Atelier "Réparations" par RasineKaf

Bonjour Zazalé !

L’association Rasine Kaf en collaboration avec le Mouvman Bann Dalon animera un atelier sur le thème des réparations.

L’atelier « Réparations » posera la question de la justice sociale à partir d’une profondeur historique. Le fonctionnement de la justice actuelle, profondément coloniale, mérite un atelier à lui tout seul comme la question de la terre et la question des monopoles. Salim est celui qu’il faut pour animer l’atelier « Justice », comme Kévin est le mieux placé pour parler des monopoles et Isabelle pour le foncier. Ghislaine se propose pour aborder les réparations sous l’angle historique : l’esclavage, l’engagisme, le colonialisme et leurs conséquences aujourd’hui. D’où des réparations globales comme le propose le Mouvement International pour les Réparations.

A samedi.
Philippe

Bonjour Zazalé !
Dans le cadre de l’atelier « Réparations », je présenterai un calendrier mémoriel.

Proposition de calendrier mémoriel
10 janvier : Grand Vodûn. Journée consacrée à la religiosité africaine.
1er février (1835) : abolition de l’esclavage à Maurice. Travail en commun et comparé sur les réparations dans nos deux îles.
27 février (1999) : un Jour pour Kaya. Réunir les Reggae Men pour un concert.
29 mars (1947) : Insurrection de Madagascar contre les colons.
27 avril (1848) : décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises signé à Paris.
10 mai (2001) : loi Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite esclavagiste comme des crimes contre l’humanité. Journée de mémoire en France (CNMHE)
23 mai (1848) : abolition de l’esclavage en Martinique suite à un soulèvement des esclaves. Deuxième journée de mémoire en France (CNMHE).
25 mai (1963) : Journée de l’Afrique célébrant la création de l’OUA.
26 juin (1913) : un Jour pour Aimée Césaire.
6 juillet (1975) : indépendance des Comores.
18 juillet : Mandela Day depuis 2010.
9 août (1829) : un Jour pour Edmond Albius.
23 août (1791) : Journée de l’UNESCO pour le souvenir de la traite esclavagiste, jour anniversaire du soulèvement des esclavisés de SaintDomingue.
17 septembre : journées du patrimoine.
12 octobre (1799) : complot de Sainte-Rose.
5-11 novembre (1811) : révolte d’Elie à Saint-Leu.
20 décembre (1848) : abolition de l’esclavage à La Réunion.

A samedi.
Philippe

Bonjour @RasineKaf, bienvenue à toi.
Mersi pou out modékri.
Gayar zot lé la.

@RasineKaf, j’ai créé un nouveau sujet à partir de ton message précédent et déplacé dans la catégorie #convergence:culture-patrimoine. Ça me parait être un bon point de départ pour commencer à travailler sur cet atelier…

Ah, le Mouvement International pour les Réparations (MIR), je ne connaissais pas :no_mouth:
Rapidement, en surfant, je suis tombé sur cette page. Ça ressemble à un véritable combat juridique, du peu que je lis.

Le Mouvement International pour les Réparations, qui se bat au tribunal pour permettre la réparation du préjudice subi par les descendants d’esclavisés, essaie de faire valoir l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité au civil. La demande de l’association vient d’être définitivement rejetée par la Cour de cassation. Entretien avec Maître Spinosi, avocat du MIR.

Je partage une lecture depuis slate.fr.
C’est actuel, ça parle de la Réunion, de sociologie, de la langue créole et de justice mémorielle. Juste, et bien écrit.
Merci la journaliste Lucie de Perthuis

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Bonjour Philippe,
je t’ai envoyé un article sur les réparations paru dans une publication du MIR. En tant que nouvel utilisateur, je ne peux pas le poster ici. Je te l’ai envoyé sur ta messagerie personnelle. Libre à toi de l’utiliser pour la bonne cause.
An dalonaz
Philippe

Bessiere REPARATION LANZISTISMAN.pdf (1,1 Mo)

Premiere de couverture REPARATIONS VF2

Oops, tu as raison.

Je viens de corriger en te donnant la permission pour envoyer des images ou des fichiers (dans la limite de 35Mo). Ce changement s’applique désormais à tout nouvel inscrit.

Merci pour cette remarque pertinente, et pour ce document qui s’annonce passionnant et que je vais m’empresser de lire … :open_book:

Bessiere REPARATION LANZISTISMAN.pdf (1,1 Mo)

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J’ai pris quelques notes pendant la lecture du document. Je les partage à tous ceux qui souhaiteraient lire ce document de 29 pages, histoire de lancer le débat.

Les voici en bribes :

  • le devoir de liberté

  • La Réunion ne fait pas partie de l’histoire de France, mais c’est la France qui est venue faire des histoires sur une île africaine.

