Je suis prof : Seize brèves réflexions contre la terreur et l’obscurantisme, en hommage à Samuel Paty

Evelyne Perrin a écrit :

Si vrai, si fort, à pleurer de douleur face à ce que l’on fait de nos profs, de nos libertés, de notre désir de fraternité et de tolérance, de nos gosses… de l’égalité de leurs chances… à frémir de peur mais aussi de rage face à ce que veulent faire de nous ceux qui se veulent nos dirigeants ! Et face à ce qu’ils sont réellement …

je suis prof

Seize brèves réflexions contre la terreur et l’obscurantisme, en hommage à Samuel Paty
par [Pierre Tevanian]
22 octobre 2020

Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un enseignant qui croyait en l’éducation, en la raison humaine et en la liberté d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui , au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui , et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages.

https://lmsi.net/Je-suis-prof?fbclid=IwAR00eTg5LIjylC-fT2c96J2CyfwDEfbDDgHFeUOe9x9vxzCmPPMgxo0i9XM

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Bonjour et merci @alainmouetaux pour le lien vers ce texte

courte citation

[…]
Je suis prof, et cette vraie laïcité, ce goût de la pensée et de la parole libre, je souhaite continuer de les promouvoir. Et je souhaite pour cela rester en vie. Et je souhaite pour cela rester libre, maître de mes choix pédagogiques, dans des conditions matérielles qui permettent de travailler. Et je refuse donc de devenir l’otage d’un costume de héros ou de martyr taillé pour moi par des aventuriers sans jugeote, sans cœur et sans principes – ces faux amis qui ne savent qu’encenser des profs morts et mépriser les profs vivants.

J’ai pris le temps de lire, et je ne voulais pas réagir face à l’urgence des faits divers qui nous imposent un rythme effréné de mauvaise nouvelle.

Cette dernière, en tout cas, a bel et bien été récupérée par la meute des politi-chiens. C’est bien, qu’un prof, quelqu’un proche des conséquences ce fait divers cruel arrive encore à exprimer les nuances et ambivalences de ce crime, sans complaisance avec ceux qui soufflent sur la braise pour légitimer leur violence symbolique => « encenser des profs morts et mépriser les profs vivants »

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