La crise du Covid-19 et les « puissances de ce monde ». Que croire ? que faire?

  1. Déconfinement en vue ou pas, nous sommes en crise.

  2. La normalité a disparu et ne reviendra pas.

  3. Le problème du coronavirus a envahi l’espace social et mental.

  4. Chacun s’efforce de comprendre ce qui se passe et de s’adapter.

  5. Mais il est difficile d’organiser les flux incessants d’informations partielles, partiales, incohérentes, contradictoires, sur des décisions qui ne le sont pas moins.

  6. Il apparaît cependant que le Covid-19 tue les personnes fragiles dans des proportions sensiblement plus élevées que la grippe saisonnière… mais guère plus.

  7. Le citoyen vigilant se demande : « pourquoi ce massacre de l’économie mondiale qui, par le désarroi et les souffrances qu’il va engendrer chez les plus fragiles, fera bien plus de morts que le coronavirus ? »

  8. Le citoyen lucide répond « c’est une « stratégie du choc » (Naomi Klein) destinée à faire avancer l’agenda mondialiste et à achever… :
    a. D’abord la mise en esclavage financier des peuples via un effondrement économique qui va nous endetter au-delà de toute espérance de remboursement et qui bénéficiera avant tout aux très gros acteurs du domaine.
    b. Ensuite la dérive dictatoriale de nos sociétés de l’hypercontrôle façon Orwell
    c. Enfin, l’instauration d’une gouvernance mondiale, d’abord sanitaire, puis mondiale tout court.

  9. Et l’honnête homme de se demander alors « que faire pour empêcher cela qui n’augure rien de bon ? »

  10. Avant même de répondre à cette question, il est une certitude : résister seul, c’est moralement très bien et souvent admirable mais c’est une voie sans issue.

  11. C’est ensemble que nous pouvons espérer échapper à ce nouvel ordre mondial en cours de réalisation

  12. Etre ensemble cela commence par le fait de partager une même vision. Si vous êtes d’accord avec celle présentée ci-dessus, alors nous sommes ensemble.

  13. Si nous sommes ensemble, accordés sur cette vision, nous pouvons alors tenter de nous accorder sur la visée : quel sera notre but ? quelle direction prendre pour l’atteindre ? Que faire en somme ?

  14. Afin de maximiser nos chances de rester ensemble, je vous propose que nous nous accordions d’abord sur notre manière de répondre à cette question.

  15. Les divisions, les courants, les factions opposées les unes aux autres sont la plaie des mouvements populaires et de l’action collective en général.

  16. Or, c’est bien naturel, chacun de nous a sa petite idée de ce qu’il conviendrait de faire et souhaite la partager de sorte que nous pourrions en disputer à l’infini, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour agir.

  17. Pour éviter cet écueil, il suffirait d’un principe de hiérarchisation des objectifs, des buts ou des moyens de résister au projet mondialiste qui se réalise sous nos yeux.

  18. Cela nous amènerait à distinguer ce qui doit être en tête de nos préoccupations et ce qui peut attendre (que la priorité soit satisfaite).

  19. A la façon des Occupy Wall Street, demandons-nous : « What is our ONE demand? » Quelle est notre demande (objectif, but ou volonté) prioritaire, celle qui doit se trouver tout en haut de la hiérarchie de nos aspirations de citoyens — d’ores et déjà unanimes sur la nécessité de résister au coup d’état mondialiste ?

  20. Si nous sommes toujours en résonance sur cette visée, il serait bon de commencer à débattre et convenir de cette hiérarchie des buts qui nous permettra d’agir de manière coordonnée avec l’efficacité et la puissance requises pour faire valoir nos droits et notre volonté face à l’Hégémon de la finance mondiale actuellement « en marche ».

  21. Au début, tout espace de dialogue en ligne peut faire l’affaire pour accueillir notre discussion mais comme il s’agirait d’éviter les GAFA et autres agents du système, il me semble que Ronkozé, espace de discussion réunionnais, est tout indiqué. Une fois installés, il sera toujours temps de songer à adapter nos modalités d’échange et, à ajouter, par exemple, le mode vidéo.

  22. Pour finir, je voudrais exprimer ma conviction que la Réunion, par sa géographie et son histoire, toutes deux singulières, a des atouts à faire valoir dans la résistance à l’Empire de la finance. Non pas qu’il y ait matière à être optimiste, loin de là, mais il me semble qu’à la Réunion, il y a de l’espoir.

Alors, à bientôt sur Ronkozé ?

PS: La priorité que je place tout en haut de la hiérarchie des buts et les raisons pour lesquelles je fais ce choix sont expliquées ici : Changer la donne par la monnaie souveraine

PS2: il me semble que dans les Thématiques, la catégorie « Résistance » serait un complément utile à la catégorie Gouvernance & Société qui est déjà bien large. Est-il possible de la créer ?

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Ce qui ne tient pas dans ce point de vue intentionnaliste (pour ne dire pas complotiste) :

Pourquoi la Corée du Sud aurait aussi facilement résolu le problème (la Corée du Sud est comme la RFA une sorte de vitrine inféodée aux Etats-Unis contre les dictatures soi-disant communistes.

(8) Je vois une panique de la part des gouvernants, singulièrement du français, qui a défendu un libéralisme et une destruction des services publics, à l’avantage de leurs maîtres, et qui savent que cette lacune (industrielle en masques, tests, hospitalière en lits de réanimation) peut causer une surmortalité dont ils seront responsables, d’où le confinement (en ayant voulu meurtrièrement minimiser la situation auparavant afin de maintenir le premier tour des élections municipales et l’activité économique (allez au théâtre, consommez, voulait Macron).

