Justice climatique

La hausse de la taxe carbone sur les carburants était une mesure du gouvernement Macron « pour l’écologie », et son injustice est à l’origine du mouvement des gilets jaunes. La première revendication des gilets jaunes a donc été celle d’une fiscalité plus juste ; deux autres ont suivi rapidement, la justice sociale et le RIC. Ce n’est finalement qu’en dernier qu’est apparue la revendication de justice climatique.

Début 2019, le réchauffement climatique est apparu comme une préoccupation forte pour l’ensemble des médias qui tous relayaient les conclusions des rapports scientifiques du GIEC. A cette même période, le monde découvrait ahuri, les discours de la jeune suédoise Greta Thunberg.

Les gilets jaunes, dans leurs luttes, ont mise en avant l’évidence qu’il ne pourrait y avoir de justice fiscale et sociale sans démocratie. Cela leur a valu la crainte des médias et des oligarques qui ont cherché à les discréditer par tous les moyens. La justice climatique n’échappera pas à cette même préoccupation.

Toute discussion, réflexion ou partage sur le sujet du réchauffement/justice climatique est bienvenu ; n’hésitez pas à commenter.

– Cette page étant copieuse, si vous n’avez pas beaucoup de temps vous pouvez ouvrir directement les ressources suivantes :

Le rapport d’Oxfam 2015
Pourquoi l’accord sur le climat de Paris doit donner la priorité aux populations les plus pauvres, les moins émettrices et les plus vulnérables

Vidéos

  1. Discours d’Angoulême du 16 Mars 2019
  2. Ecologie et Gilets Jaunes, Interview de Frank Lepage
  3. ThinkerView - Gaël Giraud : Tsunami financier, désastre humanitaire
  4. Discours Greta Thunberg - COP24 FR
  5. Interview de Marie Toussaint (EÉLV) - Les Européennes #2
  6. Charles Rojzman : Vers les Guerres civiles ? [EN DIRECT]
  7. Effondrement de la civilisation ? Pablo Servigne
  8. Jean-Marc Gancille : Abandonner l’espoir pour le courage

Discours d’Angoulême du 16 Mars 2019

Published on Mar 20, 2019

Je ne prends pas la parole aujourd’hui pour dire des choses plaisantes, en matière d’écologie malheureusement, malgrés les mobilisations qui montent partout il est difficile de parler de chosesplaisantes.

Le constat est simple et partagé par de nombreuses mobilisations étudiantes et insurrectionnelles ainsi que par un consensus scientifique.

Notre avenir à court terme verra advenir l’effondrement de la civilisation humaine thermo-industrielle et mondialisée, nous sommes face à l’échec de presque 30 ans de mobilisation écologique et social. Les rares victoires sont certes symboliques mais dérisoires face à l’ampleur de la catastrophe à venir et son impact sur nous-mêmes, nos proches ainsi que sur l’entièreté du vivant.
Si rien est fait, il n’y aura plus d’humains, nous nous éteindrons.

Nous devrions paniquer, il nous reste 10 ans avant d’avoir planté le dernier clou du cercueil, Notre agenda, nos méthodes ainsi que nos projets à long termes doivent être revu drastiquement.

Les institution sont sourde et aveugle, occupée par une orgie de profit comme jamais dans notre histoire. Elles dictent le rythme et la portée de nos réformes, décide de l’écho de nos voix et de l’application de nos revendication. Deux millions de personnes signe des pétitions et rien n’est fait, des milliers de scientifiques signent des études et des tribunes et rien n’est fait. Et pire encore quand les actions de ceux qui prennent au sérieux la situation dérange l’état leur envoi la police ou l’état les empêche de manifester. Ce que cet état nous propose est un changement léthargique, contrôlé, qui ne perturbera pas le déroulement des affaires.

De Youna Morette a Greta Thunberg, la jeunesse se rend compte de la déconnexion totale des Élites. Parmis les individus, beaucoup comprennent la nécessité de faire passer l’écologie a un stade insurrectionnelle. Et cela se fera avec vous ou échouera.