  • Être né sans père veut dire être sans défense, ou devoir reléguer sa protection à une autre figure masculine trouvée dans la famille de la mère.

  • À la Réunion, la société civile pauvre n’est pas représentée

  • Arriver à une autosuffisance alimentaire, tel est l’objectif à court et moyen terme afin de permettre à la population de sortir de la spirale de la dépendance, de promouvoir la pluri culture et les méthodes propices à la protection de la planète, notamment la permaculture, la plantation des arbres.

  • Àl’abolition de l’esclavage, les propriétaires se sont vu remettre par l’État ce qu’on a appelé une indemnité coloniale d’un montant de 711,59 F par esclave.

  • La première revendication concerne le Droit à l’Histoire

  • La demande de reconnaissance doit composer avec un paternalisme arrogant ou une superbe indifférence.

  • Comme pour tous les groupes dominés, la réparation pour les descendants des victimes de l’esclavage passe d’abord par la prise de parole, sans quoi le silence des uns continuera à servir le bruit des autres.

  • N’attendons pas un réparateur! Exigeons ce qui nous est légitimement dû, pour que nous puissions enfin reprendre notre destin en main! La Justice aussi est une lutte.

Je reviendrai sur chaque idée pour donner mon point de vue subjectif…

DATE REMÉMORATION
10 janvier Grand Vodûn. Journée consacrée à la religiosité africaine.
1er février (1835) abolition de l’esclavage à Maurice. Travail en commun et comparé sur les réparations dans nos deux îles.
27 février (1999) un Jour pour Kaya. Réunir les Reggae Men pour un concert.
29 mars (1947) Insurrection de Madagascar contre les colons.
27 avril (1848) décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises signé à Paris.
10 mai (2001) loi Taubira reconnaissant l’esclavage et la traite esclavagiste comme des crimes contre l’humanité. Journée de mémoire en France (CNMHE)
23 mai (1848) abolition de l’esclavage en Martinique suite à un soulèvement des esclaves. Deuxième journée de mémoire en France (CNMHE).
25 mai (1963) Journée de l’Afrique célébrant la création de l’OUA.
26 juin (1913) un Jour pour Aimée Césaire.
6 juillet (1975) indépendance des Comores.
18 juillet Mandela Day depuis 2010.
9 août (1829) un Jour pour Edmond Albius.
23 août (1791) Journée de l’UNESCO pour le souvenir de la traite esclavagiste, jour anniversaire du soulèvement des esclavisés de SaintDomingue.
17 septembre journées du patrimoine.
12 octobre (1799) complot de Sainte-Rose.
5-11 novembre (1811) révolte d’Elie à Saint-Leu.
20 décembre (1848) abolition de l’esclavage à La Réunion.

L’île de la Réunion était déserte quand les Français du XVIIème siècle l’ont colonisée.

Qui ce « nous » ? J’ai vu des Créoles blancs tout autant que des Créoles métis ou des Créoles noirs s’exprimer. Quelle est la part d’esclave et d’esclavagiste dans chacun des individus ?

Merci pour cette lecture !
Ce sont effectivement les grands thèmes que j’ai voulu aborder. Dans l’esprit de ne pas se poser comme un juge qui aurait mieux compris que tout le monde avant tout le monde, mais pour ouvrir un débat qui concerne tout le monde. C’est toute la société qu’il faut réparer. Mais seuls des hommes et des femmes libres pourront le faire. C’est pourquoi il faut commencer par se réparer soi-même.
Nos revendications sont à réparer aussi. Arrêtons le mimétisme, le rattrapage et l’assimilation. Prenons conscience de nos valeurs et défendons les ! Faisons société et reprenons en main l’histoire.

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CHANSON V.

Méfiez-vous des blancs, habitans du rivage. Du tems de nos pères, des blancs descendirent dans cette île. On leur dit : Voilà des terres, que vos femmes les cultivent ; soyez justes, soyez bons, et devenez nos frères.

Les blancs promirent, et cependant ils faisoient des retranchemens. Un fort menaçant s’éleva ; le tonnerre fut renfermé dans des bouches d’airain ; leurs prêtres voulurent nous donner un Dieu que nous ne connoissons pas ; ils parlèrent enfin d’obéissance et d’esclavage. Plutôt la mort ! Le carnage fut long et terrible ; mais malgré la foudre qu’ils vomissoient, et qui écrasoit des armées entières, ils furent tous exterminés. Méfiez-vous des blancs.

Nous avons vu de nouveaux tyrans, plus forts et plus nombreux, planter leur pavillon sur le rivage. Le ciel a combattu pour nous. Il a fait tomber sur eux les pluies, les tempêtes et les vents empoisonnés. Ils ne sont plus, et nous vivons, et nous vivons libres. Méfiez-vous des blancs, habitans du rivage.

Evariste de PARNY, " Chansons madécasses", 1787.