(8a) De toute façon toute la monnaie (ou presque, j’ai une doute sur l’assouplissement quantitatif) est de la dette. Rembourser toute cette monnaie, c’est toute la détruire. C’est l’accroissement du PIB qui maintient cette pyramide de Ponzi et il ne faut jamais de remboursement de toutes les dettes.

Je suis assez d’accord avec Zemmour lorsqu’il dit que cette crise est un chemin de Damas pour Macron : il doit vanter tout ce qu’il a critiqué : les servives publics, l’Etat providence (« pognon de dingues »), dans un parcours symétrique de Mitterrand qui dut faire une politique libérale opposée à son programme.

La demande unique : « Décidons nous-mêmes ! », c’est-à-dire la démocratie réelle avec ses processus à mettre en place entre nous (d’abord l’isocratie, l’iségorie, l’isonomie).

Merci Luca pour ce point de vue que je trouve informatif avec des interprétations qui font sens.

Mais dois-je comprendre que ce que tu dis signifie que tu n’as pas fait tienne la thèse (intentionnaliste ou complotiste, peu importe) de Naomi Klein selon laquelle le véritable pouvoir, de quelque manière qu’on le désigne, organise ou se sert de crises pour faire avancer son agenda néolibéral de mise en esclavage par la dette souveraine (sa fameuse « stratégie du choc ») ?

Dans le contexte de cette conception, il importe peu de savoir qui a fait quoi ou ne l’a pas fait (Taiwan, Corée du Sud, Suède, etc.) Ce qui compte, c’est le fait accompli de la crise, qui est là, présente, ENORME, et qui ne sera pas sans conséquences du point de vue de ce que je vais appeler l’agenda mondialiste.

Comme je l’ai écrit je crois, peu importe l’origine naturelle ou intentionnelle de la crise, il importe juste de comprendre dans quelle mesure l’état de stupeur dans lequel nous sommes actuellement plongés pourra être l’occasion de resserrer le mécanisme à cliquet qui, étape par étape, nous amène vers une gouvernance mondiale sans jamais se désserrer.

La France va devoir consentir un énorme accroissement de sa dette et, comme en Grèce, cela légitimera des coupes sombres dans les budgets de l’Etat. Les salaires, les retraites, les services publics etc., tout cela va pouvoir être massacré en toute légitimité avec toujours le même discours pontifiant « la France est ruinée », la seule exception étant, bien sûr, l’hôpital pour lequel quelques efforts cosmétiques seront réalisés.

Cela Luca, tu le vois ou tu ne le vois pas. Si tu le vois, alors on peut passer à la seule vraie discussion qui est de savoir quelle va être notre demande prioritaire. Si tu ne le vois pas ou si tu ne veux pas le voir, dans tous les cas, il n’y a pas lieu de discuter de ça ici car sont invités à discuter ceux qui sont déjà d’accord avec les prémisses de la discussion.

Néanmoins, puisque je viens juste de lire l’excellent interview de Valérie Bugault sur le coronavirus et le mondialisme (article référencé sur ce site : Coronavirus et mondialisme : l’analyse de Valérie Bugault), je me permets de t’y renvoyer et de la citer aussi car cela constitue un étayage direct des prémisses de la présente discussion :

" Ce qui n’est pas dit dans ce tableau est pourtant l’essentiel : les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXe siècle (au bas mot) gouvernés par ce que j’appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City of London . En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés."

Je cite cela aussi puisque tu es venu à la question monétaire et de la dette que j’ai indiqué comme étant ce que je crois devoir être notre objectif prioritaire. Ce que la citation (et surtout l’article comme les ouvrages) de Bugault permet de comprendre c’est que le champ politique a été complètement circonvenu par les puissances d’argent. C’est dorénavant de la (tragi)comédie.

Je comprends que tu sois axé sur le « décidons nous-mêmes ! », le cri des démocrates et des Gilets Jaunes aussi, lorsqu’il fut question ici de réfléchir à un Conseil Citoyen mais quel espoir peut-il y avoir d’instaurer une véritable démocratie si ce sont les banquiers qui tiennent toujours la création monétaire ? Aucun, rien, nada.

La souveraineté populaire doit d’abord s’établir sur sa monnaie (le sang de l’organisme sociétal) avant que le mot souveraineté puisse faire véritablement sens. Donc je t’invite à considérer à) que ton « décidons nous-mêmes ! » veut simplement dire « prenons le pouvoir » et que b) en l’état actuel des choses, comme le dit Bugault, il n’existe plus de pouvoir politique. Le pouvoir est d’abord financier, c’est lui qui, à l’instar d’Attali, FAIT les hommes poliltiques qui ne sont que ses marionnettes.

Enfin concernant la dette, il est clair qu’elle doit être remboursée (de préférence à faire défaut mais bon, ça se discute) ET cela ne créerait aucune espèce de difficulté de le faire. La Russie a fini de rembourser TOUTE sa dette souveraine. Zéro, nada, elle ne doit rien à aucun financier. Son seul problème est que les « puissances de ce monde » qui sont des « puissances d’argent » montent contre elle tous les pouvoirs politiques de l’Occident. Il me semble que c’est assez évident.

