Halloween et passages à l'acte : comme un mauvais pressentiment...

En ce samedi 30 octobre, permettez que je vous fasse part d’un mauvais pressentiment. Pour ceux qui aiment ça (ce n’est pas mon cas), ça sera comme un petit conte d’Halloween.

Hier soir, vendredi donc, un ami a éprouvé, de manière tout à fait inhabituelle, le besoin de me demander à brûle-pourpoint comment on peut expliquer qu’un jeune veuille mettre le feu à une voiture comme cela est arrivé dernièrement au parking de la piscine de Saint André.

Le lendemain, aujourd’hui donc, je vais à Carrefour où je voulais, entre autre, acheter un pack de bière et là, le choc : je découvre que c’est interdit. L’accès aux rayons est barré. Or, comme toute la galerie commerciale est envahie par l’affreuse festivité d’Halloween, je percute immédiatement : c’est pour éviter les débordements ! De plus, si cette interdiction est prise, de manière aussi large, c’est qu’il y a des craintes sérieuses.

Et quand je lis l’article de Clicanoo qui donne le détail des interdictions concernant, notamment les produits inflammables et dangereux, mes craintes sont plus que confirmées.

Comment ne pas penser à la série de film « La Purge » ? Quand on voit l’ampleur des contagions de violence induites par les jeux vidéos et les films chez une jeunesse à la dérive, on peut légitimement s’inquiéter.

Franchement, avec la crise covid qui a déjà effondré des pans entiers de notre bonne vieille réalité, on se dit que les marmailles déboussolés, ça doit pas manquer. Il ne faudrait pas grand-chose pour que certains passent à l’acte à l’occasion d’Halloween. Dès lors, on peut se demander si on serait pas en train de vivre un cauchemar éveillé.

Je sais que la plus grande probabilité c’est que, justement, je sois en train de me faire un mauvais film de série Z. Mardi la pseudo normalité reprendra sûrement son cours familier (même si un peu étrange depuis presque deux ans) et j’oublierai ce mauvais pressentiment.

Mais convenez quand même que ce week-end a un je-ne-sais-quoi d’inquiétant…

PS: ayant écouté les infos ce dimanche matin à la radio, j’ai compris que ce dont j’ai pris conscience hier était en fait une réalité parfaitement connue des autorités et, probablement de la plupart d’entre vous. Quoi qu’il en soit, nous sommes bien, avec les fêtes d’Halloween, dans une période de « carnaval » dans laquelle les valeurs sociétales sont momentanément suspendues, au moins dans la perspective d’une jeunesse en quête de « sensations » et qui se disposent à maints débordements. Je ne dis pas « tous les débordements » mais il est à craindre que d’années en années, les limites de la loi ne cessent d’être franchies…

J’aime spécialement avoir tort quand c’est mon pessimisme qui se trouve réfuté. A l’exception de Saint- Benoît où il y a eu des affrontements avec les forces de l’ordre, tout s’est bien passé grosso modo sur l’île ce week-end d’Halloween.
Mes mauvais pressentiments ne sont pas devenus de l’actualité. Je m’en réjouis.

Mais comme je suis un pessimiste invétéré, je me dis que j’ai juste un peu d’avance sur le timing. Chez moi, en général, l’unité de mesure c’est la décennie.
Donc rendez-vous dans 10 ans ! :wink:

PS: il y a des études très connues en psychologie qui ont étudié la persistance des croyances en dépit des réfutations reçues, notamment chez des millénaristes qui attendaient la fin du monde et s’arrangeaient ensuite de mille manières pour expliquer qu’elle ne soit pas venue à la date prévue. Je suis dans la même dynamique, celle que Spinoza appelait le « conatus », c’est-à-dire, « la persévérance dans l’être » mais qui n’est que la conséquence naturelles des habitudes dont nous sommes pétris.

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