Effondrement : seul scénario réaliste ? Par Arthur Keller

Effondrement : seul scénario réaliste ? Par Arthur Keller

2 J'aime

intéressant, merci @alainmouetaux

Très bon cette fonction sigmoïde.
Selon moi, d’un point de vue social les revenus de salaire devraient être calqués sur une sigmoïde plutôt qu’une exponentielle. Exemple: Madonna vend beaucoup plus de disques que Ousanousava, mais elle ne devrait pas gagné des millions de fois plus que Ousanousava et ce quelque soit son talent. Un humain ne devrait jamais gagné plus qu’un certain salaire maximal, … à déterminer socialement et démocratiquement.

Je retiens aussi l’idée que les décroissants pensent la courbe n°3, et ils sont pris pour des rigolos par les « effondristes » (néologisme) qui eux pensent directement la courbe n°4. En gros, il y a plus extrême que les décroissants. Bon à savoir.
On peut aussi dire : finalement les décroissants sont bien plus modérés que l’on ne l’imagine.

Bon, on garde espoir comment à présent ?

un peu de Stromae peut-être, « Alors, on danse » ?

Merci [pvincent] pour Stromae, ça fait du bien !
Sinon, les décroissants, qui sont nées dans les années 1970, avaient raison avant tout le monde, ils proposaient comme objectif de décroître l’économie mondiale ! En France on ne consommait pas plus d’une planète à l’époque. Maintenant on consomme trois planètes.Le FMI alertait en 2018 et pour 2019 sur la croissance mondiale qui s’essoufflerait à 3,7% ! Si les décroissants avaient été entendu, et qu’on se base sur une décroissance de 3%, pour aller vite, la croissance aurait, en 50 ans, décrue de 150%…
Maintenant que l’Effondrement s’est accéléré, il faut plus que la décroissance. Par exemple 100 multinationales mondiales sont responsables de 71% du changement climatique. Les pouvoirs publics ne font rien… mais s’il devaient radicalement le faire notre façon de vivre serrait aussi radicalement transformée. Et c’est exactement ce qu’il faudrait faire pour apprendre à survivre dés maintenant avant que ce soit la planète et son climat qui nous y obligent dans un mortel apocalypse subit.

Un copain chercheur explique que le problème est pire que ce que l’empreinte écologique nous apprend, car tout n’est compté avec elle :
Le jour du dépassement est calculé via l’empreinte écologique, qui elle-même tient essentiellement compte de la consommation d’énergie carbonée fossile (charbon, pétrole, gaz) et marginalement de quelques consommations d’espace par le biais des constructions et de l’agriculture. L’empreinte écologique ne tient aucun compte de multiples impacts sur l’environnement qui ne sont pas calculables sous la forme d’une surface, notamment la perte de biodiversité, la pollution de l’air locale, la pollution des eaux… Mais ce qui fait l’essentiel de la variation de l’empreinte écologique, ,c’est la consommation de pétrole et équivalents. Il est donc abusif de croire que l’empreinte et donc le jour de dépassement mesurent « la » pollution ou les impacts sur l’environnement ou l’écart avec les limites écologiques.