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Je viens de terminer la lecture de l’interview de Valérie Bugault.

https://www.cqv.qc.ca/coronavirus_et_mondialisme_l_analyse_de_valerie_bugault

Franchement, il est formidable. Plutôt que d’écrire mon texte, j’'aurais aussi bien pu inviter à lire cet interview pour déclarer ensuite : alors, on se met au travail, on réfléchit, on discute ?
Il me semble que tout ce qui est essentiel est mis sur la table et comme elle le montre (corrobore) bien, c’est la question monétaire qui est au coeur de l’agenda mondialiste.

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Je me permets de commencer ma réponse par une citation d’Henry Kissinger :
" Qui contrôle l’alimentation contrôle les peuples. Qui contrôle le pétrole contrôle les Etats-nations. Qui contrôle al mnnaie contrôle le monde".

Bien que notre priorité semble être l’autosuffisance alimentaire, il semblerait que, pour les échanges, c’est l’utilisation d’une monnaie libre qui soit la fameuse « ONE demand? ». Or, chance, l’outil existe ! C’est la G1 (june) qui ne demande qu’à être généralisée.

Je confirme que le support des GAFA a ses limites puisque mon compte FaceBook vient d’être complètement bloqué pour 7 jours fermes.

N’utilisons pas ce néologisme, ou alors ironiquement, parce que c’est un signe de soumission mentale.

La méthode : dépister, confiner les malades et les soigner.

Oui mais les Etats-Unis d’Amérique ce n’est pas homogène. Beaucoup de milliardaires états-uniens sont mondialistes/globalistes mais le président actuel est nationaliste (« America First »). Les tensions internes sont grandes. C’est la même chose dans d’autres pays.

Pour ma part, je vois une volonté délibérée de laisser pourrir la situation le temps de faire passer toute une série de mesures hyper-capitalistes, liberticides et à terme une « vaccination » qui permettra un puçage de tous les êtres humains.

Toute la monnaie scripturale (celle créée par les banques privées) ou, sans aucun doute. Cela représente de l’ordre de 90% dans la zone euro, selon la masse monétaire qu’on prend comme référence, et cela monte jusqu’à 97-98% dans d’autres zones monétaires comme celle de la livre sterling par exemple.
Pour la monnaie fiduciaire (billets de banque et pièces de monnaie), cela doit être considéré comme une créance sur la Banque de France (membre de la BCE émettrice des euros). Mais nul besoin de détruire cette monnaie-là. Elle circule et représente d’ailleurs 50% des échanges alors qu’elle ne représente que 10% de la masse monétaire. C’est sans doute pour cela que les banques privées veulent supprimer la monnaie papier et métallique.

Deux menteurs professionnels. Le plus jeune, psychopathe dangereux, l’autre un terrible assassin.

La démocratie, la vraie oui ! Isocratie (pouvoir également partagé), iségorie (temps de parole également partagé) et autonomie (règles écrites par nous-même).

Bill Gates l’expose assez clairement :

J’ai découvert cette dame à l’occasion du confinement. Je la trouve excellente ! Excellente ! L’une des personnalités les plus importantes à écouter.

Question extrêmement pertinente ! Les décisions démocratiques ne pourront pas être appliquées si les banquiers refusent de les financer. Il faut en finir avec ce rôle de création monétaire privée monopolisée par les banques commerciales.

David Graeber a écrit un monumental bouquin sur le sujet « Dette - 5000 ans d’histoire ».
Sa réponse est que non, toute dette ne doit pas être remboursée.
Idriss Aberkane s’est également exprimé sur le sujet dans une récente vidéo.
Prenons la dette publique et organisons un audit, explique-t-il. Toute dette consentie illégitimement par le gouvernement pour financer autre chose que des dépenses/services publics doit être annulée. Quant aux autres, il faut vérifier dans quelles conditions elles ont été contractée, avec quels conflits d’intérêts, sous quelles conditions, etc. Non, toute dette ne doit pas être remboursée.

Oui. Avec l’instauration d’une monnaie mondiale, exclusive, plus besoin d’Etats. Les banquiers décideront tout, absolument tout. Et si un opposant politique se manifeste, il suffira de désactiver sa puce RFID greffée entre son pouce et son index et celui-ci ne pourra plus rien acheter, condamné à mourir de faim ou à voler … ce qui le conduira immédiatement en prison (puisqu’il sera surveillé/traqué électroniquement partout où il se déplacera) pour être euthanasié (ben oui, quoi, y’a surpopulation non ?)

Bonsoir,
Après une première lecture, je constate 100% d’accords avec ce que vous avez écrit. Rien à redire.
Je reviendrais demain pour commenter plus en détail certains points.

Mais là tout de suite une question : je crois comprendre que vous êtes d’accord sur le fait que notre priorité devrait être la souveraineté monétaire. Est-ce exact ?

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Oui : la priorité devrait être la souveraineté monétaire.

Dans mon cœur, c’est la démocratie qui a le plus d’importance. Mais sans capacité de financer les décisions démocratiques (j’anticipe en pensant notamment à relocaliser l’économie en développant l’autosuffisance alimentaire et l’autosuffisance énergétique ; sans oublier d’assurer notre protection/sécurité par nous-mêmes), cela échouera.

Henry Kissinger (dont je déteste l’idéologie/le projet mondialiste dominé par les banquiers-commerçants) l’a dit clairement : « Celui qui contrôle la monnaie domine le monde. »

Que chacun essaye de tirer parti dans sons sens de tout ce qui advient, certes.

