

Les télévisions, les radios, les journaux nationaux ou régionaux sont des médias de masse. Leurs caractéristiques sont qu’ils touchent une vaste population, qu’ils sont des médias verticaux et qu’ils sont la propriété privée d’un tout petit nombre de personnes excessivement riches. En France, par exemple, 9 individus possèdent la quasi-totalité des principaux médias de masse. Ce qui fait dire à Étienne Chouard qu’il s’agit de la « Pravda des milliardaires ».

Ce soi-disant « consensus » est le résultat du travail des médias de masse. En se basant sur les écrits fondateurs de Gustave Le Bon (« Psychologie des foules », 1905), toute une série de manipulateurs (comme Edward Bernays, auteur de « Propaganda » dans les années 1920 et inventeur de l’expression « relations publiques ») ont utilisé ces outils (médias de masse) au service de leurs employeurs. Ils servent à la fabrication du consentement.

Voici le résultat de la « fabrication du consentement ». Les termes « démocratie » et « représentative » s’excluent mutuellement. Cette expression est un oxymore. Deux mots incompatibles. Le régime dit « représentatif » est totalement en opposition avec la « démocratie ». Et ce n’est pas moi qui le dit mais l’un des principaux fondateurs du régime « représentatif » : l’abbé Sieyès. Citation :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisément : « Dire de l’abbé Sieyès, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 »)

Pourquoi donc les médias de masse (et par effet domino les spectateurs des médias de masse) utilisent-ils ce terme ? Dans quel but ? Eh bien tout simplement pour donner l’illusion que l’oligarchie qui nous gouverne (une ploutocratie) est au service du peuple, qu’elle agit selon la volonté du peuple. Mais cela n’a jamais été le cas. La France n’a jamais été une démocratie. Le modèle des pères fondateurs, c’était la monarchie constitutionnelle anglaise (exemple datant de 1791 et toujours présent dans notre Constitution : « Le mandat impératif est nul. ») ou, plus ancienne encore, la république romaine avec son Sénat.

Super les courbes sur la fréquence des mots ! Merci @manu
Je lis que « république » est stable entre 0,001 et 0,002% depuis les années 1900 tandis que « démocratie » a grimpé jusqu’à 0,006% dans les années 2000 pour retomber à 0,003% de nos jours (toujours plus fréquent que « république » toutefois).

Historiquement, c’est en 1848 que « démocratie » est apparu dans le paysage politique français non plus avec sa connotation péjorative mais comme argument électoral démagogique (mensonger) : pour récupérer les votes des hommes pauvres lorsque le suffrage censitaire a été remplacé par le suffrage masculin.

C’est aussi ainsi que je le perçois : comme un outil. J’ajouterais : comme un outil politique.

L’antisémite est celui qui les juifs identifient comme leur étant « adverse » de toutes les manières possibles, ce qui peut inclure actuellement la simple critique de faits et gestes de personnes d’origine juive alors qu’elles ne devraient aucunement être au-delà de toute critique.

D’après ce que j’ai lu, de la part de linguistes et/ou neuroscientifiques, les mots sont les outils pour penser. Et non l’inverse. Si on ne possède pas les mots, on ne peut concevoir les notions abstraites. Il est donc plus qu’utile d’avoir des définitions précises pour des usages précis. Je rejoins donc @eccolulo qui dit :

Le problème devrait être qu’antisémitisme n’a pas actuellement de définition juridiquement valable et c’est pour ça qu’on assiste à des grandes manœuvres au niveau de l’Europe afin de valider une conception nébuleuse sans queue ni tête qui permettra d’accuser n’importe qui de n’importe quoi.

D’outil politique (à titre individuel, pour des actions en justice *), le mot « antisémite » est devenu un outil géopolitique puisqu’il sert à valider toutes les actions d’Israël ou, formulé autrement, à invalider toute critique des actions d’Israël.
Je rejoins encore @eccolulo :

Ces dernières années, c’est l’opposition à Israël qu’on s’efforce de faire passer pour de l’antisémitisme mais c’est tout à fait abusif puisqu’historiquement, le judaïsme est longtemps resté hostile au sionisme et il y a encore de nombreux juifs qui s’affichent comme antisionistes.