Il ne suffit pas de faire notre part de tri sélectif, de potager, de lopin de terre, de guide de survie ou de communauté autogérée. L’état de la situation actuelle voit apparaître des scénarios à plus de 8°c sur la surface du globe. Nous ne pouvons nous permettre d’être la soupape écologique de ce système. Nous ne devons pas être cette caution qui donne l’illusion que les choses changent.

Notre objectif, ce pourquoi j’espère beaucoup sont là aujourd’hui, partout en France, en Europe et dans le monde c’est la survie du vivant ; ni plus ni moins. Prenez la juste mesure de cet enjeu et comprenez ce qu’il implique dans notre contexte politique actuel où, le haut conseil pour le climat n’est qu’un tranquillisant pour l’opinion publique, où plus des deux tiers du budget de l’état est capté par les 1% les plus riches et où barbouzerie et violences policières deviennent des normes.

A la vue du contexte politique et de l’état des écosystèmes la seule forme critique et d’action possible est radicale.

Notre mobilisation doit se réapproprier et réinventer des modèles de luttes qui sont aujourd’hui complètement absorbés et contenus par le système et ses lobbies. Ces modes de luttes seront inévitablement réprimés. Il faut s’attendre à ce que les écologistes de demain soient traités comme les gilets jaunes d’aujourd’hui voire pire encore. N’oublions pas ce que disait Mandela : “C’est toujours l’oppresseur et non l’opprimé qui détermine la forme de la lutte.” Nous l’avons constaté à Notre-dame-des-Landes. La plus grande victoire écologique de ces dernières années en France a été obtenue grâce à la désobéissance civile.

N’attendons pas forcément la masse, elle nous rejoindra toujours après. Formons des équipes, trouvons des amis et repoussons les limites de la puissance et de l’intelligence de nos actions. Visons l’efficacité plutôt que le débat perpétuel. Que partout fleurissent une organisation insurrectionnelle radicale sous pleins de formes. Car nous devons sauver le vivant et nous ne pourrons y arriver sans confrontations avec les instances dirigeantes.

Si aujourd’hui nous sommes ici c’est pour garantir un futur vivable à nos enfants.Je finirais par citer un aviateur qui disait : “L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre il ne faut pas chercher à le prévoir mais il faut se le permettre”.

Résistons à l’extinction ! Luttons !

Le discours précédent provient de :

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Ce thème de réflexion est vital !

Les actions de conquête du pouvoir politique, c’est-à-dire de réforme des institutions, est complémentaire puisque ceux qui prennent les décisions (les élus) prennent visiblement de mauvaises décisions pour l’humanité et la planète mais de lucratives décisions pour les multinationales et les banques. Les élus ne sont pas la solution; ils sont le problème. L’élection, c’est la corruption.

Que ce soit pour l’écologie ou pour les problèmes sociaux, les citoyens doivent (re)prendre le pouvoir; C’est désormais une question de vie ou de mort (pour notre génération et/ou les générations futures).

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Désolé de ne pas vous lire (une fois de plus, j’ai beaucoup trop de choses à faire, et c’est dommage car les conversations sont toujours très intéressantes…)

Une rapide intervention pour dire que les différents domaines problématiques au niveau mondial à l’heure actuelle le sont de manière systémique, à savoir donc qu’ils s’influencent les uns et les autres à des degrés divers avec plusieurs niveaux de répercussion.

Ce n’est, selon moi, pas en privilégiant un domaine plutôt qu’un autre qu’on peut sauver le bateau mais en étant présent partout dans toutes les situations.

De plus, je pense qu’il faut savoir garder un minimum de recul avec la manière d’aborder les choses en écologie.