Le problème principal est les conclusions les plus évidentes est que le libéralisme, le consumérisme, le libre-échangisme, le sans-frontiérisme, la privatisation de la santé et autres services publics, bref des dogmes de nos gouvernants, sont très mis à mal par cette crise.

Autour de moi, je constate moins de stupeur que de la colère augmentée contre Macron et ses acolytes, et je pense avec Zemmour qu’après la pandémie, ce sera une boucherie politique sanglante, et qu’ils ont peur.

Que la France ait un accroissement de sa dette, cela implique deux choses : qu’il y ait un accroissement de la création monétaire et/ou qu’il y ait une diminution de la dette privée.

Le libéralisme veut tirer comme conclusion de la dette d’Etat de la privatisation des services, mais si la dette n’est plus publique, elle est privée, et comme elle est plus risquée pour les créditeurs, ses taux d’intérêt sont encore plus élevés, donc elle est pire.

Dans l’affreux système de réserves fractionnaires actuel, il vaut mieux que ce soit la dette publique plutôt que privée (par exemple les dettes des étudiants aux Etats-Unis, ou des ménages comme en 2007) qui augmente.

L’enjeu, c’est que les citoyens soient informés du mécanisme de création monétaire, selon la fameuse citation de Ford : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. ».

J’avais lu et diffusé l’interview de Valérie Burgault, et ce que tu en cites va dans le même sens.

Ce que je dis, c’est que ce n’est pas le changement de détenteur de création monétaire qui va précéder la démocratie, mais que c’est la démocratisation plus ou moins progressive qui fera aussi la démocratisation de la création monétaire.

Je défends que la souveraineté populaire doit d’abord savoir se faire et se tester entre les démocrates, ce qui n’est pas gagné.

Les politiciens professionnels sont financés et promus par les milliardaires, mais le système légal n’empêche pas une coalition de citoyens de l’emporter par le nombre s’ils savent s’unir. Le Mouvement Cinq Etoiles est une ébauche de la possibilité de renverser les choses (un parti populiste qui devient le premier en huit en et demi).

Si tu as des éléments concernant la création monétaire en roubles, je suis preneur.

Tu te trompes sur la monnaie fiduciaire: elle est aussi dérivée du crédit bancaire qui par exemple, est faire lors d’un achat immobilier. Le vendeur récupère la monnaie de la vente sur son compte bancaire puis en extraie une partie en billets auprès de sa banque commerciale qui s’approvisionne auprès de la Banque de France. Si toute les crédits devaient être remboursés, il faudrait aussi rendre tous les billets…

La souveraineté monétaire de qui, et comment, s’il n’y a pas de souveraineté populaire sous-jacente qui se forme en amont?

Sur le complotisme, il ne devrait guère y avoir de problème à l’utiliser, avec deux définitions:

  • La première selon laquelle qu’il y a plus de complots que ce qu’on dit, ce qui est facile à défendre (il y en a forcément qui réussissent), et à laquelle j’adhère;
  • La seconde est d’interpréter systématiquement tout en complots, ce que je vois autour de moi: il n’y aurait plus d’accidents, de hasards, tout serait intentionnel, et ces personnes se discréditent car elles ne laissent pas de place au doute ni à la démonstration.

Je ne dis pas le contraire.
Pour la monnaie scripturale, c’est évident. Elle se crée chaque fois qu’un client demande à une banque commerciale de lui prêter (sans savoir que la banque ne possède alors pas cette monnaie et qu’elle va être créée sur-mesure, ex nihilo).
Pour la monnaie fiduciaire, c’est plus sujet à débat entre spécialistes. Un État qui a le pouvoir de création monétaire (ce qui n’est plus le cas de la France, selon l’article 123 du Traité de l’Union Européenne) peut émettre de la monnaie sans qu’un client (une banque commerciale) demande de la monnaie fiduciaire (billets en papier et pièces en métaux). A l’époque monarchique, ce fut simplement un outil pour collecter l’impôt, permettant aux seigneurs de payer des soldats.
De plus, il y a des règles selon lesquelles les banques commerciales doivent avoir un pourcentage de leurs fonds en dépôt à la banque centrale. Par exemple : 4% des fonds d’une banque commerciale sont obligatoirement mis sur un compte au nom de cette banque et la Banque de France lui donne l’équivalent en billets qui sont autant de créances sur la Banque de France. En Chine, aux dernières nouvelles, c’était 20% me semble-t-il. Dans ce fonctionnement-là, effectivement, plus la banque commerciale est riche, plus le volume que va représenter ces 4% sera grand et, donc, plus la banque centrale devra imprimer de billets.
Ce qui vient confirmer votre affirmation : le crédit crée la monnaie y compris (indirectement) pour la banque centrale.

Donc d’accord sur le principe : les crédits font les dépôts. La banque centrale se contentant de fournir des billets-papier selon les besoins des banques commerciales qui elles-mêmes satisfont ainsi la demande de leurs clients qui apprécient encore l’usage de la monnaie fiduciaire.