Remarque
(*) Quand j’étais plus jeune, je fréquentais des camarades d’origine algérienne qui vivaient dans les quartiers « difficiles ». Certains dans leur entourage utilisaient une « défense » imparable lorsqu’on les accusait de vol ou de trafic : « Raciste ! ». La position victimaire. Hypocrite.

C’est exactement comme cela que je perçois l’un des usages du mot « antisémite » aujourd’hui. Chaque fois qu’on critique un individu haut placé pour ce qu’il fait (par exemple détournement de fonds publics, viol sur mineur, etc.), un individu qui se trouve être de confession juive, l’argument de la défense va être que l’accusateur est « antisémite ». Position victimaire. Hypocrite.

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Je vous rejoins sur l’oxymore de la « démocratie participative » qui reste difficile à déconstruire du fait que le « demos » à l’ impression de choisir le « kratos » (représentatif).
Pour l’antisémitisme, je pense qu’il apporte une subtilité en référence à la propagande grossière et caricatural anti-juifs s’accordant aux thèses racialiste qui menèrent au nazisme, et dont certains courants politique se réclament encore de nos jours (mais pas trop en public).
Comme pour « complotisme » il est parfois (souvent?) utilisé à tord pour décrédibiliser et/ou censurer, en ce sens il devient un outil politique mais il n’en demeure pas moins une réalité descriptive et c’est probablement faire le jeux de ceux qui en usent de cette manière que de la nier. Chacun est libre de faire son propre tri quant à l’abusif et au justifié.

démocratie participative n’est pas un oxymore mais un pléonasme qui vend la mèche, nuance.
Car s’il faut ajouter « participative » à démocratie c’est qu’il ne s’agit pas d’une démocratie.

Par ailleurs le kratos n’est pas le représentatif, même actuellement. La représentation parlementaire, on le voit bien avec la crise actuelle, ne fait que de la figuration. Le pouvoir est ailleurs.

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Peut-être que le peuple choisit (parmi les candidats qu’on lui impose plus ou moins selon l’élection) mais ce n’est pas ça la démocratie. La démocratie c’est quand le peuple choisit lui-même ses lois ; pas ceux qui vont tout décider à sa place. Et j’insiste sur la phrase « Le mandat impératif est nul ». Elle figure de nos jours dans l’article 27 de la Constitution de la Vème République. Cela signifie qu’un élu, une fois en fonction, n’a aucune obligation de respecter son programme. Il décide ce qu’il veut et même le contraire de ce pour quoi les électeurs ont cru le désigner. Quand un petit nombre (d’élus ou pas) décide tout, c’est une oligarchie.

Si on est anti-juif (la religion), le mot clair et précis est anti-judaïsme. Intellectuellement parlant, on peut tout à fait concevoir qu’on s’oppose à tel ou tel point d’une religion (ses croyances, ses rituels, son éthique) ; et par extension à la population qui se comporte conformément à cette religion.

Thèses racialistes ? Peux-tu préciser ?
La religion juive elle-même est racialiste puisqu’elle parle de peuple élu. En ce sens, Juifs et Nazis s’entendaient bien. D’ailleurs, le gouvernement nazi et la Fédération sioniste allemande ont collaboré de 1933 à 1939 (et même jusqu’en 1941) selon l’Accord Haavara ou Accord de Transfert consistant à former (à l’agriculture, à l’artisanat) des citoyens allemands de confession juive dans des camps d’entraînement puis à la transférer en Palestine, territoire de l’Empire britannique.

Quant aux courants politiques qui se réclament du nazisme ou du racisme, je n’en connais pas en France. Si tu fais référence au RN (Rassemblement National) de Marine Le Pen, il faut savoir que son compagnon Louis Aliot a une mère algérienne juive (donc est « juif » lui-même par filiation matrilinéaire) et que Marine Le Pen a prêté allégeance à l’AIPAC voici quelques années ce qui lui a permis d’être nommée parmi les « 100 femmes les plus influentes du monde » du magazine Time.

