Habitude et autodomestication

Un article de l’Humanologue commente de manière intéressante un livre qui explique que l’homme du Néolithique s’est domestiqué par et pour le labeur exigé par les cultures ainsi que l’élevage et qu’une fois engagé dans cette nouvelle économie vivrière, il était trop tard pour reculer, d’autant que des puissants y ont reconnu leur intérêt et ont poussé à cette « domestication » de l’homme.

Cette hypothèse de l’autodomestication de l’Homme n’est pas nouvelle. Elle a déjà été évoquée par l’éthologue Konrad Lorenz, Nobel 1973. Elle est ici développée de manière intéressante car en faisant l’historique de ce processus, il apparaît que des populations ont refusé de se soumettre à ce qui a vu la naissance des premiers grands états, comme l’Egypte par exemple. Elles se sont enfuies dans les montagnes et auraient ainsi échappé aux autorités et à cette domestication de l’homme par l’homme.

Cette vision est un brin illusoire car l’humain était toujours-déjà « autodomestiqué ». En effet, c’est au niveau de sa conformation biologique que cela se voit et elle ne date pas du néolithique.

Mais peu importe : ce qui est intéressant ici est la mise en avant d’un processus d’habitudes collectives, au niveau de la société. Habitudes (ou habitus selon Bourdieu) qui deviennent une culture (en l’occurrence celle des cultures et de l’élevage) à laquelle on ne peut plus échapper. On est alors pris par la force de l’habitude qui devient une seconde nature.

Rares sont alors les dissidents capables de résister à cette tendance « naturelle ». C’est la force du collectif qui ici émerge. Celle-là même dont les gouvernements occidentaux se servent actuellement pour pousser tout un chacun à se vacciner.

Toujours mue par la même force, la domestication est arrivée au point où nous sommes traités comme du bétail. Et comme d’habitude, une large majorité l’accepte.

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