Le rôle de la Banque centrale, de nos jours, dans la plupart des pays (sauf Cuba, Iran et Corée du Nord me semble-t-il) se limite désormais à établir le taux directeur des prêts. Mais même avec un taux négatif, ce ne sont pas les banques commerciales qui vont se mettre à verser des intérêts à leurs clients parce que dans les taux d’intérêt, il y a aussi la partie assurance …

L’une ne va pas sans l’autre. On doit penser aux deux.
Mais si le peuple fait les lois sans contrôle de la monnaie, il ne pourra pas appliquer les lois.
Alors que si le peuple contrôle la monnaie, peu lui importerait de savoir qui ferait les lois.
Napoléon Bonaparte disait : « La main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. »

Le mot « complotisme », ce néologisme datant de 1992-93 en France, est complètement dans la deuxième définition. Tout comme « conspirationism » (de « conspiracy » en anglais) est apparu en 1963 aux Etats-Unis. C’est un outil rhétorique pour discréditer toute personne enquêtant sur d’éventuels complots, en le traitant de paranoïaque.

L’Histoire est faite de complots, pour prendre ou garder le pouvoir.

Voir des complots partout et ne voir de complots nulle part sont deux facettes de l’aveuglement politique.

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Oui, bien sûr, cela crée une instabilité, des tensions, des remises en question, il y a une prise de risque pour le pouvoir mais c’est ça, justement, une crise. Ils peuvent avoir peur car ils jouent gros. Mais c’est comme au poker, ils jouent car ils comptent bien gagner.

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Je me réjouis que tu aies lu Valérie Burgault et que tu aies diffusé cet interview mais la question est : adhères-tu à sa thèse qui est clairement celle d’un complot des « puissances d’argent » ? Tu manifestes une nette prise de distance par rapport aux thèses complotistes alors la question se pose n’est-ce pas ?

Si tu adhères à cette thèse, as-tu des objections par rapport à la formulation en trois points a, b, c que j’en ai donné ?

Si tu es ok avec ces trois points, alors on peut discuter de la question de la priorité.
Pour toi, c’est l’instauration d’un pouvoir politique réellement démocratique.
Pour moi, c’est l’instauration d’un « vivre ensemble », cad, d’une économie qui soit libéré de la servitude instaurée par le biais d’une monnaie aux mains d’intérêts privés.
Car c’est cela le tissu organique du social, sa réalité fondamentale à laquelle il conviendra, certes d’associer un système politique visant réellement l’intérêt général. Mais il reste à prouver que cela doive se faire sur un mode étatique. Les tenants de l’anarchie pourraient défendre l’idée de prises de décisions autogérées par les actes individuels ou les actions de collectifs émergeants. La démocratie grecque est une modèle de prise de décision collective certainement le plus attirant mais il n’est pas la seule incarnation possible du nous décidons nous-mêmes.
Cette impression de décider soi-même peut parfaitement être instaurée dans une population par un démagogue qui proclamerait et déciderait ce qu’il saurait déjà que la population appelle de ses voeux.
Et on peut même considérer que les sujets d’un roi qu’ils aiment et respectent font immédiatement leurs ses décisions, se disposant ainsi à le suivre jusqu’à la mort. C’est une forme légitime de souveraineté populaire, certes, pas exactement démocratique mais tout à fait envisageable sinon acceptable.
Bref, si je tords un peu ici les catégories du politique, c’est pour faire apparaître la contingence de l’organisation démocratique et le fait que ce qui est sous-jacent à notre discussion c’est l’émergence d’une décision dans un collectif.
Ce que j’essaie de dire, c’est que lorsqu’on a le regard porté sur l’organisation effective du collectif, son fonctionnement écosystémique et donc économique, on voit bel et bien que de la décision collective est déjà présente. Le fait qu’elle en vienne à se cristalliser dans une structure étatique au-dessus de l’organisation collective elle-même est juste un « invention » utile mais non nécessaire, exactement comme la reproduction sexuée est utile, intéressante et même supérieure à la reproduction simple mitotique (ou scissiparité ? je ne me rappelle plus) mais facultative au sens où le vivant sait s’en passer et réussir quand même pas trop mal (cf. les bactéries).

Pour résumer la question de la priorité entre la souveraineté sur la monnaie (le sang de l’organisme économique) et la souveraineté sur le décisionnel peut se ramener à la question de priorité entre le féminin et le masculin ou la priorité entre l’organisation et le symbolique.

Ici je me sers généralement de la métaphore cellulaire : le vivant c’est la cellule dans son ensemble et cela c’est le féminin. Il s’avère qu’il inclut une part symbolique, le texte adn, à qui on confère généralement le pouvoir d’orienter le fonctionnement de la machinerie cellulaire et que l’on pourrait considérer comme le masculin au niveau cellulaire.

Ma réponse se situe dans la comparaison enter l’ovule (la machinerie cellulaire complète) et le spermatozoïde (un sac d’adn avec un cil pour se mouvoir). Ce qui prime ici clairement c’est l’ovule, il est complet. L’adn du spermatozoïde est quasi dispensable. C’est comme ça que je vois le politique.
Toujours déjà inscrit dans la machinerie de l’écosystème (nécessairement économique) des humains. Il n’a pas à être hypostasié. Il est donc second, mais, je le reconnais utilement complémentaire comme l’homme physiologiquement spécialisé complète heureusement la femme totipotente.

Comme indiqué déjà je suis d’accord avec à peu près tout ce que vous avez écrit et, en particulier, concernant Valérie Bugault. J’ai commencé à la lire sur la question monétaire puis sur le droit des entreprises et je vois qu’elle élargie sa perspective avec une forme argumentative et une capacité de synthèse qui m’enchantent.