Le terme a été inventé par la CIA pour « psychiatriser » (décrire comme mentalement dérangées donc absolument pas crédibles) les personnes qui mettent en doute la version officielle des faits. Il est donc toujours utilisé pour discréditer.
Il a d’abord été utilisé par la presse américaine en 1963 (le mot anglais est « conspirationist ») contre tous ceux qui critiquaient la version officielle de l’assassinat de John F. Kennedy (un déséquilibré aurait, tout seul, réussi à exécuter Kennedy). Des décennies plus tard, tous ceux qui se sont penchés sur le sujet savent que Kennedy a été abattu par la CIA aux ordres des actionnaires (Rockefeller et autres) de la Federal Reserve Bank (banque privée qui crée les dollars depuis 1913) parce que Kennedy avait signé l’executive order 11110 qui autorisait le Trésor (public) à créer des dollars adossés aux réserves d’argent.
En France, l’équivalent du monde « conspirationist », « complotiste », est apparu de façon récurrente en 1992, lors de la ratification du Traité de Maastricht qui transférait plusieurs pouvoirs régaliens de l’Etat français à une entité supranationale. Parmi ces pouvoirs : celui de battre monnaie. La Banque de France (publique) cédait à la Banque Centrale Européenne (privée) basée à Franckfort, le droit de créer l’euro (qui venait ainsi remplacer la monnaie nationale.
Même méthode de discrédit par voie de presse ; même commanditaires : les banquiers transnationaux.

L’actualité « covid-19 » nous démontre que les lanceurs d’alerte (que les médias désignent par le terme péjoratif « complotistes ») avaient raison. Tout ce qui est annoncé depuis au moins 10 ans est en train de se réaliser. Et la suite est expliquée sans vergogne dans le livre « The Great Reset » publié en 2020. De nombreux gouvernements du monde occidental et des organismes internationaux (OMS) corrompus agissent de concert sous le commandement d’industriels (« Big Pharma ») et de banquiers (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International) pour commettre un génocide d’une ampleur jamais vue (« grâce aux vaccins », pour reprendre les propos de 2010 de Bill Gates) et réduire en esclavage les survivants (au rang d’humains connectés et mentalement contrôlés).

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Oui, c’est bien connu, les antisémites revendiqués de l’époque étaient tous sionistes !

Je ne sais pas si je dois comprendre ce commentaire au second degré.

Quoiqu’il en soit, l’Accord d’Haavara est une réalité historique et je peux confirmer que les dirigeants nazis et les dirigeants de la Fédération Sioniste d’Allemagne ont collaboré. Ils se détestaient peut-être, ou peut-être pas (je n’étais pas dans leurs pensées intimes) mais ils ont collaboré pendant au moins six années (1933-1939) et certains historiens (j’ai écouté les entretiens de Sylvain Laforest et Ema Krusi à propos du livre « Guerres et mensonges ») font durer la collaboration jusqu’à 1941.

C’est une découverte récente pour moi. Un choc, forcément, car j’ai ainsi pris conscience qu’on m’avait menti pendant toute ma scolarité, au moins par omission, et probablement aussi par exagération.

J’avais quand même à ma connaissance un autre fait historique pour appuyer ce type de collaboration totalement improbable.

C’est un discours (j’ai vu la vidéo !) de Mohamed Ali (le boxeur initialement nommé Cassius Clay) militant de la cause noire, et membre des Black Panthers, qui a parlé devant une assemblée du Ku Klux Klan (qu’on qualifierait aujourd’hui de « suprémaciste blanche »). Il expliquait, par une allégorie avec des animaux (des oiseaux je crois) que les Blancs devaient s’accoupler avec des Blancs, et les Noirs avec des Noirs.

« D’une certaine façon, le discret maître des banquiers, Rothschild, a besoin de (l’amalgame stupide de) l’antisémitisme pour rester intouchable, impuni ; il a objectivement un intérêt personnel puissant à ce que l’antisémitisme soit virulent, un peu partout dans le monde. Ce besoin de l’antisémitisme-comme-armure-anti-critiques pourrait expliquer (mais alors, si c’est vrai, quel cynisme !) les montagnes d’argent mises au service de la politique (objectivement détestable) d’Israël ».

Etienne Chouard