Evariste de Parny incarne toute l’ambiguïté et la difficulté des « réparations » car il était lui-même un Créole blanc (né à La Réunion) qui a, certes, dénoncé la pratique de l’esclavage dans ses poèmes.

Quant au texte lui-même, censé décrire la situation à Madagascar (colonie française, peuplée par différentes ethnies, depuis des milliers d’années, avant l’arrivée des Français, contrairement à la Réunion qui était déserte), il a été écrit lors d’un séjour en … Inde ; et l’auteur n’est jamais allé à Madagascar d’après ce que j’ai trouvé.

En 1783, il revient à l’île Bourbon pour régler la succession de son père et voyage également à l’Île-de-France. En 1785, il quitte l’île Bourbon pour Pondichéry pour suivre, en qualité d’aide de camp, le gouverneur général des possessions françaises dans les Indes. Il ne se plaît pas du tout en Inde mais y recueille une part de la matière de ses Chansons madécasses , parmi les premiers poèmes en prose en français.

Parny (né en 1753 à Saint-Paul de l’île Bourbon, actuelle île de La Réunion) publia à Paris en 1787 un recueil de poèmes en prose intitulé Chansons madécasses traduites en français, suivies de poésies fugitives 1. Les textes seraient traduits de documents malgaches antérieurs au XVIIIe siècle. Parny écrivit ces poèmes alors qu’il séjournait dans les Indes françaises. Il ne vit jamais Madagascar2. Par delà son intérêt documentaire pour l’époque, le recueil traduit, avec beaucoup d’avance, les sentiments anti-colonialistes de Parny3.

Après avoir souligné

que souhaite demander l’association RasineKaf, plusieurs questions me viennent à l’esprit.

Quelles sont les fautes commises dans le passé qui nécessitent réparation :

  • l’esclavage seul
  • ou l’esclavage et le colonialisme ?

Qui est visé comme responsable dans ce litige ?

  • la Compagnie des Indes (qui avait le monopole de la Traite dans ce secteur de l’océan Indien) ?
  • les familles jadis propriétaires d’esclaves à La Réunion ?
  • l’État ?

De plus,

  • est-ce que les chasseurs d’esclaves (Africains eux-mêmes)
  • et les vendeurs d’esclaves (Arabes, Swahili ou Noirs-Africains) sont aussi visés ?

Concernant l’État comme responsable potentiel, il me semble qu’il y a un problème de taille. L’État français d’aujourd’hui, c’est la République française. Or c’est justement cette institution qui a acheté la liberté des esclaves en « dédommageant » les propriétaires exploitant les concessions agricoles de la Réunion. Elle ne peut être tenue comme responsable mais doit au contraire être remerciée pour ce qui s’est passé en 1848.

Autre question : est-ce que le néo-colonialisme entre aussi dans le litige ?

A mon avis, il faut distinguer les deux problèmes :

  • l’esclavage (pour une époque donnée, celle de la monarchie et de la Compagnie des Indes)
  • et le néo-colonialisme qui s’exprime différemment (car là, la République française, et les banques, pourront être pointées du doigt accusateur).

Par exemple, avec le franc CFA, nul besoin d’envahir militairement, de coloniser ou de piller par l’intermédiaire de grosses sociétés. Il suffit d’obliger la quinzaine de pays utilisant ce franc CFA à changer les devises étrangères (qui ont une valeur sur le plan international) en franc CFA émis par la Banque de France, et le pillage des bénéfices (sur la vente des ressources naturelles et autres biens et services) est total.

Un professeur d’université africain, Nicolas Agbohou, en parle très bien dans cette émission :

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Je reprécise la démarche esquissé dans mon article.

Ne pas se laisser entrainer dans la démarche absurde de « réparer l’histoire ». Non ! Il s’agit de réparer les injustices du présent qui sont héritées de ce passé. Plus que des coupables au sens pénal du terme, il faut rechercher les comptables de cette histoire criminelle : personnes morales, biens mal acquis… C’est une affaire de justice dans tous les domaines : social, culturel, institutionnel, économique, relations extérieures…

Les revendications convergent vers la demande de Justice, contre la corruption, les monopoles, les privilèges. A chaque fois, elles démontrent que l’État et son appareil judiciaire ne sont pas au service de la société, bien au contraire. Nous baignons dans la colonialité parce que nous n’avons pas été capables de sortir de l’injustice qui a fondé et nourri les inégalités, les discriminations et l’immoralisme. La société civile doit s’emparer du thème de Lanzistisman pour exiger une Commission Vérité et Justice.

Cette question se pose à toutes les échelles. C’est pourquoi nous nous sommes rapprochés du Mouvement International pour les Réparations. Ceci dit, notre démarche est émancipationniste (par nou mèm, pou nou mèm). Nous n’attendons pas un nouveau Sarda, même relooké. C’est à nous de nous responsabiliser dans notre pays. La véritable réparation, c’est de reprendre son chemin dans l’histoire (V. S. Nepaul).

