Auto-modération Vs priorité aux timides Vs Auto-censure

Préambule

Ronkozé passe un cap => de plus en plus de rédacteurs uniques (>50)
Certains sujets sont des exemples d’argumentation et de contre-argumentation.

Le niveau des échanges progresse sur le plan quantitatif et qualitatif, c’est indéniable.
Donc, bravo à @tous

Néanmoins, il me semble qu’il y a encore matière à améliorer, que l’on peut encore progresser collectivement.

Auto-Modération

Après avoir publié un texte (mûrement réfléchi), on est impatient de lire les premières réactions, c’est tout-a-fait normal. En revanche, il est sain de patienter avant de répondre, la nuit porte conseil.

En essayant de bien comprendre ce que l’autre a voulu dire, on peut ressentir parfois des incompréhensions, signe que son premier texte était peut-être ambigu. S’il s’agit de mauvaise foi, alors on bascule dans le « troll », mais c’est très rare ici sur Ronkozé !

Priorité aux timides

Le principe d’auto-modération ne doit pas freiner ceux qui veulent s’exprimer la première fois. Si vous n’avez pas d’arguments mais que vous avez apprécié un texte, manifestez-vous en appuyant sur :heart: c’est un mécanisme pour paresseux.

Cependant, ne mésestimez pas votre contribution personnelle à la réflexion collective. En lisant un sujet, une réponse, cela vous fait penser à une idée, une référence vers un autre texte, image ou vidéo, osez et exprimez ce qui n’a pas été encore dévoilé. C’est grâce à la multitude des idées exprimées que l’on pourra faire émerger une idée nouvelle.

Cette idée, même si vous pensez en être l’auteur, n’appartient en réalité à personne. C’est lorsqu’elle sera remâchée, ré-exprimée (parfois en mieux) qu’elle pourra réellement révélée son pouvoir émancipateur. La réappropriation collective d’une idée est sa finalité !

Non à l’auto-censure

Ceux qui restent passifs, qui lisent mais qui n’émettent rien, peuvent sombrer dans l’auto-censure.

Contrairement au GAFAM, ici Ronkozé est respectueux de votre vie privée, vos écrits vous appartiennent, l’outil d’export des données est exemplaire à cet égard. Bref, ne croyez pas qu’en se « rabaissant » à nous offrir vos hautes réflexions, en écrivant sur Ronkozé, vous allez perdre en singularité. C’est tout le contraire, s’affirmer et partager son savoir ne peut qu’aider à affiner votre propre intériorité. Se confrontrer aux idées des autres, c’est aussi le souffle d’une véritable démocratie.

Selon moi, le pire de tous les maux, c’est l’auto-censure. Car c’est exactement ce que souhaitent les dominants, nous faire taire et nous abrutir dans un divertissement futile, vers la « Société du spectacle ».

Soyez acteur plutôt que spectateur.
Publiez sur Ronkozé.

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Bravo pour cet effort de réflexion sur les fins et les moyens de la bonne communication. Il y en a toujours grand besoin je crois !

Je comprends l’intérêt que peut présenter pour certaines personnes l’auto-modération, ce qu’on pourrait appeler aussi la prise de distance ou le temps de la réflexion mais il me semble que cela ne peut pas valoir pour tout le monde et pas seulement les timides et cela, justement en raison de l’intérêt qu’il y a à communiquer en contexte une idée dont on est pas sûr soi-même de sa valeur.

C’est le principe du brain-storming qui est basé sur complète désinhibition de l’expression de ses pensées.
Pour ma part, je considère que si un commentaire nous fait réagir, alors réagissons de suite (comme je le fais maintenant d’ailleurs) car l’énergie pour le faire est présente. Plus tard on pourrait avoir l’esprit confus, ne plus se souvenir exactement et on pourrait penser « à quoi bon ? » ! Ce serait donc des pensées perdues pour la communauté.

Il est clair que je parle ici au nom des personnes à faible niveau énergétique (ou disons modéré (sic)). Les vifs, les emportés, les bilieux comme on disait avant auront sans doute intérêt à cultiver l’auto-modération pour éviter de se laisser emporter et risquer de transgresser les règles de conduite d’une conversation qui peuvent se résumer je crois par le principe n°1 de la médecine (pas toujours suivi) et qui est : « Avant tout, ne pas nuire ». Donc pas d’attaques personnelles même si on se croit victime d’une attaque personnelle. S’en tenir aux faits et questionner pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un fait et non d’une interprétation de sa part.

Bref, pour résumer, pour moi qui serait plutôt porté à l’inhibition de l’action, la situation de conversation, d’échange et donc, l’incitation que constitue un commentaire à donner une réponse, une réaction ou même une réplique est un facteur dynamisant dont j’essaie de profiter tout en sachant qu’en principe cela devrait pouvoir profiter à ceux qui en prendront connaissance et en feront des interprétations nouvelles, inédites ou peut-être même inouïes.

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