François Boulo : Un monde meilleur

François Boulo a publié sur son blog un article particulièrement virulent à l’égard des militants « hallucinés ». Voici quelques extraits que je trouve éclairants et qui reflètent une réalité que je perçois autour de moi.

Ma conviction est qu’il faudra que nous touchions le fond pour enfin commencer à nous relever du chaos que nous aurons nous-mêmes engendré. Quand ce moment se produira-t-il ? Dans 2 ans, 5 ans, 10 ans, 30 ans ? Impossible à dire.

Ce qui a vraiment eu raison de mon optimisme, c’est le comportement de tous ceux qui se prétendent être du camp des « résistants ». Du simple citoyen lambda qui vomit sa haine ou répand des thèses délirantes sur les réseaux sociaux au leader d’opinion, tantôt opportuniste tantôt prisonnier de ses récits extravagants et hallucinés, tous partagent les mêmes faiblesses. Incapacité à se remettre en question et à faire prévaloir la raison sur l’émotion, besoin pathologique de reconnaissance pour se sentir exister. Ce sont ces maux qui nous empêchent de constituer une équipe soudée et intelligente à même de bâtir un autre modèle de société fondé sur la coopération et le partage.

Si les raisons qui poussent autant de personnes à accorder leur confiance au premier « antisystème » venu ou autoproclamé sont éminemment compréhensibles, il n’en demeure pas moins que c’est une impasse.

Ce que je veux vous dire, c’est que c’est avant tout à chacun de vous, derrière votre écran, de reprendre le contrôle, de redevenir acteur de votre réflexion et non plus seulement consommateur d’idées préconçues et simplistes. Autrement dit, nous devons travailler à élever notre niveau de conscience pour aiguiser notre esprit critique. Il s’agit très concrètement de prendre le temps de réfléchir, de lire des livres, d’écouter des conférences, d’accepter de débattre contradictoirement. Penser contre soi-même, se remettre en question, faire preuve d’humilité. Tous les jours, sans relâche. « Ai-je raison de penser cela ? Pourquoi celui-là n’est-il pas d’accord avec moi ? Il doit avoir des raisons. Je dois impérativement les comprendre avant de le juger ».

Et par-dessus tout, je vous en conjure : fiez-vous aux idées, pas aux personnes.

Après tout ça, je vais tenter d’apprendre à me taire …
au moins pendant un laps de temps.

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Très belle lettre d’au revoir.

Et des conseils pour grandir.

Avec ma sensibilité « anarchiste éducationniste réalisateur » (formule de l’historien Gaetano Manfredonia ; ou « anarchiste gradualiste » pour reprendre la terminologie d’Errico Malatesta), je retiendrai les passages suivants :

constituer une équipe soudée et intelligente à même de bâtir un autre modèle de société fondé sur la coopération et le partage

combat pour la liberté et l’émancipation

Je n’ai jamais voulu le pouvoir et je me méfie terriblement des effets psychologiques qu’il peut avoir sur les individus qui en deviennent les dépositaires.

à mes yeux, le seul pouvoir qui soit sain pour les êtres humains est celui du savoir.

Remarque : J’ajoute que le savoir peut être partagé sans le perdre pour autant.

Je veux pointer la responsabilité de nombreuses personnes qui choisissent de suivre, de croire et de soutenir n’importe qui, pourvu que cela leur fasse du bien.

accorder leur confiance au premier « antisystème » venu ou autoproclamé […] est une impasse

nous n’obtiendrons aucun progrès si nous continuons à utiliser les schémas du passé.

Le mal est si profond qu’il ne s’agit plus seulement de remplacer les représentants actuels par d’autres qui seraient plus justes ou plus méritants.

reprendre le contrôle, de redevenir acteur de votre réflexion

accepter de débattre contradictoirement

Remarque : un éloge de Ronkozé :wink:

Pensez, débattez, instruisez-vous ! Là est notre salut.

J’ai conscience que le chemin du savoir est très difficile et exigeant, mais si j’ai une seule certitude, c’est qu’il n’en existe aucun autre. Et s’il est une chose que je peux vous garantir, c’est que connaissance et bienveillance sont les ingrédients qui nous permettront de produire un bouleversement majeur, une rupture radicale avec le monde d’aujourd’hui.

fiez-vous aux idées, pas aux personnes.

Reformulation personnelle : C’'est le message qui compte, pas le messager.

agir collectivement et privilégier le bien commun.

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Dans ce passage que tu as sélectionné, @pvincent , je remarque une expression qui fait écho à nos discussions sur Ronkozé : « des thèses délirantes sur les réseaux sociaux ».
Dommage que François Boulo ne développe pas ; mais je comprends que ce n’est pas l’objet de sa lettre.
Quoiqu’il en soit, il est indispensable d’appuyer ses propos par des éléments d’information. Si on peut apporter des preuves irréfutables, tant mieux, mais au moins apporter des bribes sur lesquelles appuyer ses analyses/déductions.
On admettra alors que chacun ne tire pas les mêmes conclusions d’une information partielle.

Une « thèse délirante » parmi d’autres, c’est que les vaccins anti-covid-19 ne sont pas des vaccins mais des substances dangereuses, voire même susceptibles de transformer les êtres humains en objets connectés, voire même en organismes génétiquement modifiés.
Je vais de ce pas publier un dossier que je viens de recevoir sur les pseudo-vaccins dans le fil de discussion lancé par @Denis1 : Les soi-disant vaccins examinés au microscope