Flop médiatique et mort du débat politique

Invité à s’exprimer sur la chaîne Elucid, Fabrice Epelboin, journaliste-hacker, nous explique son principal flop médiatique puis poursuit son explication qui l’amène à penser que la démocratie en France est définitivement morte ⇒ le débat politique est définitivement mort [cf. Flop médiatique et mort du débat politique - #3 par jeronimo.sanchez]

extrait à partir de 1h

L’année 2005, la révélation Internet

En bonus, une émission de Xavier de la Porte qui explique, un peu sur le même thème, que le point de bascule a été l’année 2005, celle du référendum sur le traité constitutionnel européen.

À l’époque, une figure de l’Internet, Etienne Chouard, avait suscité de grands espoirs dans l’avènement d’une prise de conscience démocratique grâce à l’outil numérique. Je pense que chez tous ceux d’une certaine génération, cette émission devrait remuer quelques souvenirs. N’est-ce pas @alainmouetaux ?

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Merci, excellent aperçu.
La mort de la démocratie c’est plutôt à 1h10’ mais ce qui précède vaut le coup.
J’ignorais l’existence d’IOL.
En tout cas, je suis d’accord avec son constat.
La question c’est qu’est-ce qu’on fait ?
Ceux qui croient en la justice, je suis admiratif mais ce n’est pas ma voie.
Espérer en l’armée me paraît un brin candide.
Actuellement, je songe au fatalisme.
C’est-à-dire, une forme de modestie où on réagit individuellement au coup par coup davantage qu’on ne planifie quoi que ce soit en collectif car, je l’avoue, à part une intervention divine (extraterrestre ?) je ne vois pas trop tellement le pouvoir et ses larbins sont installés à tous les postes de commande via les réseaux maçons et les autres.

Bref, c’est encore et toujours l’histoire du peuple et de l’élite qui lui bouffe sur le dos mais songe aussi à se débarrasser d’une bonne part du troupeau.
Pour conclure, donc, comme disait Platon je crois, « seuls les morts voient la fin de la guerre » !
Et en attendant la mort, eh bien, il faut vivre, bon sang !
En faisant ce qui est juste, bien sûr, comme disait le héros d’Equalizer… :wink:

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Mort de la démocratie en France

De mon point de vue, la démocratie n’a jamais existé en France car il ne faut surtout pas confondre la république parlementaire avec la démocratie. Les pères fondateurs de la monarchie constitutionnelle puis de la république ne s’y trompaient d’ailleurs pas, eux. Le reste ne fut que de la démagogie.

Discours du 7 septembre 1789, intitulé précisément : « Dire de l’abbé Sieyès, sur la question du veto royal : à la séance du 7 septembre 1789 ») :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

Depuis cette année-là, effectivement, plus aucun doute n’est permis. C’est l’année de la perte des illusions pour les victimes de la démagogie. Quand les peuples votent comme les oligarques leur disent de voter, c’est validé par les oligarques, mais quand le peuple vote différemment, les oligarques imposent leur décision.

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Je valide.
Le collectif est broyé par cette société de consommation nihiliste.
En ce moment, il y a des grèves de partout : Radio France, les hôpitaux, etc.
Tous les services publics sont agressés et sur le point d’être déchiquetés en lambeaux.

Tic, tac, le temps passe.
Chacun dans son coin, chacun dans sa lutte.

Nous n’arrivons même pas, en tant que peuple, à faire corps et comprendre que leur combat est notre combat. Le constat est amer. Je n’ai pas de solution.

extrait de Bechtel (qui avait vu juste)

un insconcient populaire qui grouille de passions négatives

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oui, pardon, tu as tout fait raison.
Fabrice Epelboin se trompe en mentionnant le terme de « démocratie », il faudrait plutôt parler comme le souligne Mme Bechtel de « débat politique » au sein de nos institutions légitimant un système de gouvernement représentatif. Disons, que dans l’imaginaire collectif, ces 2 termes se confondent à tort. C’est pourquoi je valide ta définition @jeronimo.sanchez.

Néanmoins, le constat est le même, il s’agit d’une faillite intellectuelle, celle de nos institutions qui étaient censées protéger le peuple. Il y a eu une époque nostalgique, avec le CNR, le communisme après la seconde guerre mondiale qui a permis quelques progrès sociaux, mais désormais, gangrenées par la corruption, ces institutions sombrent inéluctablement, entrainant le peuple dans leur marasme.

Un espoir, l’effondrement

Peut-être que l’espoir, c’est l’effondrement ? Le projet de couler au fond de l’abîme, pour mieux rebondir.
Mais durant ce laps de temps ‹ indéfini ›, des dommages collatéraux sont à prévoir, autant s’y préparer psychologiquement.

