Comprendre la blanchité

La blanchité (Pou sèy konprann)_.pdf (75,2 Ko)
Pour bien préparer la journée de formation du 8 août sur le sujet du racisme.

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totosh lé radikal kom zidé ‹ la blansité ›.
mon avi lé tranché, lé dur pou mwin aksept sa.

en gro mi kompran kom in rasism kont lo blan koz li lé blan.
si ou resamb in kolon ou lé kolon.
lé pa osi simp.

nana de zorey é mem band zinternationo (brazil, holland, …) pou koz nout lang. lé bel, sa nout dalon osi.

mwin ma la finn vu in ‹ rasta › kaf pou resamb Bob Marley li té + kolon ke in ta demoun mi koné ek lé blan

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Pas du tout, au contraire, le concept de blanchité fait ressortir qu’être « Blanc » est une construction sociale et ne dépend pas de la couleur de peau.

Nommer la blanchité, c’est interroger le sous-texte qui suggère que les « Blancs » sont la référence, un universel qui englobe toute l’humanité alors que les « non-Blancs » ont des particularités.

La blanchité met donc en lumière les présuppositions associées à l’identité blanche et en révèle les privilèges.
https://liguedesdroits.ca/lexique/blanchite-ou-blanchitude/

A la Réunion, adopter les codes du blanc a été un passage quasi-obligatoire, une stratégie de survie pour l’esclave qui cherche à se faire affranchir, puis pour l’affranchi qui tente de s’intégrer dans la société coloniale. Adopter les codes de la blanchité c’est aujourd’hui encore un atout pour l’intégration sociale, en France et à La Réunion.

La blanchité s"appuie sur le racisme structurel et débouche sur le racisme intériorisé.

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Bon, j’ai du rater un passage et rester sur quelques incompréhensions. Si tu penses le contraire, c’est que mon jugement peut encore évoluer. Je vais essayer de relire le texte sans a-priori de départ.

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Que recouvre le terme de «blanchité» ?

A travers ce terme, il s’agit de renverser le regard habituellement porté sur le racisme, en n’interrogeant pas tant les processus d’altérisation et de minorisation, que leur envers : la construction d’une hégémonie blanche rarement interrogée. Cette perspective a émergé de la sociologie et de la littérature afro-américaines, avant de donner lieu à l’apparition d’un champ d’étude particulièrement développé en Grande-Bretagne et aux États-Unis – le champ des Critical White Studies. Qui a pour objet la construction socio-historique des «identités blanches», et son articulation avec le racisme. Le concept ne renvoie toutefois ni à un type corporel, ni à une origine définie, mais à un «construit» social : aux modalités changeantes par lesquelles, en certaines conjonctures, certains groupes peuvent être assignés ou adhérer à une «identité blanche» socialement gratifiante. L’enjeu est à la fois de penser la persistance de l’identification raciale, aussi bien que la façon dont l’occupation d’une telle position identitaire peut se traduire par des formes de gratifications symboliques ou matérielles.

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