Je m’explique : N’oublions pas qu’on nous a vendu l’idée de manière médiatique et politique depuis la fin des années 90 que nous nous devions de mettre en place des systèmes ayant (soi-disant) une empreinte écologique plus faible. Je dis ok, d’accord, mais quand on voit que cette “écologie” s’est transformée en pompe à fric pour fabriquer des éoliennes qui ont besoin de 4 ou 5 camions gigantesques pour être transportées et installées, je me dis que c’était une “écologie capitaliste”, ce qui n’a rien arrangé.

On nous vend également à l’heure actuelle que notre salut écologique passera par l’utilisation technologique, et l’innovation dans ce domaine. Or, depuis la révolution industrielle, on nous vend la même soupe qui consiste à dire que la technologie est faite pour rendre l’humain plus autonome, alors que c’est totalement l’inverse.

Je dis donc en guise de conclusion : Oui, il est impératif d’avoir le respect absolu de la nature car y aura pas une seconde terre pour vivre quand celle-ci sera invivable mais si utilisation de la technologie écologique il y a, elle se doit d’être ce qu’elle prétend être et de servir l’intérêt général.

En d’autres mots, je préfère nettement préférer une manière de vivre “passive”, voire spartiate sur certains aspect plutôt que de me payer le dernier chauffe-eau solaire qui va faire un beau trou dans mon porte-feuille et que je serai déjà obligé de jeter à la décharge d’ici quelques années parce que les capteurs seront déjà en fin de vie.

Voilà, je pense avoir tout dit sur ma pensée de ce soir. ^^

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Steve, tu as vraiment raison d’être critique vis à vis du capitalisme vert et généralement de l’économie croissanciste basée sur l’innovation et le solutionnisme technologique (la technologie nous étant présentée comme pouvant remédier à tous les effets négatifs générés par la société industrielle), comme lorsqu’on nous dit qu’il suffira de remplacer la voiture thermique par la voiture électrique, en omettant d’inclure les coûts écologiques lors de la fabrication et les coûts énergétiques pour faire rouler ces voitures. Cette remarque vaut aussi pour la transition énergétique, telle qu’on nous la présente à travers les merdias, dans laquelle la technologie verte est sensée apporter la solution, en omettant encore d’inclure les coûts environnementaux.

Lorsque les politiques nous parle d’écologie (par exemple dans leur programme) ou de transition énergétique, la bonne attitude est la vigilence et le regard critique, car c’est généralement de l’enfumage !

Au moment où j’ai proposé de créer ce thème, je l’ai fait surtout dans l’idée que soient visibles les questions à venir autour du réchauffement climatique en cours et tous les problèmes qui pourraient en découler. Les dirigeants et les financiers sont bien informés des difficultés à venir : pourquoi leur confirait-on la question climatique ?

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Je suis écolo dans la mesure où, la situation du climat est…tellement grave… tellement grave !!.. que y a qu’une sortie assez rapide du capitalisme qui peut essayer d’enrayer quelque chose – Franck Lepage

Interview que je conseille d’écouter par la suite intégralement

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C’est la seule vérité ! Howard Zinn nous le disais avant de nous quitter : «Notre problème est l’obéissance civile et non pas la désobéissance civile. Notre problème est le nombre de gens à travers le monde qui ont obéis aux diktats des leaders de leurs gouvernements et qui sont allés à la guerre. Des millions et des millions de tués à cause de cette obéissance. » et ça fonctionne aussi pour la bataille du vivant.
Alain

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Il a dit aussi “le peuple se révolte uniquement quand il a faim”…

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Gael Giraud, ancien banquier jésuite, il résume très bien les différentes actions et rouages des banques

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oui effectivement @Denis1, très bonne vidéo qui illustre bien que l’information autour des questions climatiques circule bien dans les milieux financiers européens, mais pour autant les financiers n’ont pas pour intention de changer de modèle économique, ni même de financer une quelconque “transition” (énergétique ou écologique) ; pour eux actuellement, il reviendra plutôt aux chinois de faire tout l’effort (“le sale boulot” comme dit G.Giraud) de transition.