Elle formule sans détour sa vision d’un complot mondial et j’y adhère complètement. Il me semble que cela pourrait devenir un critère d’intégration de la présente discussion, du genre « Etes-vous grosso modo d’accord avec la thèse du complot mondialiste telle que présentée par Valérie Bugault ». Après acquiescement on peut discuter utilement, sinon ce sera probablement en pure perte. Mes trois points 8a, 8b et 8c ne sont qu’une formulation actuelle et très simplifiée de cette thèse qui a déjà une longue histoire.

Quoi qu’il en soit, au-delà de nos nombreux points d’accord (notamment sur la pertinence des propos de Kissinger que l’on peut aimer détester comme Attali en tant qu’ils sont ces « conseillers des princes » qui, en conseillant justement ces derniers, font advenir la réalité abominable que nous avons à affronter et qui sont donc spécialement bien placé pour en parler en connaisseurs), il est un point de controverse qui concerne la G1 ou June.

Je propose de mettre la question des cryptomonnaies sur la page wiki des questions socialement vives qui attendent d’être traitées de manière aboutie car je ne pense pas que nous puissions en venir à bout là tout de suite.
Mais je vais quand même indiquer ma position afin de contribuer à la problématisation de cette question (sic).

En fait, j’avais déjà lu une présentation de la G1, ainsi que de la Théorie Relative de la Monnaie laquelle elle est fondée et je me suis empressé d’oublier tout ça car je n’y crois pas. Je vais essayer d’en formuler la raison de manière claire.

L’idée est qu’une monnaie correspond à (est le « sang » de) un organisme social dont la solidité, la cohérence dépend pour bonne part de la solidarité instaurée entre les membres qui le composent. Cette solidarité vient d’un sentiment d’appartenance, l’idée de former un tout qui permet de dire « nous » et vis-à-vis duquel chacun est prêt à « sacrifier » un peu de lui-même en donnant au-delà des simples rapports marchands basés sur des contrats explicites qui nous rendent quittes les uns à l’égard des autres. La solidarité n’est pas de cet ordre, elle constitue une disposition « charitable » basée sur un sentiment d’appartenance à un même corps et donc à une absence ou une atténuation de la distinction soi-autre.
Historiquement, cette solidarité s’est construite sur la notion de peuple et/ou de nation et c’est la foi dans l’homme de pouvoir à la tête du pays qui était en somme la garantie pour tous de l’existence d’une telle solidarité et la garantie de la valeur de la monnaie tangible ou fiduciaire (dette) qu’il faisait circuler. En s’échangeant des pièces à son effigie, tous s’assuraient mutuellement d’une appartenance commune à un même groupe auquel chacun pouvait s’identifier.

Autrement dit, une monnaie capable de satisfaire les besoins d’un peuple tout entier doit être directement associée à l’identité de ce peuple et peut donner à chacun l’occasion d’être validé et de valider l’autre en tant que membre du groupe, collectif, communauté, pays, peuple, nation, etc.

La June est un produit intellectuel complètement dénué de cette dimension psychosociologique. Elle fera au mieux émerger une petite communauté de « bricoleurs-brocanteurs » capables de s’échanger de petites choses et de prouver ainsi le concept mais sans pouvoir jamais l’amener au stade requis qui est l’unification d’une communauté sans laquelle il n’est pas de solidarité ; solidarité « organique » dont la monnaie est seulement le reflet, au mieux « le sang ».

Pour moi la June n’est pas « toute trouvée » car elle ne satisfait pas un besoin essentiel.

Pour bien me faire comprendre, je contextualise : comme indiqué ici ou là, je crois que la Réunion a une identité liée à sa géographie et son histoire, notamment celui de son peuplement. Elle est en mesure d’engendrer un « vivre ensemble » fraternel, un sentiment de faire « peuple » qui peut être au moins aussi fort que celui entretenu par les Corses, mais au-delà des origines ethniques, des cultures et des cultes, donc d’une manière formidablement actuelle.

Elle a ainsi des caractéristiques qui justifieraient qu’on se donne les moyens d’avoir une monnaie locale, crypto ou tangible qui contribuerait à cette identité réunionnaise et cela d’abord en assurant pour son économie une autonomie financière aussi nécessaire que légitime.

A supposer que l’option crypto soit viable, ce que je ne crois pas car elle est techniquement problématique et écologiquement néfaste, il nous faudrait une June localisée, qu’on pourrait appeler la Rune par exemple et dont le processus de création serait entièrement sous contrôle d’un pouvoir souverain à la Réunion, quel qu’en soit la nature (démocratique, anarchique, etc. mais tout sauf oligarchique comme par exemple maçonnique, mondialiste, ploutocratique, etc.)

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Je suis personnellement anarchiste mais il y a des nuances, plusieurs courants de pensée. Je crois me souvenir que les anarchistes espagnols ont supprimé la monnaie étatique mais ils l’ont remplacée par des bons (une autre monnaie donc) parce que c’est un outil essentiel aux échanges. Les Grecs ont créé quelque chose d’équivalent dans certains endroits : la TEM.
Il n’y a que les adeptes d’Adam Smith pour croire qu’une économie a pu fonctionner sur le système du troc. Cette thèse est d’ailleurs invalidée par les anthropologues comme David Graeber (notamment dans son livre « Dette - 5000 ans d’Histoire »).

Il y a effectivement des enseignements à tirer de cette démocratie :

  • l’usage du tirage au sort pour désigner les membres des assemblées (boulê), d’autant plus brillant/intuitif qu’à l’époque ils ne connaissaient pas les mathématiques statistiques
  • les mandats courts
  • la reddition des comptes (les mandatés sont responsables avant, pendant, après)
    etc.