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Le problème est que, comme les chimpanzés, les hommes sont attirés par la puissance du tambour (médiatique). Ils suivent et respectent ceux qui peuvent parler au plus grand nombre : les « puissances (financières) de ce monde ».

Les résistants essaient de se rassembler dans ce contexte mais ils s’opposent sur leurs divergences bien plus qu’ils ne s’assemblent sur ce qui les met d’accord. Bref la résistance à l’Empire est en miettes et peut facilement être balayée.

C’est pour cela que j’avais tenté de promouvoir l’idée reprise des Occupy Wall Street, celle de la « ONE demand ». Les gilets jaunes ont réussi à converger vers le RIC mais il était trop tard, ils avaient déjà fait état de tellement de demandes qu’on n’y voyait plus clair.

Les deux guerres mondiales ont été des pièges conçus par l’élite pour organiser le monde selon leurs vues, sur le dos des peuples (sur d’innombrables cadavres) et l’aube se lève sur la troisième. Il me semble que c’est inarrêtable. Moi non plus je n’ai pas de solution.

Il me semble que nous n’avons n’autre option que de nous tenir au plus près de la vérité et de nous préparer à survivre afin de contribuer à la préservation d’icelle. S’informer, éclairer les esprits et faire des réserves, je ne vois rien d’autre. Nous ne sommes pas des militaires, pas des super-héros avec des super-organisations et des superpouvoirs.

A chacun sa « niche écologique ». Les mammifères ont attendu que des météorites amènent la chute des dinosaures (à sang chaud !) pour prendre le pouvoir.
Peut-être que le changement espéré viendra là aussi du ciel ? Ou du Ciel ?
C’est ce que je veux croire même si chacun va avoir à faire ce qu’il sait le mieux faire pour aider le bon peuple à traverser ces « tribulations ».
Comme disait le croyant Jérôme : « Aide-toi, le Ciel t’aidera ! » :slight_smile:

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Je pense que tous les gouvernants considèrent le peuple comme leur bétail.
A la sortie de la Seconde Guerre mondiale, le peuple était armé.
Un peuple armé est respecté.
Même la Banque de France a baissé culotte et a été nationalisée (après 145 années de mensonge sous l’appellation « de France » alors qu’elle était la propriété privée de quelques familles).
Mais ensuite, avec le banquier de chez Rothschild, Georges Pompidou, puis le traître Giscard d’Estaing (la pire serpillère qu’ait connu Henry Kissinger d’après ce que j’ai lu dans « 666 » de Pierre Jovanovic), jusqu’à un autre banquier de chez Rothschild, Emmanuel Macron, les « puissances de ce ce monde » (comme dit @eccolulo ) n’ont cessé de durcir leur domination.
Depuis deux ans, ils pucent et stérilisent une bonne partie du bétail, sous la supervision du vétérinaire Albert Bourla, PDG de Pfizer.

C’est encore une demande. Et non une décision. Donc c’est se maintenir dans une position de soumission à la volonté d’autrui, à « l’hétéronomie » selon la terminologie de Cornelius Castoriadis.

Je pense qu’il faut d’abord être « autonome » : décider de ses règles soi-même (avec un collectif résilient). Certes, cela peut être long (comme le discussion sur l’anarchisme) mais nécessaire.

Ensuite, œuvrer collectivement pour se donner les moyens d’y parvenir. La tâche est bien évidemment difficile mais je pense que toute demande de (miette de) démocratie (comme le RIC) sera évidemment rejetée par les personnes qui ont le monopole du pouvoir. Et qui n’aiment pas être démasquées, en plus.

Exact pour les guerres.
A notre niveau, nous ne pouvons que chercher l’autosuffisance locale. Alimentaire, énergétique, sanitaire.
Survivre dans un premier temps, ce ne serait pas mal. Parce que la guerre était visiblement voulue (avec l’installation de centaines de bases de l’OTAN autour de la Fédération de Russie).
Et depuis que Vladimir Poutine a décidé de casser le monopole du pétrodollar pour le commerce des hydrocarbures, c’est acté.

J’ai cherché à me procurer des armes légalement, pour défendre ma famille. Autant vous dire que j’ai fait chou blanc.
Quand bien même j’aurais réussi, ce ne serait pas des armes lourdes.

Je crois d’ailleurs que la domination de la caste guerrière (les nobles, les aristocrates) sur la société a pris fin au XVIIIème siècle à cause de la révolution technologique. L’armée la plus puissante de nos jours n’est plus celle qui possède le plus de soldats, ou de soldats aguerris, mais celle qui possède les armes de destruction massive les plus puissantes. Celles qui coûtent très cher. Et donc celles qui mettent les banquiers au-dessus de toutes les autres corporations.

Et à plusieurs, c’est encore mieux. L’entraide donc !

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