A environ 53mn dans la vidéo, GG rend compte des échanges qui ont eu lieu lors de la dernière réunion des financiers européens à la Royal Economic Society ; j’ai postitionné la vidéo en-dessous directement sur cette partie dans laquelle il fait référence à l’urgente nécessité pour la puissance publique ET privée de “changer de braquet” : ce qu’ils n’ont justement pas l’intention de faire ! :

Pour moi, l’écologie radicale est celle qui prend en compte non seulement la nécessité de changement de mode de vie, mais plus crucialement à la nécessité pour la puissance privée ET publique d’adapter les modèles, les structures, les super-structures, ou les infrastructures : interdire à Carrefour l’importation de l’ail venant de Chine ou d’Australie par exemple. Nous sommes constamment culpabilisés sur les gestes écologiques, c’est toujours au citoyen de faire l’effort, il me semble, et presque jamais au secteur privé.

Un aspect qui devrait nous interpeler justement, GG conclut en disant que les financiers connaissent les problèmes futurs, et déjà envoient leurs enfants vivre en scandinavie …

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Moi ce qui me scotch, c’est l’obligation de zéro carbone dans trente ans, ça me parait impossible et même si on y arrive cela va créer des dommages collatéraux inimaginable…
Des famines, des guerres…
Ici sur notre petit bout de cailloux ça va faire quoi?
j’ai fait des recherches (petite recherche) j’ai trouvé le prix du riz (en promo) il y a deux ans le riz “Golden Rose” était a environ 5 € les 5 kg, j’ai regardé mercredi le sac de 5 kg est passé a plus de 10 €
Ou on va?
il serait peut-être bien d’arrenter de faire de la canne pour des céréales.
Cela me semble vital pour que la transition écologique soit pas trop mortelle pour notre communauté.
J’aimerais bien qu’une délégation GJ fasse remonter ses problèmes tout en haut du système politico-administratif de notre île. et aussi les médias

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Bonjour à toutes et à tous j’ai publié un article dans la section Alimentation… Une Action Planta Jaune afin de planter tout partout et mettre des Ruches pour sauver les Abeilles … Allez voir et venez tous nombreux à nous aider et nous assembler tous pour une Action d’envergure… Merci et tous Gilets Jaune :raised_hands: Changeons le Monde :pray:

Un bon article publié ce lundimatin (oui un 1er avri !) que je vous invite à lire en entier. Je laisse visible simplement un extrait, la suite c’est par-là.

Lettre de chercheur.es aux jeunes et moins-jeunes, qui se sont mobilisé.es les 14, 15 et 16 mars : « Notre mode de vie actuel est-il compatible avec la lutte contre le réchauffement climatique ? »

Nous publions ici une tribune émanant de plusieurs chercheurs participant à un Atelier d’écologique politique, communauté pluridisciplinaire de scientifiques travaillant ou réfléchissant aux multiples aspects liés aux bouleversements écologiques. Dans l’objectif de tisser des liens entre des connaissances dispersées et de réfléchir à la façon de les partager avec l’ensemble de la société, afin d’oeuvrer avec elle aux moyens de réorienter notre trajectoire en changeant en profondeur les modes de fonctionnement socio-économiques actuels .

Astronomes, physiciens, archéologues, historiens et chercheurs en sciences cognitives nous l’annoncent sans détour : le rêve d’une humanité d’immortels « servis et soignés par des robots, buvant des cognac dans des voitures autonomes climatisées en se remémorant avec délice leur dernier voyage en navette spatiale » ne se réalisera pas.
Ils proposent à contrario, de tout reprendre à zéro et de « commencer une nouvelle ère en refusant les technologies qui nous apportent plus d’enfermement que de liberté, en imaginant de nouvelles manières de produire, de nouvelles manières de prendre les décisions qui nous concernent, et de nouvelles manières de communiquer, de voyager, de nous soigner, de mourir, de faire la fête, de travailler et d’apprendre ».

