La famille Vergès, parlons-en...

Le magazine Causeur consacre à Françoise, la fille de Paul, un article destiné à mettre en exergue la contradiction entre sa position officielle de présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage et le fait qu’en 1848, la famille ait été indemnisée pour la « perte » de 121 esclaves.

La chose est intéressante d’un point de vue psychologique car dans les rapports humains comme chez les primates en général (c’est dire si c’est important), la chose n°1 à respecter, c’est le fait d’être « à sa place ».

La question qui se pose c’est : Françoise l’est-elle, « à sa place » ? A mes yeux la condition sine qua non serait qu’elle ait officiellement pris ses distances avec ce passé discutable. Le fait qu’un article soit consacré au passé esclavagiste de la famille Vergès laisse à penser qu’elle ne l’a pas fait, car si tel avait été le cas ce ne serait plus alors un scoop.

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Un passé gênant, en effet, qui explique sans doute pourquoi les membres de cette famille « surjouent » leur rôle de « protecteurs des cafres » auprès de leur électorat d’aujourd’hui, leur « petit peuple », voire leur propriété, d’hier.

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Je ne suis pas un fane de Paul et des autres Verges et Barre, (c’est la même famille, ceux qui doutent n’ont qu’a prendre des photos de Paul et Raymond et nous remarquerons qu’il ont exactement la même tête!).
MAis ce gars, Paul, avait des objectifs politique, une vision de l’avenir, il n’a jamais changé de cap.
Il s’est battu toute sa vie, a tué de ses propre main, mais jamais changé de cap, toujours pour le peuple, et ça j’en suis très reconnaissant.
Si parce que les créoles blanc sont des descendant de colons, ils n’ont pas le droit de penser que l’esclavage est une salle histoire, c’est grave.

Notez bien que je n’ai jamais rien suggéré de tel. Bien sûr qu’on a le droit, on a tous les droits. Mais on a aussi des devoirs lorsqu’on est homme politique. Il me semble que l’honnêteté et la responsabilité en font partie.

La cause du peuple peut éventuellement amener à étouffer un crime qu’on aura pu commettre (en abattant un adversaire politique en pleine rue) mais la cause de l’abolition de l’esclavage mériterait, je crois, tous les repentirs ou, au moins les regrets des responsables politiques, notamment celui de la présidente du Comité National pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.

Elle pourrait toujours dire que la loi Taubira a exclu de son périmètre les traites négrières arabes pour se cantonner à celles pratiquées par les Européens. Dès lors, pourquoi ne ferait-elle pas de même ? :wink:

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Sans être physionomiste, il me semble qu’il n’y a pas de métissage asiatique chez Raymond Barre. Je pense néanmoins que Paul Vergès tout comme Raymond Barre devaient apprécier la nourriture gastronomique.

L’assassinat qu’il a commis n’était pas celui d’un ennemi du peuple mais celui d’un adversaire politique de son père, non ?

Tout à fait d’accord !
Un peu de repentance familiale serait toutefois bienvenue. C’est la mode depuis quelque temps.

le père de Raymond Barre a quitté l’île sans laisser de trace, possiblement au Vietnam ou il a refait sa vie… Avec une Vietnamienne… Il a eu deux enfants Paul et Jacques, c’est ma théorie, je n’ai aucune preuve mais ça colle

Le père de Paul et Jacques Vergès, c’est officiellement Raymond Vergès : 1882-1957.

D’après votre hypothèse, ce ne serait pas lui le père. Ce serait le père de Raymond Barre (1924-2007), à savoir René Barre (1898-1975).

Raymond Barre serait, d’après votre hypothèse, le demi-frère de Paul et Jacques Vergès.

Mais à quel moment René Barre aurait-il confié sa progéniture à Raymond Vergès ? Pendant la guerre d’Indochine (1946-1954) ?