Philippe BESSIERE

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Je suis agréablement surpris par votre réponse.

« Surpris » car le nom de votre association et votre pseudonyme « RasineKaf » sans oublier les premiers mots du poème que vous avez cité

Méfiez-vous des blancs, habitans du rivage.

laissaient entrevoir une dimension raciale à vos revendications.

PS : « Raciale » au sens qu’il existe des caractéristiques relatives aux différentes races humaines quand on évoque des problèmes sociaux (j’ai personnellement observé cela aux États-Unis et dans les sociétés anglo-saxonnes plus généralement).

« Agréablement » car de racial à raciste, le pas est vite franchi, hélas.

PS : « Raciste » va plus loin que racial dans mon propos car il y a, en plus de la reconnaissance de l’'existence de races, le mépris de certaines races (dimension biologique) ou ethnies (dimension culturelle).

Je vous rejoins donc dans votre démarche car elle est finalement sociale. Je vous suggère donc d’envisager une appellation pour votre association qui brasse plus large, toutes races/ethnies confondues, et non qui laisse entrevoir la possibilité d’un antagonisme, d’une opposition Kaf vs Blanc.

Je ne sais pas de qui est la citation mais « Derrière chaque fortune se cache un crime », dit-on. Je suis prêt à le croire.

Vous êtes donc contre l’État ! L’État au sens d’un groupe de personnes, une institution, au sein de la société, qui s’est accaparé tous les pouvoirs politiques et qui use de coercition pour imposer ses volontés à l’ensemble de la société. Vous êtes donc anarchiste (comme moi) !

Nul besoin de « colonie », « colonialité » ou « colonialisme » pour dénoncer l’oppression d’un Etat ! C’est le combat de tout peuple, de toute société contre ses propres chefs ; pas contre d’éventuels chefs venus de l’extérieur.

Je vous invite à lire « La société contre l’État » de l’anthropologue Pierre Clastres qui a étudié de visu les mécanismes au sein des sociétés premières pour lutter contre l’émergence de l’État.
https://infokiosques.net/IMG/pdf/la_societe_contre_l_etat_-_Clastres.pdf

Et James C. Scott qui a prolongé ce travail d’observation par des études archéologiques et historiques.
Exemple : « Homo domesticus »

Que veut dire ce terme, s’il vous plaît ?

Voulez-vous vous débarrasser de la République française, c’est-à-dire que La Réunion devienne une île indépendante ? Et en allant encore plus loin : que la société composée de frères et sœurs humains se passe de tout État, c’est à dire de toute institution coercitive ?

C’est possible. Cela correspond à une réorganisation horizontale (=démocratique = anarchiste) de la société dans laquelle les membres co-écrivent eux-mêmes leurs règles (« auto- » soi-même « -nomos » règles).

Mais attention, cela implique d’être autosuffisant et capable de se défendre.

Ce mouvement fait-il lui aussi abstraction de la dimension raciale ? Et prône-t-il l’indépendance des peuples vis-à-vis des institutions étatiques ?

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Euh ! C’est pas un peu exagéré Jérôme ?! C’est un point de vue mais j’aurais trouvé plus juste d’indemniser les gens réduits en esclavage !!

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Tout à fait d’accord ! Cela aurait été largement mieux. On aurait même pu imaginer un retour des esclaves sur la terre de leurs ancêtres (sur volontariat) avec une compensation financière (un salaire calculé pour toutes ces années de labeur + préjudices) prise sur les propriétaires (pas les contribuables français !).

Mais ce que je voulais souligner, c’est qu’on ne peut accuser les libérateurs (la République) à la place des coupables de l’esclavage (monarchie et Compagnie des Indes, sans oublier les marchands d’esclaves et les chasseurs).

Aujourd’hui, puisqu’on en est à parler d’indemnisation et de « réparations », ce n’est pas vers la République française qu’il faut se tourner mais vers les éventuels descendants de la monarchie et de la Compagnie des Indes.

J’essaie de comprendre ce choix de la République française. Je le qualifierais de « légaliste ». Ils ont dû considérer que, d’après les lois en vigueur à ce moment précis, les esclaves étaient une propriété, et que la démarche juridique était celle d’une expropriation. (cf. article 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen).

Avec le recul (d’un siècle et demi), on aurait pu espérer mieux : considérer que les esclaves étaient des prisonniers et qu’ils auraient dû être libérés sans compensation financière pour les geôliers mais au contraire pour les prisonniers.

Au fait, j’ai entendu ou lu que seuls les gros propriétaires de l’époque avaient été indemnisés ; pas les petits Blancs. Est-ce exact ? Un historien/une historienne pourrait-il/elle nous renseigner ?

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