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Pour info, Les amis de l’université invite Hervé Le Treut pour une conférence sur le changement climatique.

merci pour cette info @jao
je donne le détail :

Conférence Changement climatique : du global au local
Lieu Ancien Hôtel de ville – rue de Paris – Saint-Denis
Quand 4 avril 2019 18:15
Durée 2h

Greta Thunberg, si vous n’avez encore jamais entendu parler d’elle,
c’est le moment de l’écouter au moins une fois.

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Comme je suis heureuse d’ apprendre ceci :

Astronomes, physiciens, archéologues, historiens et chercheurs en sciences cognitives nous l’annoncent sans détour : le rêve d’une humanité d’immortels « servis et soignés par des robots, buvant des cognac dans des voitures autonomes climatisées en se remémorant avec délice leur dernier voyage en navette spatiale » ne se réalisera pas.

Ils proposent à contrario, de tout reprendre à zéro et de

commencer une nouvelle ère en refusant les technologies qui nous apportent plus d’enfermement que de liberté, en imaginant de nouvelles manières de produire, de nouvelles manières de prendre les décisions qui nous concernent, et de nouvelles manières de communiquer, de voyager, de nous soigner, de mourir, de faire la fête, de travailler et d’apprendre.

Je suis déprimée certains jours me demandant comment s’ en sortir de leurs horreurs . J’ aimerais en savoir plus. Merci pour vos partages sur ce thème majeur climat/ Ecologie .

@ketty.lisador, je crois malheureusement que pour se sortir de leurs horreurs ça ne pourra pas se faire sans réduire nos trains de vie et nos empreintes carbone, en s’abstenant de désirer ou de faire certaines choses ancrées dans nos habitudes. Par exemple, Greta Thunberg dit ceci :

Pour diminuer mon empreinte carbone, j’ai arrêté de prendre l’avion, arrêté de consommer de la viande et des produits laitiers, arrêté de consommer et d’acheter de nouvelles choses

En appelant à ne pas aller en cours les vendredi, elle montre que la jeunesse peut « sacrifier sur son avenir » pour un monde futur plus vivable.

Bien d’accord également avec l’article de lundimatin sur le fait qu’on puisse imaginer et désirer d’autres manières de vivre, plus satisfaisantes et plus joyeuses.

Je pense que les politiciens sont parfaitement au courant des problèmes; et ce depuis des décennies (le rapport Meadows date de 1972). De plus, les politiciens sont dépendants des financiers pour gagner leurs campagnes électorales. Donc, dans le système actuel, ce sont les financiers qui dirigent; pas les politiciens.

Comme les financiers ne veulent rien changer au système qu’ils ont bâti, pas à pas, depuis 230 ans, et que les politiciens sont leurs marionnettes, c’est aux peuples de le faire.

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Les écoles devraient prendre le temps nécessaire pour sensibiliser les élèves à la question climatique, en faisant de la science citoyenne. Les élèves à leur tour, ayant compris l’enjeu, devraient se mobiliser et rejoindre l’action FridaysForFuture.

Discours de Greta Thunberg à Davos :

Je ne veux pas de votre espoir, je veux que vous paniquiez, que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours et que vous agissiez.

Notre maison est en feu. Résoudre la crise climatique est le plus grand et difficile défi que l’homo sapiens n’ait jamais eu à affronter. Pourtant, la solution est si simple que même un petit enfant peut la comprendre : nous devons stopper les émissions de gaz à effet de serre.

Certains disent qu’il ne faut pas prendre la voie de l’activisme, que nous devrions laisser cela aux politiciens et juste voter pour des changements. Mais que faire quand il n’y a pas de volonté politique ? Que faire quand les politiques nécessaires ne sont mises en œuvre nulle part ?

Les adultes répètent sans cesse qu’ils ont une dette envers les jeunes, qu’il faut leur donner de l’espoir. Mais je ne veux pas de votre espoir. Je ne veux pas que vous soyez plein d’espoir. Je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur que je ressens tous les jours. Et je veux que vous agissiez. Je veux que vous agissiez comme vous le feriez en cas de crise. je veux que vous agissiez comme si la maison était en feu. Car c’est le cas.

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