La Conférence des Mille n'aura pas lieu

En tout cas elle n’aura pas lieu avec moi si les choses restent en l’état.

En effet, dans son journal du 13 décembre puis dans un courrier du 23 décembre dernier Paul Hoarau précisait le cadre de cette conférence ainsi que les conditions à respecter pour pouvoir participer : 1) être invité 2) venir à titre personnel et 3) signer les fondamentaux.

Cette condition est surprenante autant que décevante car signer veut dire qu’on est d’accord avec l’intégralité du texte, avec chaque mot, de sorte que l’espace du débat apparaît d’emblée clos ou quasiment.

De quoi allons-nous parler si les fondamentaux ne sont pas perçus comme un point d’entrée dans l’espace des possibles mais bien plutôt comme la porte de sortie, lorsque toutes les discussions ont été menées à bien et que tout le monde est d’accord (puisque tout le monde a signé) ?

Il me semble que les fondamentaux devraient plutôt être vus comme la graine qui donnera cette belle plante que la conférence a le potentiel d’être. Qu’importe qu’ils soient en terre si l’arbre porte de beaux fruits !

Les fondamentaux ne peuvent pas circonscrire l’espace du débat car la situation a dramatiquement changé depuis qu’ils ont été écrit. La graine a vieilli, elle vient d’un monde qui n’est plus, celui d’avant la plandémie.
A l’ère du Grand Reset et du « rien ne sera plus jamais pareil », elle a besoin de nouveaux apports qui ne se trouvent que dans la parole populaire libre de faire sens comme elle le souhaite du texte des fondamentaux.

Voilà ce que je crois. La vision et la visée des fondamentaux restent pertinentes, mais elles doivent être élargies. Demander que chacun signe à ce stade est prématuré.