Utile ? Tout dépend de la définition qu’on a de l’État. Pierre Clastres, dans son ouvrage « La société contre l’État » ( https://infokiosques.net/IMG/pdf/la_societe_contre_l_etat_-_Clastres.pdf ) décrit l’État comme une organisation qui s’accapare le pouvoir de décision politique et qui, pour fonctionner, s’approprie une partie des richesses produites par la société. Il explique que les sociétés premières sont conscientes de ce danger (accaparement/appropriation) et luttent en permanence contre l’émergence de l’État.
James C. Scott, lui aussi anthropologue, a prolongé ce travail en décrivant l’émergence des États archaïques. Je suis en train de lire « Homo domesticus ». C’est très instructif.

[quote=« eccolulo, post:14, topic:752 »]
Valérie Bugault formule sans détour sa vision d’un complot mondial et j’y adhère complètement.
[/quote] Moi aussi. Et elle nomme précisément la caste qui complote : les banquiers-commerçants.
Et, me semble-t-il, leur agenda :

Ce que j’ai retenu, personnellement, parce que cela a fait écho à ma formation scientifique, c’est qu’une unité ne peut pas avoir une valeur fluctuante. Or, la monnaie-marchandise fluctue considérablement en interne (inflation) ou en externe (cours des devises les unes par rapport aux autres).
J’ai apprécié aussi que cet outil d’échange, la monnaie, soit distribuée équitablement entre les personnes et dans le temps (les adeptes de la « june » parlent d’invariant spatio-temporel, me semble-t-il).

Mais il est vrai qu’elle ne s’appuie pas sur des valeurs tangibles de référence (or, argent ou panier de matières/denrées) ni sur le travail (qui est la source de la production de richesses, d’après Bernard Friot).

Historiquement, c’est effectivement ainsi que s’est définie une monnaie. Un moyen d’échange à l’intérieur d’un groupe donné, faisant confiance à cette monnaie, s’identifiant même en tant que peuple à cette monnaie.
Avec la G1 (« june »), on est membre de la Toile de confiance mais cela ne correspond pas à une identité géographique. Ce n’est toutefois pas incompatible. Je pense qu’il n’y a pas d’empêchement informatique à reproduire localement le principe de fonctionnement de la G1.

L’économiste Bernard Lietaer (décédé l’anéne dernière) recommandait d’ailleurs l’existence/la mise en place d’un écosystème de monnaies ; par exemple avec des monnaies régionales, nationales, continentales et mondiales.
Je mets ici le premier lien que je trouve sur le sujet : http://lemondedegaia.over-blog.com/article-bernard-lietaer-creons-un-ecosysteme-monetaire-monnaies-sociales-inter-entreprises-gouvernementa-117456201.html

Oui, tout à fait, mais pas dans le cadre de la loi de 2014 comme la monnaie locale qui est en train de se mettre en place car c’est de l’euro déguisé. Parité : 1 euro, 1 MLC. J’avais d’ailleurs proposé (un peu ironiquement) de baptisé cette monnaie « oreu » parce que c’est l’anagramme d’euro, mais les membres de l’association qui mettent ça en place ont choisi « run ».

La Réunion souffre de très grandes disparités sociales : c’est le département avec, proportionnellement, le plus de bénéficiaires du RSA et (jusqu’à sa récente suppression) le plus de personnes redevables de l’ISF. Outre l’oligarchie ploutocratique que cela génère, s’ajoute l’influence très grande de la franc-maçonnerie. C’est plus marqué encore dans les DOM-TOM qu’en France métropolitaine du fait que jadis les missionnaires catholiques étaient très influents et qu’en opposition, les francs-maçons s’y sont montrés particulièrement actifs.
Je cite George Clémenceau (non-maçon mais membre du Parti Radical qui se confond presque alors avec le Grand Orient de France) :

« L’Eglise veut précisément le contraire de ce que nous voulons. Il n’y a pas une seule loi que nous ayons votée, il n’en est pas une que nous nous préparions à voter, qui n’ait été formellement condamnée par les papes qui se sont succédé à Rome. »

A la Réunion, d’après mes sources, tous les hommes et femmes politiques sont francs-maçons et près de 80% des magistrats; sans oublier les loges d’'affairisme selon les secteurs d’activité.

Burgault parle de « pompier pyromane », invoque « la “version officielle” des attentats terroristes » : elle laisse à penser que ce sont les gouvernements qui auraient délibérément déclenché la crise. Elle n’étaye rien dans ce sens. Mais juste après, elle avance une explicitation bien plus affaiblie :

« Le pouvoir laisse la situation de crise s’installer, voire l’aide à s’installer, volontairement ou involontairement. ». Donc, il s’agirait par exemple juste de détériorer les services publics, dont les hôpitaux, pour le profit de leurs commanditaires ploutocrates, au mépris des conséquences délétères. Mais cela, justement, c’est ce que le gouvernement et les ploutocrates peuvent payer, car les éléments de sa responsabilité sont tellement évidents (discours, vidéos d’Emmanuel Macron, et cela aurait été la même chose avec François Fillon avec son programme et parlant à des infirmières) qu’il ne pourra évacuer les preuves.

En tout cas, il n’y a rien d’aussi évidemment à l’avantage des élites dans cette pandémie (dans ses causes intentionnelles comme dans ses effets) qu’avec les attentats du 11 Septembre, par exemple.

Burgault conclut d’une façon qui va dans mon sens : « Nous sommes collectivement sur une ligne de crête et les choses peuvent basculer, en fonction de la capacité de réaction des citoyens, soit dans le sens du globalisme intégral avec gouvernement mondial, soit dans celui d’une reprise en main politique des pays par leurs ressortissants. », et « cette pandémie permet des ouvertures inespérées dans la remise en cause générale de la stratégie globaliste. Encore faut-il avoir le courage de saisir cette occasion », c’est-à-dire que ce qui advient est trop risqué pour que cela fut voulu par les oligarques (qui en position déjà ultra-dominante n’ont pas à prendre de tels risques), et que cela offre à l’opposé de grandes opportunités aux peuples, aux dissidents.

Il y a un anachronisme à invoquer la royauté, qui ressort de sociétés traditionnelles qui avaient instauré une eugénocratie stabilisatrice contre la violence. Les assujettis n’avaient pas de souveraineté populaire et pouvaient juste espérer que le roi soit magnanime, démagogue, qu’il fasse une politique populiste, pour le peuple (la démocratie étant le gouvernement par la population).

Nous partons d’ici et maintenant, dans une société devenue libérale et individualiste où ce genre de solutions n’est plus viable (je connais le côté réactionnaire de Valérie Burgault, aspirant à revenir à l’Ancien Régime).

Ce que je veux dire, c’est qu’il manque un processus à ta thèse. Tu sembles pouvoir te rallier à la stratégie de François Asselineau, avec son Frexit, son retour à une Cinquième République plus gaulliste, mais son succès après 12 ans est très faible (1,17% aux élections européennes). Cet aspect monarchique en interne dans son parti et en projet pour l’Etat ne soulèvera pas les foules. C’est pourquoi j’invoquais la stratégie démocratique, (pas assez sincère) du M5E, avec sa plateforme Rousseau, qui en 8 ans et demi es parvenu à 32%, premier parti d’Italie alors.

Je suis en désaccord avec « la contingence de l’organisation démocratique » pour deux raisons :

  • L’organisation politique dit qui est souverain, et une organisation politique reposant sur un monarque est fragile, car il suffit de la décapiter : à comparer avec la stabilité séculaire de la Suisse ;
  • Je trouve qu’il y a une manipulation en novlangue lorsque tu parles d’ « organisation démocratique » lorsqu’en fait il ne s’agit plus de démocratie, la population n’étant plus souveraine.

L’ « impression de décider soi-même » va dans le même sens assez inquiétant venant de ta part, d’un psychologue connaissant les moyens de manipuler les gens pour leur faire croire qu’ils sont autonomes et décisionnaires…

Déjà, pour éviter des confusions ou de fausses distinctions entre « la souveraineté sur le décisionnel », je vais définir la souveraineté (dont l’étymologie est supérieur) : c’est le pouvoir de décision supérieur.

Ta conclusion est intéressante pour moi, car elle rejoint ce qui me passionne dans la triarticulation sociale et aussi dans la diarticulation…

Mais je ne vois pas ce que tu peux en tirer à ton avantage dans l’argumentation pour l’établissement de la lutte prioritaire, débat que j’ai déjà avec les asselineauistes (dont Chouard… et certains Citoyens Constituants que je trouve incohérents) entre démocratie et Frexit : ils abandonnent la cause des causes pour une cause secondaire occasionnelle : eux la souveraineté nationale, toi la souveraineté monétaire. J’en reste à la souveraineté populaire, c’est-à-dire celle plus fondamentale des personnes pour tout.

@Lucadeparis
Peux tu préciser ce que tu entends par triarticulation et diarticulation sociale?
Merci

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Sur la triarticulation sociale:
http://lucadeparis.free.fr/politique/triarticulation.htm

Sur la diarticulation (que je n’ai pas qualifié de sociale, mais que je qualifierais plutôt de symbolique): http://lucadeparis.free.fr/jpweb/orient_occident.htm

Merci, tu confirmes mon intuition, on est loin de la sociologie…

La tripartition sociale est une théorie ésotérique issue des révélations de l’occultiste allemand Rudolf Steiner, fondateur de l’anthroposophie et promoteur de l’avènement d’une race supérieure.

Lorsqu’on utilise des concepts, il est plus honnête de rappeler leurs fondements.

Bon, super le texte.
Dans sa narration, le choix d’avoir énumérer des phrases nous amènent progressivement à être d’accord avec toi. On se dit, on est au point n°14, et on est toujours d’accord avec toi. Donc, on continue, on est incité à poursuivre.

Le point n°17 « principe de hiérarchisation des objectifs » me donne l’idée d’un outil qui permettrait de hiérarchiser automatiquement. Il y a matière à innover, je l’admets. Je renvoie à l’outil plébiscité par @jao wikidebats. C’est d’autant plus pertinent quand, à l’usage, cela n’ajoute pas de complexité supplémentaire. Souvent, le + simple, le meilleur.

Une catégorie « Résistance » aurait plusieurs connotations. Il peut s’agir d’une résistance électrique, d’une résistance à l’ordre établi. Pour moi #thematique:gouvernance « Gouvernance & Société » englobe aussi le terme Résistance. Nul besoin de créer une nouvelle catégorie (je peux me tromper).

« Numérique »
=> #thematique:information-media « Information & Média » pour l’aspect informationnel
=> #thematique:technologie « Science & Technologie » pour l’aspect matériel ou impact sociologique

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